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Cet ouvrage propose une réflexion philosophique sur l’idée d’éco-citoyenneté, ses multiples racines, ses interprétations politiques, ses niveaux de réflexivité et d’agentivité. Il interroge les politiques éducatives et le curriculum scolaire. L’école est-elle à la hauteur des problèmes écologiques de l’anthropocène ?
Les auteurs tentent de définir les fondements d’une éducation au politique, émancipatrice et critique, axée sur la compréhension des problèmes de l’anthropocène. Ils forgent un certain nombre de repères théoriques et didactiques pour la formation des éducateurs et des enseignants.
Les auteurs tentent de définir les fondements d’une éducation au politique, émancipatrice et critique, axée sur la compréhension des problèmes de l’anthropocène. Ils forgent un certain nombre de repères théoriques et didactiques pour la formation des éducateurs et des enseignants.
Les personnes adolescentes sont lucides et inquiètes face aux enjeux des changements climatiques. Afin de les soutenir, une stratégie est de créer des occasions de mise en action et de les accompagner.
Par l’entremise d’un questionnaire semi-dirigé, il a été possible d’explorer la conception que se font les jeunes de la biodiversité, leur lien affectif envers celle-ci et leur sentiment au regard de leur participation citoyenne. Les résultats indiquent que les jeunes se disent conscients de la menace qui pèse sur la biodiversité et se sentent capables d’aider à sa protection, malgré une faible compréhension conceptuelle de ce qu’est la biodiversité.
Aborder la biodiversité en classe consiste souvent à étudier des écosystèmes, identifier des espèces proches de l’école ou réaliser des aménagements destinés à accueillir certains êtres vivants. Ces activités, bien que pertinentes à certains égards, reposent sur une vision partielle d’un concept complexe.
Ce numéro d’Édurevue1 met en évi-
dence trois constats convergents : les campagnes de sensibili-
sation classiques produisent des effets limités (Cartron et Fichet,
2023) ; les normes du « bien manger » font l’objet d’une récep-
tion socialement différenciée, susceptible de renforcer involon-
tairement les inégalités existantes (Régnier et Masullo, 2009) ;
les approches fondées sur le sensible et l’expérience présentent
des résultats encourageants, mais restent souvent tributaires de
l’engagement des actrices et acteurs locaux.
dence trois constats convergents : les campagnes de sensibili-
sation classiques produisent des effets limités (Cartron et Fichet,
2023) ; les normes du « bien manger » font l’objet d’une récep-
tion socialement différenciée, susceptible de renforcer involon-
tairement les inégalités existantes (Régnier et Masullo, 2009) ;
les approches fondées sur le sensible et l’expérience présentent
des résultats encourageants, mais restent souvent tributaires de
l’engagement des actrices et acteurs locaux.
Dans un contexte d’appel à la bifurcation dans certaines grandes écoles françaises depuis 2022, une partie du corps enseignant de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche réfléchit depuis une quinzaine d’années à la manière de répondre aux enjeux environnementaux et climatiques au sein du fonctionnement de leurs institutions respectives et de leurs enseignements. Cet article s’intéresse à la portée et au contenu d’une réforme pédagogique au sein des cursus estudiantins d’une école d’agronomie en France. Nous revenons d’abord sur un certain nombre d’initiatives entreprises ces dernières années pour situer notre démarche par rapport à celles existantes en France. Puis, nous présentons notre manière d’analyser des lectures sur le sujet pour en déduire des pistes tenant compte des enjeux de bifurcation dans notre établissement. L’interdisciplinarité et la transdisciplinarité mises en pratique sur le plan éducatif au nom de la complexité des enjeux, la valorisation de l’esprit critique et le recours à divers types didactiques sont des voies propices à l’apprentissage et à la mise en situation de savoirs environnementaux mis en contexte.
liste de lecture
Deux émissions récentes de « Cultures Monde » éclairent les enjeux liés aux engrais et aux pesticides, des intrants sur lesquels repose l’essentiel de la production agricole mondiale aujourd’hui, mais de plus en plus contestés pour leurs effets sanitaires et environnementaux.
