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Dans les années 1960, lorsque cet enseignement est passé sous l’unique tutelle du ministère de l’agriculture, il s’est constitué en cherchant à se démarquer de l’éducation nationale. L’ambition était de fonder un « nouvel ordre scolaire » : les lycées agricoles n’accueillent pas seulement un public spécifique (historiquement les enfants d’agriculteurs, aujourd’hui minoritaires), mais proposent également des modalités différentes de la relation pédagogique et des modes de circulation des savoirs.
Parmi ses spécificités, on peut souligner l’existence d’une discipline, l’éducation socioculturelle, célébrée en 2025 à l’occasion de son soixantième anniversaire, et qui s’est constituée comme un espace de médiation, orienté vers l’investissement culturel.
Visant notamment la réflexion sur le rapport au vivant dans le cadre de l’enseignement de l’agroécologie et l’apprentissage des compétences psychosociales, elle témoigne d’une recherche de désenclavement des lycées agricoles.
Parmi ses spécificités, on peut souligner l’existence d’une discipline, l’éducation socioculturelle, célébrée en 2025 à l’occasion de son soixantième anniversaire, et qui s’est constituée comme un espace de médiation, orienté vers l’investissement culturel.
Visant notamment la réflexion sur le rapport au vivant dans le cadre de l’enseignement de l’agroécologie et l’apprentissage des compétences psychosociales, elle témoigne d’une recherche de désenclavement des lycées agricoles.
En clair, si l’amélioration du bien-être animal peut s’accompagner de bénéfices environnementaux, elle peut également entraîner une augmentation de l’impact environnemental des produits animaux. Ces constats mettent en évidence la complexité des arbitrages entre bien-être animal et performance environnementale et la nécessité de les appréhender de manière conjointe. L’avenir de l’élevage ne peut pas faire l’impasse sur l’un de ces deux critères, ni sur le bien-être des éleveurs. Il repose sur une approche systémique qui implique : une nécessaire réduction des effectifs animaux, une évolution des modes alimentaires pour diminuer la consommation de produits animaux et le développement de systèmes d’élevage locaux plus extensifs (tout en réfléchissant à l’usage des terres). C’est ainsi que les élevages seront plus robustes, respectueux des animaux et avec un impact atténué sur l’environnement.
Le projet Entr’Actes propose d’analyser les impacts des controverses autour de l’élevage sur les pratiques des acteurs des filières et de la formation.
Cet ouvrage s’intéresse aux approches scientifiques permettant de comprendre l’évolution des conduites alimentaires. Les auteurs soutiennent que, pour appréhender les phénomènes complexes et multifactoriels qui régissent les choix et pratiques alimentaires, il est nécessaire de développer de nouvelles méthodes de recherche combinant plusieurs champs disciplinaires. L’ouvrage est divisé en quatre parties qui traitent : des concepts et démarches des différentes disciplines, des travaux de recherche associés, des exemples d’études interdisciplinaires, et des liens avec les enjeux sociétaux actuels.
À partir d’une enquête socio-anthropologique menée en zones Comté et Saint-Nectaire auprès de jeunes en lycée agricole et d’aidants intervenant sur des exploitants en difficulté, D. Jacques-Jouvenot et S. Guigon analysent le lien entre mal-être agricole et transmission des savoirs. Elles soulignent le décalage entre l’idéalisation du métier et l’importance croissante des tâches de gestion. La division sexuée des activités au sein de l’exploitation, qui conduit souvent les femmes à assumer la gestion administrative et comptable, perdure dans les représentations des jeunes en formation. Les garçons délaissent ainsi les enseignements « scolaires », tournés vers les aspects administratifs, au profit des apprentissages techniques. Or, le retrait progressif des femmes des exploitations laitières laisse ces éleveurs démunis face à une « paperasserie » devenue importante dans l’exercice du métier. Ce sentiment d’incompétence augmente le risque suicidaire des exploitants.
