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Courant février, ces enseignants ont découvert que, depuis deux ans, le ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire enjoignait aux directeurs de leurs établissements de ne plus recruter ni sociologue ni politiste. Selon nos informations, cette directive a été formulée par la direction générale de l’enseignement et de la recherche (DGER) – l’une des quatre directions du ministère de l’agriculture – dans les lettres d’objectifs adressées à trois établissements au moins (AgroParisTech, Institut Agro – Dijon, Rennes-Angers et Montpellier
Nos travaux montrent ainsi que les systèmes agro-écologiques ont le potentiel technique pour concilier production alimentaire et forte amélioration des performances environnementales dans des contextes très variés. Alors pourquoi la transition agroécologique n’a-t-elle pas déjà eu lieu ?
Sans doute le problème se trouve-t-il ailleurs, notamment dans la logique socioéconomique des chaînes amont-aval dans lesquelles l’agriculture se trouve insérée, dans les conditions de travail et la rémunération des agriculteurs et dans le poids politique sur l’action publique qu’ont acquis les acteurs qui contrôlent ces secteurs.
Sans doute le problème se trouve-t-il ailleurs, notamment dans la logique socioéconomique des chaînes amont-aval dans lesquelles l’agriculture se trouve insérée, dans les conditions de travail et la rémunération des agriculteurs et dans le poids politique sur l’action publique qu’ont acquis les acteurs qui contrôlent ces secteurs.
Les simulations réalisées soulignent le rôle important de la conversion à l’AB pour optimiser les performances de l’agriculture à l’échelle des paysages. En effet, biodiversité, multifonctionnalité des sols et rendements atteindraient leur maximum conjointement si 50 % des surfaces étaient gérées en AB. Pour maximiser uniquement les rendements, l’optimum se situerait à 39 % de ces surfaces.
Il s’est agi de tester, sur neuf plateformes expérimentales en France, des systèmes de grandes cultures et de polyculture-élevage exempts de pesticides, conduits en « protection agro-écologique des cultures » (avec fertilisation minérale).
Le rapport annuel Vigie Alimentation, dispositif de veille coordonné par Futuribles international en partenariat avec le cabinet Ceresco, a été publié en mars 2026. L’éditorial rappelle l’importance, pour les acteurs agricoles et alimentaires, de se préparer à « naviguer durablement dans l’instable ». Le rapport synthétise les tendances lourdes et propose des scénarios prospectifs pour chaque thème traité en 2025 : précarité alimentaire, agriculture et énergie, agriculture et climat, pouvoir de l’offre alimentaire.
Cette boite à outils a été construite dans le cadre du projet Terres de Design. Partant du constat que les territoires ruraux ont besoin d’être outillés et formés pour mettre en œuvre des démarches participatives, l’Adefpat ambitionne un renouvellement des pratiques de mise en œuvre des politiques publiques par une montée en compétence des acteurs élus, techniciens,accompagnateurs.
Conçue à partir de méthodes et d’outils déjà existants, cette boîte à outils a été pensée tout spécialement pour les démarches territoriales. Son utilisateur peut choisir une entrée par le type d’objectif qu’il souhaite atteindre et retrouve l’ensemble des ressources disponibles.
Conçue à partir de méthodes et d’outils déjà existants, cette boîte à outils a été pensée tout spécialement pour les démarches territoriales. Son utilisateur peut choisir une entrée par le type d’objectif qu’il souhaite atteindre et retrouve l’ensemble des ressources disponibles.
En cinq étapes interactives, explorez les enjeux politiques, les repères méthodologiques et les innovations pédagogiques qui redéfinissent la formation agricole et rurale face aux transitions agroécologiques. Ce webdocumentaire, conçu comme un outil à destination des formateurs et formatrices en agroécologie, s’appuie sur les réflexions du séminaire international du Réseau FAR (Meknès, octobre 2025).
Le chercheur en agroécologie François Léger estime, dans une tribune au « Monde », que l’identité professionnelle de nombreux agriculteurs, fondée sur leur mission nourricière et des rendements élevés, les maintient dans la dépendance aux engrais et à l’agro-industrie.
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Un article paru en mars 2026 dans Land Use Policy s’intéresse à des agriculteurs anglais ayant fortement développé la couverture arborée de leurs exploitations. Il montre comment la figure du « bon agriculteur », entendue comme une norme d’excellence professionnelle, s’ouvre à des pratiques plus favorables à l’environnement. Cette inflexion prend sens dans un espace local où les façons de cultiver et d’élever sont visibles, observées et jugées par les pairs. Les arbres sont souvent implantés sur des terres marginales ou peu rentables (coins de champs, zones humides, parcelles envahies par les fougères), tandis que les meilleures terres restent consacrées à la production.
Mis en ligne en mars 2026, un article d’Économie rurale analyse les discours de la FNSEA entre 2017 et 2023. À partir d’un corpus de communiqués, d’articles de presse et d’interventions médiatiques, les auteurs montrent que le syndicat majoritaire oppose aux critiques sociales et environnementales une défense renouvelée du modèle productiviste. En premier lieu, le syndicat s’emploie à réaffirmer l’unité du monde agricole. Ensuite, il stigmatise des adversaires extérieurs (acteurs de la mouvance écologiste et journalistes taxés d’agribashing, voir un précédent billet), en appelant au respect du « principe de réalité ». Un troisième registre met en avant la capacité de changement du monde agricole, que ce soit via des démarches de certification (label HVE) ou l’annonce d’une nouvelle révolution agricole fondée sur la génétique, la robotique et le numérique. Enfin, les crises et les tensions géo-économiques sont appréhendées sous l’angle de la souveraineté alimentaire, dans un sens compatible avec la vocation exportatrice de la « ferme France ».
Avec ce texte, l’Europe accepte une contamination incontrôlée des cultures et de l’environnement, explique Yves Bertheau, biologiste à l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae). Le spécialiste des OGM, qui a coordonné le programme Coextra sur la coexistence des cultures OGM et non-OGM, raconte la difficulté de garder les filières étanches. « La dissémination du pollen s’étend à plusieurs kilomètres pour le maïs et même à plus d’une dizaine de kilomètres pour le colza », explique le scientifique.
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