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Ce retour d'expérience vise à évaluer comment ces outils influencent l'apprentissage des étudiants, notamment en facilitant la structuration des idées, la préparation des présentations et le développement de compétences telles que l'esprit critique et la communication orale. Les résultats montrent une amélioration notable de la qualité des présentations et des échanges entre étudiants, accompagnée d'une réduction du temps de recherche d'informations. Toutefois, certaines dérives sont observées, telles qu'une utilisation passive de l'IAg menant à une dépendance excessive et à une baisse d'effort. Notre bilan et l'analyse des retours étudiants de cette expérience mettent en évidence un intérêt croissant pour cette approche, tout en soulignant la nécessité d'un encadrement pédagogique adapté afin d'optimiser les bénéfices tout en limitant les risques. Ce retour d'expérience permet d'émettre des recommandations pour une bonne intégration de l'IAg dans les formation des ingénieurs en exploitant son potentiel.
« apprendre à écrire, ce n’est pas seulement acquérir et maîtriser des compétences scripturales – graphiques, syntaxiques, grammaticales et stylistiques –, c’est nouer cet ensemble de savoir-faire dans « l’intention d’écrire » », « c’est transformer les contraintes de la langue en ressources pour la pensée » (Philippe Meirieu, 2025).
“Comment éduquer à un numérique acceptable ?” Bonne écoute à toutes et tous … et rendez-vous ici : pour continuer d’explorer le sujet avec Louis Derrac
La Fondation UVED propose aux enseignants du supérieur de participer à des webinaires au cours desquels un spécialiste du domaine intervient et répond à leurs questions. L'objectif est de leur permettre d'acquérir les fondamentaux et les concepts-clés et de repartir avec des pistes pour former leurs étudiants.
Interview de Morizot sur la valeur habitabilité
Un ouvrage majeur (je l'ai lu le prête à qui le souhaite)
opposition entre la pensée du vivant et la critique du capitalisme constitue l’une des polarités qui structure aujourd’hui le champ de l’écologie politique dans l’espace francophone. La constitution d’un groupe de « penseurs du vivant », à la suite d’un dossier du Monde qui regroupait sous ce terme un ensemble de projets intellectuels hétéroclites1, a suscité de vives polémiques, dont la plus fameuse reste celle ouverte par Frédéric Lordon dans son texte « Pleurnicher le vivant »2, où il accusait les pensées du vivant de développer une éthique dépolitisante qui s’avère incapable de penser le travail et la production, et se révèle par conséquent impuissante à critiquer le système capitaliste3.
Ce qui peut passer pour de la neutralité dans le concept de vivant considéré indépendamment de ces usages est l’homogénéisation d’un ensemble de référents jusque-là distribués dans des catégories cognitives et nominales différentes, associée à une difficulté à trouver à cet ensemble un antonyme satisfaisant. Les données que j’ai présentées tout au long de ma présentation incitent à croire que cette homogénéisation, érigée en objet de pensée, est une construction. Au niveau des discours, la neutralité du concept de vivant est très limitée : il est employé avec une axiologique positive très marquée et en grande partie pour tenir des discours critiques contre l’homme. Le fait qu’il permette conceptuellement de dépasser l’opposition (vivant) humain / (vivant) non-humain est, dans les faits, très peu établi dans les discours des locuteurs et il est peu distingué de nature.
Du point de vue organisationnel, les discours sur le numérique responsable apparaissent souvent comme des rhétoriques légitimantes, portées par des outils techniques, sans remise en question des logiques de production. La perspective de la décroissance ou du low-tech reste ainsi largement absente des stratégies organisationnelles.
Identifier certaines de leurs caractéristiques, repérer quelques-uns de leurs éléments de langage, est un détour nécessaire pour parvenir à les neutraliser. Selon le rapport de janvier 2026 du HCE (Haut Conseil à l’Egalité), il y a d’ailleurs urgence à ce que l’Ecole mette en place une formation ciblée permettant de développer « la capacité des enseignant·es et personnels éducatifs à détecter les signaux faibles de radicalisation masculiniste et à désamorcer les discours misogynes ou complotistes ».