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En janvier 2026, la revue Innovations agronomiques a publié un numéro consacré aux résultats des projets expérimentaux du deuxième volet du programme DEPHY EXPE, sur l’utilisation des pesticides « en ultime recours ».
Qu’est-ce que les empires et le colonial font aux environnements qu’ils rencontrent, conquièrent puis gouvernent ? En répondant à cette question, l’histoire environnementale permet de renouveler la compréhension des territoires impériaux car partout, étudier la nature, c’est étudier le pouvoir.
Ce livre rend accessible en français des textes pionniers de cette histoire encore trop méconnue. Les auteurs réunis ici montrent comment le rapport des sociétés colonisées à leur environnement a été bouleversé par l’irruption coloniale, mais aussi comment la prédation est toujours contrariée. L’implantation du thé dans le nord de l’Inde, l’introduction du figuier de Barbarie à Madagascar, la création de réserves de chasse dans l’actuelle Tanzanie, les transformations des forêts au Vietnam ou la construction d’un barrage au Mozambique suscitent une renégociation permanente des rapports de force sur le terrain : des résistances quotidiennes feutrées jusqu’aux révoltes ouvertes.
L’histoire environnementale des empires est bien en cela une histoire sociale. Elle éclaire également notre présent. Car, aujourd’hui encore, les paysages portent la trace indélébile de l’occupation coloniale et des luttes sociales qui s’y sont déroulées pour l’accès, le contrôle et le gouvernement de la nature.
Ce livre rend accessible en français des textes pionniers de cette histoire encore trop méconnue. Les auteurs réunis ici montrent comment le rapport des sociétés colonisées à leur environnement a été bouleversé par l’irruption coloniale, mais aussi comment la prédation est toujours contrariée. L’implantation du thé dans le nord de l’Inde, l’introduction du figuier de Barbarie à Madagascar, la création de réserves de chasse dans l’actuelle Tanzanie, les transformations des forêts au Vietnam ou la construction d’un barrage au Mozambique suscitent une renégociation permanente des rapports de force sur le terrain : des résistances quotidiennes feutrées jusqu’aux révoltes ouvertes.
L’histoire environnementale des empires est bien en cela une histoire sociale. Elle éclaire également notre présent. Car, aujourd’hui encore, les paysages portent la trace indélébile de l’occupation coloniale et des luttes sociales qui s’y sont déroulées pour l’accès, le contrôle et le gouvernement de la nature.
En France, environ 70 % du linéaire de haies aurait été détruit durant le xxe siècle. Les conséquences environnementales sont flagrantes : inondations dues au ruissellement des eaux de pluie, dérèglements microclimatiques, effondrement de la biodiversité rurale. Quant aux politiques de protection et de replantation instituées depuis plus de quarante ans, elles sont restées peu efficaces malgré les moyens colossaux investis. Alors, est-il encore temps d’empêcher la disparition des haies ? Perçue par les uns comme un obstacle à la productivité agricole, par les autres comme une opportunité écologique et agronomique, la haie se trouve au coeur des enjeux territoriaux actuels. Cet ouvrage propose une approche historique des haies puis une analyse de leur rôle polyvalent dans les ruralités d’aujourd’hui, avant d’identifier les points de blocage et de dérouler un manifeste en leur faveur. Il est en effet urgent de sauver les haies et de promouvoir leur extension dans les paysages ruraux. Car elles constituent à bien des égards un investissement d’avenir pour l’agriculture et pour les territoires.
Quelles sont les organisations économiques et professionnelles ainsi que les politiques publiques qui, hier comme aujourd'hui, promeuvent des technologies intensives en capitaux et gourmandes en énergies fossiles ? Quelles transformations du travail agricole et quelles conséquences environnementales en résultent ?
Rassemblant les contributions d'historiens et d'historiennes, de sociologues et d'anthropologues, ce livre éclaire les formes des verrouillages sociotechniques dans lesquels sont pris les agriculteurs et les agricultrices, contraignant leurs choix, augmentant leur empreinte environnementale, limitant la maîtrise de leurs outils de travail, et décourageant leurs velléités de bifurcation.
Rassemblant les contributions d'historiens et d'historiennes, de sociologues et d'anthropologues, ce livre éclaire les formes des verrouillages sociotechniques dans lesquels sont pris les agriculteurs et les agricultrices, contraignant leurs choix, augmentant leur empreinte environnementale, limitant la maîtrise de leurs outils de travail, et décourageant leurs velléités de bifurcation.