Le réseau des DigiFermes teste des nouvelles technologies dans ses 21 fermes expérimentales, couvrant plus de 11 filières sur l’ensemble du territoire français. Il a publié en avril 2026 un panorama des outils numériques étudiés en 2024 et 2025, accompagné d’un webinaire de présentation.
Car les marges se font de manière très inégale avec ce qu'on appelle une péréquation entre les produits.
Certes les différences s'expliquent parfois par la nature même de ce qui est vendu. Il y a plus de dépenses de personnel pour la boulangerie et la boucherie que pour les yaourts. Mais ce qui pose problème, c'est surtout que la guerre des prix n'a en réalité pas lieu partout et surtout pas sur tous les produits. Or ceux où les marges sont les moins grandes, les produits d'appel pour attirer les consommateurs, sont les plus gras, sucrés, salés, transformés. Ce sont les aliments fabriqués et vendus en masse. C'est tout l'inverse pour les fruits et légumes, et plus encore le bio, où les marges sont bien plus importantes.
Certes les différences s'expliquent parfois par la nature même de ce qui est vendu. Il y a plus de dépenses de personnel pour la boulangerie et la boucherie que pour les yaourts. Mais ce qui pose problème, c'est surtout que la guerre des prix n'a en réalité pas lieu partout et surtout pas sur tous les produits. Or ceux où les marges sont les moins grandes, les produits d'appel pour attirer les consommateurs, sont les plus gras, sucrés, salés, transformés. Ce sont les aliments fabriqués et vendus en masse. C'est tout l'inverse pour les fruits et légumes, et plus encore le bio, où les marges sont bien plus importantes.
A quoi pourrait ressembler une agriculture décoloniale ? Nous débutons notre enquête dans un jardin partagé du 93 à l’occasion d’un troc de graines voyageuses qui nous conduit jusqu’à la ferme Sauvages et cultivées de Hannane, maraîchère à Chelles.
Au cours de la Journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire, qui s’est déroulée dans l’ensemble des écoles et des établissements scolaires en novembre 2025, les élèves ont été invités à remplir une grille d’auto-évaluation du harcèlement scolaire.
D’après ces auto-évaluations, 3 % des écoliers, 4 % des collégiens et 2 % des lycéens se trouvent en situation de harcèlement scolaire, c’est-à-dire qu’ils déclarent subir de manière répétée des atteintes de leurs pairs et expriment une perception négative d’aspects liés à la vie scolaire.
D’après ces auto-évaluations, 3 % des écoliers, 4 % des collégiens et 2 % des lycéens se trouvent en situation de harcèlement scolaire, c’est-à-dire qu’ils déclarent subir de manière répétée des atteintes de leurs pairs et expriment une perception négative d’aspects liés à la vie scolaire.
pour Patrice Maniglier, notre condition terrestre, centrale et déterminante conduit à la nécessité d’une politique de la Terre, dont les acteurs sont aussi non humains, Étienne Balibar lui préfère une politique de l’espèce humaine, dont la spécificité au regard des autres vivants doit être maintenue.
L’exploration de ce différend conduit les deux penseurs à préciser les assises et les contours de leur réflexion tout en offrant de nouveaux outils conceptuels aux personnes qui cherchent à appréhender les enjeux brûlants de « notre monde », expression elle aussi amenée à être entendue dans toute sa complexité.
L’exploration de ce différend conduit les deux penseurs à préciser les assises et les contours de leur réflexion tout en offrant de nouveaux outils conceptuels aux personnes qui cherchent à appréhender les enjeux brûlants de « notre monde », expression elle aussi amenée à être entendue dans toute sa complexité.
Concept retors, insaisissable, la nature sillonne l’histoire de la pensée. Mais sait-on vraiment la définir ? Cheminant d’Aristote à Hegel et Kant, en passant par la poésie romantique, Alain Badiou revisite l’étrange destin philosophique d’une idée qui n’a cessé d’évoluer avec son temps. Alors que la science contemporaine a progressivement déserté la « nature » pour lui préférer la « matière » ou le « vivant », et que la pensée écologiste s’en est emparée sur le terrain politique, ce livre explore sous tous ses angles le concept de nature – et invite à en repenser les usages.