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numérique_éducatif
"Comment l’ordinateur portable utilisé en cours par les étudiants influence-t-il leur apprentissage ?"
important répertoire de services
vidéo de 11 minutes rendant compte du projet e-FRAN
"Si l’on veut éduquer dans un monde numérique, il faut faire preuve d’une grande humilité et accepter ses ignorances. Accepter aussi ses limites, personnelles et collectives. Chacun tente de tirer la couverture à soi et surtout à traduire ses intentions en actes. Le marché du numérique à l’échelle mondiale est au moins aussi puissant que le marché de l’énergie ou celui des produits chimiques ou d’autres. Il s’y produit, comme l’a bien montré Proctor à propos du climat, des manipulations d’information, de connaissances et même de savoir. Gageons que chacun de nous, des pro aux anti numérique éducatif, nous saurons être dans une dynamique agnotologique et non pas dans une affirmation péremptoire, afin d’en permettre une réelle prise en compte au quotidien dans les Ecoles…"
voir la partie sur la compréhension des docs numériques
"Après avoir rappelé combien les technologies ont été perçues comme un des leviers de l’innovation pédagogique, il constate que, en Suisse comme ailleurs, la forme scolaire semble effectivement résister, « ralentir » l’intégration des technologies et leur potentiel d’innovation. Pour lui, cette forme ne changerait qu’à partir du moment où la pression extérieure, qui s’exerce d’ailleurs sur toute forme sociale, deviendrait suffisamment forte pour qu’il n’y ait plus d’autre choix, d’autre possibilité que de se transformer. La question initiale que nous posions dans ce débat se trouve dès lors déplacée : il s’agit dès lors de savoir quels événements, quels facteurs pourraient avoir assez de poids pour contraindre la forme scolaire à évoluer."
"De grâce, que l’École ne fabrique pas de nouvelles formes d’illettrisme ! Il nous faut désormais considérer qu’il y a des compétences de publication qui sont aussi à transmettre. Cela ne peut se faire qu’en faisant : ce savoir-publier ne peut s’apprendre qu’en publiant, et ce à l’École. Cela veut dire y développer l’habileté technique à manier l’écriture via des espaces et des outils variés : site, blog, réseaux sociaux divers, outil multimédias… Cela veut dire aussi développer une appropriation des règles d’écriture en ligne, par exemple le respect des principes de savoir-vivre comme ceux de la Netiquette ou les questions de droits d’auteur. Cela veut dire encore manier correctement la langue, ce qui rejoint évidemment mon travail de professeur de français. Cela veut dire enfin développer une capacité de réflexion, de distance critique, par rapport à ce qui est publié et à ce que l’on publie, de travailler par exemple sur les questions de fiabilité des informations, d’identité numérique, de traces numériques, de construction numérique de soi."
"Le déploiement du numérique doit accompagner une réflexion sur les espaces et la pédagogie car, s’il s’insère dans l’école actuelle, il sera un facteur d’isolement. Quand les tablettes numériques prennent la place des ardoises d’antan dans une école qui est toujours celle du passé, l’élève se retrouve seul avec sa machine, plus que jamais immobile et silencieux. Une machine qui, à terme, scrutera, analysera et interprétera ses moindres faits et gestes scolaires. Cette voie est sans doute prometteuse pour l’adaptative learning mais avant que de mobiliser l’intelligence artificielle, l’école ne devrait-elle pas explorer davantage l’intelligence collective ?
La véritable révolution serait alors de considérer la salle de classe comme étant aussi un lieu d’échanges et de socialisation – une sorte d’acculturation de l’école aux compétences de ceux que l’on appelle les digital natives. Un lieu dans lequel le corps de l’élève serait pris en compte et où le plaisir d’apprendre ne serait pas une utopie de plus. C’est cette topologie scolaire qu’explorent les « classes mutuelles » et tous ceux qui croient en l’intelligence collective comme un des leviers de l’école de demain."
La véritable révolution serait alors de considérer la salle de classe comme étant aussi un lieu d’échanges et de socialisation – une sorte d’acculturation de l’école aux compétences de ceux que l’on appelle les digital natives. Un lieu dans lequel le corps de l’élève serait pris en compte et où le plaisir d’apprendre ne serait pas une utopie de plus. C’est cette topologie scolaire qu’explorent les « classes mutuelles » et tous ceux qui croient en l’intelligence collective comme un des leviers de l’école de demain."
Hyppothèses et liens vers des ressources à creuser
"La forme scolaire est non seulement issue du monde du livre, mais elle est aussi une construction issue d’une certaine vision religieuse de la transmission. Or ce que le numérique transforme c’est justement la transmission"
"L'ambition de ce colloque est d'examiner ce qui se cache derrière les discours enchantés et eschatologiques, les illusions qu'ils véhiculent, mais aussi ce qui est appelé à rester des innovations ou des évolutions incessantes d'ordre très différents technologiques, pédagogiques et organisationnels qui marquent d'ores et déjà les réalités profondes de la formation à distance. En privilégiant une perspective historique, généalogique et éventuellement « continuiste », le colloque abordera, sous des angles thématiques variés, les enjeux et les mutations liés au numérique dans les systèmes éducatifs comme dans la formation professionnelle."
"Il faut non seulement apprendre à décrypter les messages que l’on reçoit mais il faut aussi apprendre à partager ses idées, ce qui suppose apprendre à les mettre en ordre, avoir une capacité critique sur soi-même mais aussi d’accepter la critique de l’autre. Une critique qui bien sûr doit être bienveillante et constructive.
Apprendre c’est être capable de donner et de recevoir des critiques. Le numérique permet de faire cela à des échelles sans précédent. Les jeunes d’aujourd’hui ont besoin de comprendre la puissance de cet outil numérique. C’est le rôle de l’école de s’assurer que chaque élève sorte avec une culture numérique suffisante, qu’il ait un esprit critique, développé une éthique de l’utilisation des outils, et acquis les compétences pour s’approprier les outils."
Apprendre c’est être capable de donner et de recevoir des critiques. Le numérique permet de faire cela à des échelles sans précédent. Les jeunes d’aujourd’hui ont besoin de comprendre la puissance de cet outil numérique. C’est le rôle de l’école de s’assurer que chaque élève sorte avec une culture numérique suffisante, qu’il ait un esprit critique, développé une éthique de l’utilisation des outils, et acquis les compétences pour s’approprier les outils."