En choisissant de conjuguer le mot « paysan » au futur, le débarrassant de l’emprise de ses relents conservateurs, patriotiques et localistes, tout autant que de ses récupérations opportunistes, cet essai est une expérimentation philosophique qui vise à mettre à l’épreuve notre capacité à inventer, par la confrontation de la pensée à la pratique, un devenir paysan désirable. Armé de la lucidité nécessaire à la compréhension d’une situation de crise agricole et alimentaire systémique et porté par l’élan de toutes les alternatives qui essaiment sur nos territoires, il met au travail la production de nouveaux récits, de nouveaux imaginaires, le sens des mots et la puissance des concepts, pour nous aider à penser une autre culture de l’agriculture.
Tantôt fantasmé, tantôt méprisé, le berger intéresse les savants depuis l’Antiquité. D’un côté, le personnage fascine à travers les mythes de la pastorale et du retour à la terre. Il incarne la liberté et l’intimité avec la « nature ». De l’autre, il incarne un être toujours « dans la nature ». Vivant seul avec les bêtes, loin de la société, c’est une sorte de marginal dont la place se situerait hors de l’histoire et de la civilisation. Cet article étudie les projections culturelles en rapport avec les constructions scientifiques établies sur les bergers à partir du développement de la modernité savante et politique.
une analyse de couverture du figaro agricole de 1964, par Pierre Cornu
Le point de vue de l'Académie d’agriculture de France
« A l’école, on nous parle d’agriculture raisonnée, mais quand on rentre chez nous, on nous dit qu’il faut faire du rendement » : l’enseignement agricole à l’épreuve du modèle productiviste
Donner directement la parole aux agriculteurs ne permet pas seulement de nuancer le récit dominant : cela met en lumière la profondeur du malaise. Au-delà des normes ou des aides, beaucoup expriment un sentiment de déclassement, de perte de sens et d’absence de perspectives pour les générations futures.
Avec le modèle actuel, plus l’agriculture est productive, plus elle a des coûts cachés importants : émissions de gaz à effets de serre ; pollutions massives par les nitrates, pesticides, antibiotiques ; effondrement de la biodiversité dû à ces pollutions et à la destruction des haies. De fait, l’agriculture française est bien loin d’être « la plus propre du monde ».
Sur la définition des termes en agriculture
En faisant plus de place aux femmes en agriculture, quel modèle promeut-on ?
Face à l’urgence démographique et aux départs massifs à la retraite, les femmes peuvent représenter l’avenir de l’agriculture. Aujourd’hui, 60 % des personnes qui veulent s’installer ne sont pas issues du milieu agricole. Et parmi ces 60 %, environ un tiers sont des femmes. Il faut qu’elles arrivent à mieux s’installer.
Par ailleurs, la majorité de ces femmes s’installent sur des modèles agricoles plus durables, agroécologiques, ou en bio. Or ces modèles, et c’est scientifiquement prouvé, sont beaucoup plus résilients face aux crises. Je ne parle pas que de crise climatique, mais aussi économique. C’est le fil rouge de mon livre : les femmes ont la possibilité de changer le visage de l’agriculture.
Face à l’urgence démographique et aux départs massifs à la retraite, les femmes peuvent représenter l’avenir de l’agriculture. Aujourd’hui, 60 % des personnes qui veulent s’installer ne sont pas issues du milieu agricole. Et parmi ces 60 %, environ un tiers sont des femmes. Il faut qu’elles arrivent à mieux s’installer.
Par ailleurs, la majorité de ces femmes s’installent sur des modèles agricoles plus durables, agroécologiques, ou en bio. Or ces modèles, et c’est scientifiquement prouvé, sont beaucoup plus résilients face aux crises. Je ne parle pas que de crise climatique, mais aussi économique. C’est le fil rouge de mon livre : les femmes ont la possibilité de changer le visage de l’agriculture.
Pour le secteur agricole plus spécifiquement, lorsque les surfaces irriguées, les types de cultures ou les modèles de production sont incompatibles avec les capacités de la ressource, les auteurs soulignent que les gains incrémentaux d’efficacité sont insuffisants (des effets rebonds peuvent d’ailleurs aggraver la situation). L’évolution des systèmes de production, progressive et soutenue par les pouvoirs publics, devient une nécessité. Dans ces zones, ils recommandent également de diversifier les revenus, hors secteur agricole, et plus largement de coordonner la nécessaire « réforme de l’eau » avec les politiques commerciales et de sécurité alimentaire.
Les scénarios ont été synthétisés selon quatre « archétypes » (figure), qui éclairent les vulnérabilités de chaque territoire et les effets à long terme des trajectoires de développement.
Un article accepté pour publication en décembre 2025, dans le Journal of the Association of Environmental and Resource Economics, montre que l’exposition prénatale au glyphosate, à travers la consommation d’eau contaminée par cet herbicide, aux États-Unis, augmente la mortalité néonatale dans les sept jours qui suivent la naissance.