Cette intensification de la production agricole par l’investissement dans le matériel a entraîné une dépendance technique des agriculteurs et augmenté leurs coûts de mécanisation. À l’échelle des exploitations, des stratégies sont aujourd’hui en place pour la constitution, le renouvellement et l’entretien du parc matériel (voir précédent billet). L’amortissement des équipements repose sur l’agrandissement des exploitations ou sur la réalisation de prestations de services auprès d’autres agriculteurs. D’autres optent pour une mutualisation de leurs matériels au sein de CUMA.
À partir d’une revue de littérature et de 36 entretiens auprès d’experts du secteur, les chercheurs soulignent la diversité croissante des profils des nouveaux éleveurs et de leurs projets. Ils identifient aussi les principaux freins à leur installation et mettent en évidence la variété des structures d’accompagnement et des formes d’organisation du travail qui émergent.
Jules poursuit sa découverte de la ferme des Robin. Corentin et ses associées Manon et Lina lui font visiter les bâtiments d’élevage, les prairies et les équipements partagés, témoignant d’une organisation collective construite au fil des années. Il se projette pour installer un atelier boulanger-pastier au sein de l’exploitation.
Ce second épisode nous plonge au cœur d’un système en polyculture-élevage, repensé pour faire face aux aléas climatiques, aux tensions sur les ressources et à la nécessité de retrouver de l’autonomie. Il est question de stratégie fourragère, de méthanisation, de gouvernance partagée, mais aussi de sens du métier et d’ancrage territorial.
Ce second épisode nous plonge au cœur d’un système en polyculture-élevage, repensé pour faire face aux aléas climatiques, aux tensions sur les ressources et à la nécessité de retrouver de l’autonomie. Il est question de stratégie fourragère, de méthanisation, de gouvernance partagée, mais aussi de sens du métier et d’ancrage territorial.
Coordonné par IDELE, DIGI-Rangeland est un réseau de partage de connaissances sur les technologies et innovations numériques utiles aux éleveurs de ruminants et aux autres usagers des territoires pastoraux à travers l'Europe.
Le bien-être des animaux est devenu un véritable objet à la fois scientifique et politique. D’abord focalisée sur l’atténuation du stress et des souffrances animales, puis sur l’évaluation globale du bien-être animal, la recherche s’oriente désormais sur les états mentaux positifs des animaux et les processus cognitifs associés. De par la complexité du concept et la multiplicité des acteurs, la recherche devrait à l’avenir mobiliser des approches plus intégrées et renforcer son appui aux politiques publiques afin de promouvoir des systèmes d’élevage plus respectueux à la fois des animaux et des humains.
Le choix des indicateurs dépend des objectifs de l’évaluation (élaboration d’un document d’urbanisme, zonage de parcelles agricoles en vue d’une opération de remembrement…). Il convient d’expliciter ces indicateurs afin de les sélectionner et de choisir le référentiel d’interprétation, la maille de suivi (spatiale et temporelle) et l’opportunité d’en agréger certains.
L’adolescence est souvent envisagée comme un moment de crise et de desserrage des liens familiaux. Une recherche sur les 12-19 ans en France montre, au contraire, la manière dont l’alimentation des adolescents garde la marque des transmissions familiales, grâce notamment à la diversité des engagements corporels. Dans leurs discours et pratiques, les adolescents se réfèrent souvent au corps des autres membres de la famille, mais ce corps est pluriel et se construit comme un pliage de différentes dimensions : le discours sur l’hérédité des goûts et des morphologies, la mimésis, le partage d’un environnement sensible, la transmission de techniques du corps et d’objets, des affects revécus par les souvenirs d’enfance. Ces différentes manières d’être en lien avec le corps des autres multiplient les possibilités d’identification au sein de la parenté et permettent aux adolescents de se réapproprier la culture alimentaire familiale.
Depuis 2019, les membres du collectif pour une Sécurité sociale de l’alimentation échangent, construisent et portent un projet de société à la hauteur des enjeux agricoles et alimentaires. Forts de travaux bien plus anciens, ils partagent leurs expériences, leurs convictions et leurs points de vue pour essayer de penser les institutions d’une socialisation de l’agriculture et de l’alimentation, seule voie à même de répondre aux urgences démocratiques, sociales et écologiques auxquelles nous sommes confrontés.