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le volume considérable de données générées et la dépendance croissante aux traitements algorithmiques, notamment les algorithmes d’apprentissage automatique, soulèvent des inquiétudes quant à une possible perte du pouvoir de décision des agriculteurs. Les outils d’aide à la décision risquent en effet de se transformer en décideurs autonomes. Pour les agronomes, ce déluge de données menace non seulement de rendre les approches scientifiques traditionnelles obsolètes, mais aussi de fragiliser les fondements mêmes de la science agronomique. Ainsi, cet article pose une question centrale : qui est réellement « intelligent» dans l’agriculture intelligente? Est-ce l’agriculteur, l’agronome ou les technologies numériques qui sont à l’origine de cette transformation? En explorant cette question, l’article examine les enjeux épistémiques soulevés par l’agriculture intelligente.
ace au changement climatique, à la dégradation des sols et à la nécessité de maintenir des exploitations agricoles économiquement viables, l’agriculture de conservation des sols (ACS) s’impose progressivement comme une voie crédible de transition agroécologique. Longtemps perçue comme marginale en France, elle fait aujourd’hui l’objet d’un intérêt croissant, tant de la part des agriculteurs que des pouvoirs publics.
Le rapport du CGAAER consacré à l’ACS met en lumière à la fois le potentiel de ces pratiques et les conditions nécessaires à leur déploiement à grande échelle.
Le rapport du CGAAER consacré à l’ACS met en lumière à la fois le potentiel de ces pratiques et les conditions nécessaires à leur déploiement à grande échelle.
Nous, chefs, restaurateurs et cuisiniers, sommes les premiers ambassadeurs des produits bruts et de qualité. Notre métier n’est pas de simplement transformer les aliments : il commence par le choix rigoureux d’un ingrédient, en accord avec les valeurs de goût et de durabilité que nous souhaitons transmettre dans l’assiette. Notre engagement est d’offrir une cuisine saine et savoureuse. Pour cuisiner en conscience, nous devons savoir ce que nous achetons, et pour cela, nous avons besoin d’un cadre réglementaire protecteur.
Sur les hauts plateaux, Kapka Kassabova accompagne des bergers itinérants venus réinvestir la nature sauvage et vivre en symbiose avec les animaux. Ce sont les chiens, les chevaux, les moutons qui dictent leur quotidien éprouvant.
Kapka Kassabova se remémore le mode de vie ancien de la transhumance, regarde le monde en train de brûler littéralement au pied de la montagne et se demande si la solution pour rendre un monde habitable n’est pas ici, dans ce lien immémorial entre la nature sauvage et l’humain. Confrontée aux besoins des animaux, à leur tendresse, à la difficulté de cette vie pastorale moderne, elle nous rappelle à nous-mêmes et à ce que nous sommes originellement.
Grande écrivaine de la nature, Kapka Kassabova livre un récit magistral et urgent sur la nécessité de repenser notre rapport au vivant.
Kapka Kassabova se remémore le mode de vie ancien de la transhumance, regarde le monde en train de brûler littéralement au pied de la montagne et se demande si la solution pour rendre un monde habitable n’est pas ici, dans ce lien immémorial entre la nature sauvage et l’humain. Confrontée aux besoins des animaux, à leur tendresse, à la difficulté de cette vie pastorale moderne, elle nous rappelle à nous-mêmes et à ce que nous sommes originellement.
Grande écrivaine de la nature, Kapka Kassabova livre un récit magistral et urgent sur la nécessité de repenser notre rapport au vivant.
Vous l’avez compris, l’atmosphère est électrique pour les agriculteurs des pays gros consommateurs d’engrais, tels les États-Unis, le Brésil ou encore l’Inde, qui importe 40 % de ses engrais de cette zone du monde. Dans le Midwest américain, on projette déjà un recul important de la sole (étendue de terre destinée à une certaine culture pendant une période donnée de la rotation) de maïs, plante fort demandeuse en azote.
Dans un article publié en février 2026 dans la revue Philosophia Scientiæ, des chercheurs font une analyse critique des conséquences de la smart agriculture (agriculture intelligente) sur le savoir agricole. Ils interrogent en particulier la manière dont les technologies reconfigurent le rôle des agriculteurs et des agronomes dans le processus décisionnel.
En janvier 2026, la revue Innovations agronomiques a publié un numéro consacré aux résultats des projets expérimentaux du deuxième volet du programme DEPHY EXPE, sur l’utilisation des pesticides « en ultime recours ».
Qu’est-ce que les empires et le colonial font aux environnements qu’ils rencontrent, conquièrent puis gouvernent ? En répondant à cette question, l’histoire environnementale permet de renouveler la compréhension des territoires impériaux car partout, étudier la nature, c’est étudier le pouvoir.
