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Un rapport publié en février 2026 par IPES-Food, un groupe indépendant d’experts internationaux, met en évidence l’opposition entre deux modèles d’innovation actuellement à l’œuvre dans le secteur agricole. Le premier, dominant, est porté par une alliance entre grandes industries de l’agroalimentaire et géants du numérique. Il promeut des technologies visant à augmenter la productivité et susceptibles d’enfermer les agriculteurs dans une dépendance financière et technique : agriculture de précision, outils d’aide à la décision, biotechnologies. Le second modèle repose sur une dynamique d’innovation ascendante impulsée par les agriculteurs pour répondre à des besoins concrets du terrain : semences paysannes, initiatives d’auto-conception d’outils low-tech, etc. Constatant un déséquilibre entre ces deux tendances, le rapport préconise une réorientation des flux d’investissements et des politiques de recherche publique (plus de recherches participatives, de projets agroécologiques, etc.), afin de limiter les risques de concentration des systèmes alimentaires dans les mains d’un nombre restreint d’acteurs.
L’application de C.A.R.E. sur des fermes amène notamment à identifier et chiffrer les pratiques nécessaires à la préservation des capitaux naturels et humains (eau, sols, biodiversité, climat) : planter des haies, réduire le travail du sol, ajouter des couverts végétaux, se verser un salaire décent, rendre le travail ergonomique…
Cette approche n’est pas théorique. Elle a déjà été mise en œuvre, avec succès, dans des contextes très différents : en Ille-et-Vilaine, avec des coopératives agricoles, au sein du groupe Carrefour, ou encore avec l’association Fermes d’avenir. A chaque fois, avec le même résultat : ce que l’on croyait impossible à chiffrer – comme la santé d’un sol, la qualité d’un cours d’eau ou le bien-être des agriculteurs – devient mesurable, et donc pilotable. On quantifie l’impact environnemental des exploitations comme on quantifie leur production de biens, ce qui déplace les curseurs de la performance.
Courant février, ces enseignants ont découvert que, depuis deux ans, le ministère de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la souveraineté alimentaire enjoignait aux directeurs de leurs établissements de ne plus recruter ni sociologue ni politiste. Selon nos informations, cette directive a été formulée par la direction générale de l’enseignement et de la recherche (DGER) – l’une des quatre directions du ministère de l’agriculture – dans les lettres d’objectifs adressées à trois établissements au moins (AgroParisTech, Institut Agro – Dijon, Rennes-Angers et Montpellier
Nos travaux montrent ainsi que les systèmes agro-écologiques ont le potentiel technique pour concilier production alimentaire et forte amélioration des performances environnementales dans des contextes très variés. Alors pourquoi la transition agroécologique n’a-t-elle pas déjà eu lieu ?
Sans doute le problème se trouve-t-il ailleurs, notamment dans la logique socioéconomique des chaînes amont-aval dans lesquelles l’agriculture se trouve insérée, dans les conditions de travail et la rémunération des agriculteurs et dans le poids politique sur l’action publique qu’ont acquis les acteurs qui contrôlent ces secteurs.
Sans doute le problème se trouve-t-il ailleurs, notamment dans la logique socioéconomique des chaînes amont-aval dans lesquelles l’agriculture se trouve insérée, dans les conditions de travail et la rémunération des agriculteurs et dans le poids politique sur l’action publique qu’ont acquis les acteurs qui contrôlent ces secteurs.
Les simulations réalisées soulignent le rôle important de la conversion à l’AB pour optimiser les performances de l’agriculture à l’échelle des paysages. En effet, biodiversité, multifonctionnalité des sols et rendements atteindraient leur maximum conjointement si 50 % des surfaces étaient gérées en AB. Pour maximiser uniquement les rendements, l’optimum se situerait à 39 % de ces surfaces.
Il s’est agi de tester, sur neuf plateformes expérimentales en France, des systèmes de grandes cultures et de polyculture-élevage exempts de pesticides, conduits en « protection agro-écologique des cultures » (avec fertilisation minérale).
Le rapport annuel Vigie Alimentation, dispositif de veille coordonné par Futuribles international en partenariat avec le cabinet Ceresco, a été publié en mars 2026. L’éditorial rappelle l’importance, pour les acteurs agricoles et alimentaires, de se préparer à « naviguer durablement dans l’instable ». Le rapport synthétise les tendances lourdes et propose des scénarios prospectifs pour chaque thème traité en 2025 : précarité alimentaire, agriculture et énergie, agriculture et climat, pouvoir de l’offre alimentaire.
Cette boite à outils a été construite dans le cadre du projet Terres de Design. Partant du constat que les territoires ruraux ont besoin d’être outillés et formés pour mettre en œuvre des démarches participatives, l’Adefpat ambitionne un renouvellement des pratiques de mise en œuvre des politiques publiques par une montée en compétence des acteurs élus, techniciens,accompagnateurs.
Conçue à partir de méthodes et d’outils déjà existants, cette boîte à outils a été pensée tout spécialement pour les démarches territoriales. Son utilisateur peut choisir une entrée par le type d’objectif qu’il souhaite atteindre et retrouve l’ensemble des ressources disponibles.
Conçue à partir de méthodes et d’outils déjà existants, cette boîte à outils a été pensée tout spécialement pour les démarches territoriales. Son utilisateur peut choisir une entrée par le type d’objectif qu’il souhaite atteindre et retrouve l’ensemble des ressources disponibles.
En cinq étapes interactives, explorez les enjeux politiques, les repères méthodologiques et les innovations pédagogiques qui redéfinissent la formation agricole et rurale face aux transitions agroécologiques. Ce webdocumentaire, conçu comme un outil à destination des formateurs et formatrices en agroécologie, s’appuie sur les réflexions du séminaire international du Réseau FAR (Meknès, octobre 2025).
Le chercheur en agroécologie François Léger estime, dans une tribune au « Monde », que l’identité professionnelle de nombreux agriculteurs, fondée sur leur mission nourricière et des rendements élevés, les maintient dans la dépendance aux engrais et à l’agro-industrie.