Ce livre rend accessible en français des textes pionniers de cette histoire encore trop méconnue. Les auteurs réunis ici montrent comment le rapport des sociétés colonisées à leur environnement a été bouleversé par l’irruption coloniale, mais aussi comment la prédation est toujours contrariée. L’implantation du thé dans le nord de l’Inde, l’introduction du figuier de Barbarie à Madagascar, la création de réserves de chasse dans l’actuelle Tanzanie, les transformations des forêts au Vietnam ou la construction d’un barrage au Mozambique suscitent une renégociation permanente des rapports de force sur le terrain : des résistances quotidiennes feutrées jusqu’aux révoltes ouvertes.
L’histoire environnementale des empires est bien en cela une histoire sociale. Elle éclaire également notre présent. Car, aujourd’hui encore, les paysages portent la trace indélébile de l’occupation coloniale et des luttes sociales qui s’y sont déroulées pour l’accès, le contrôle et le gouvernement de la nature.
Ce livre rend accessible en français des textes pionniers de cette histoire encore trop méconnue. Les auteurs réunis ici montrent comment le rapport des sociétés colonisées à leur environnement a été bouleversé par l’irruption coloniale, mais aussi comment la prédation est toujours contrariée. L’implantation du thé dans le nord de l’Inde, l’introduction du figuier de Barbarie à Madagascar, la création de réserves de chasse dans l’actuelle Tanzanie, les transformations des forêts au Vietnam ou la construction d’un barrage au Mozambique suscitent une renégociation permanente des rapports de force sur le terrain : des résistances quotidiennes feutrées jusqu’aux révoltes ouvertes.
L’histoire environnementale des empires est bien en cela une histoire sociale. Elle éclaire également notre présent. Car, aujourd’hui encore, les paysages portent la trace indélébile de l’occupation coloniale et des luttes sociales qui s’y sont déroulées pour l’accès, le contrôle et le gouvernement de la nature.
En France, environ 70 % du linéaire de haies aurait été détruit durant le xxe siècle. Les conséquences environnementales sont flagrantes : inondations dues au ruissellement des eaux de pluie, dérèglements microclimatiques, effondrement de la biodiversité rurale. Quant aux politiques de protection et de replantation instituées depuis plus de quarante ans, elles sont restées peu efficaces malgré les moyens colossaux investis. Alors, est-il encore temps d’empêcher la disparition des haies ? Perçue par les uns comme un obstacle à la productivité agricole, par les autres comme une opportunité écologique et agronomique, la haie se trouve au coeur des enjeux territoriaux actuels. Cet ouvrage propose une approche historique des haies puis une analyse de leur rôle polyvalent dans les ruralités d’aujourd’hui, avant d’identifier les points de blocage et de dérouler un manifeste en leur faveur. Il est en effet urgent de sauver les haies et de promouvoir leur extension dans les paysages ruraux. Car elles constituent à bien des égards un investissement d’avenir pour l’agriculture et pour les territoires.
Quelles sont les organisations économiques et professionnelles ainsi que les politiques publiques qui, hier comme aujourd'hui, promeuvent des technologies intensives en capitaux et gourmandes en énergies fossiles ? Quelles transformations du travail agricole et quelles conséquences environnementales en résultent ?
Rassemblant les contributions d'historiens et d'historiennes, de sociologues et d'anthropologues, ce livre éclaire les formes des verrouillages sociotechniques dans lesquels sont pris les agriculteurs et les agricultrices, contraignant leurs choix, augmentant leur empreinte environnementale, limitant la maîtrise de leurs outils de travail, et décourageant leurs velléités de bifurcation.
Rassemblant les contributions d'historiens et d'historiennes, de sociologues et d'anthropologues, ce livre éclaire les formes des verrouillages sociotechniques dans lesquels sont pris les agriculteurs et les agricultrices, contraignant leurs choix, augmentant leur empreinte environnementale, limitant la maîtrise de leurs outils de travail, et décourageant leurs velléités de bifurcation.
En choisissant de conjuguer le mot « paysan » au futur, le débarrassant de l’emprise de ses relents conservateurs, patriotiques et localistes, tout autant que de ses récupérations opportunistes, cet essai est une expérimentation philosophique qui vise à mettre à l’épreuve notre capacité à inventer, par la confrontation de la pensée à la pratique, un devenir paysan désirable. Armé de la lucidité nécessaire à la compréhension d’une situation de crise agricole et alimentaire systémique et porté par l’élan de toutes les alternatives qui essaiment sur nos territoires, il met au travail la production de nouveaux récits, de nouveaux imaginaires, le sens des mots et la puissance des concepts, pour nous aider à penser une autre culture de l’agriculture.
Tantôt fantasmé, tantôt méprisé, le berger intéresse les savants depuis l’Antiquité. D’un côté, le personnage fascine à travers les mythes de la pastorale et du retour à la terre. Il incarne la liberté et l’intimité avec la « nature ». De l’autre, il incarne un être toujours « dans la nature ». Vivant seul avec les bêtes, loin de la société, c’est une sorte de marginal dont la place se situerait hors de l’histoire et de la civilisation. Cet article étudie les projections culturelles en rapport avec les constructions scientifiques établies sur les bergers à partir du développement de la modernité savante et politique.