14946 shaares
1759 résultats
taggé
bulagri
une analyse de couverture du figaro agricole de 1964, par Pierre Cornu
Le point de vue de l'Académie d’agriculture de France
« A l’école, on nous parle d’agriculture raisonnée, mais quand on rentre chez nous, on nous dit qu’il faut faire du rendement » : l’enseignement agricole à l’épreuve du modèle productiviste
Donner directement la parole aux agriculteurs ne permet pas seulement de nuancer le récit dominant : cela met en lumière la profondeur du malaise. Au-delà des normes ou des aides, beaucoup expriment un sentiment de déclassement, de perte de sens et d’absence de perspectives pour les générations futures.
Avec le modèle actuel, plus l’agriculture est productive, plus elle a des coûts cachés importants : émissions de gaz à effets de serre ; pollutions massives par les nitrates, pesticides, antibiotiques ; effondrement de la biodiversité dû à ces pollutions et à la destruction des haies. De fait, l’agriculture française est bien loin d’être « la plus propre du monde ».
Sur la définition des termes en agriculture
En faisant plus de place aux femmes en agriculture, quel modèle promeut-on ?
Face à l’urgence démographique et aux départs massifs à la retraite, les femmes peuvent représenter l’avenir de l’agriculture. Aujourd’hui, 60 % des personnes qui veulent s’installer ne sont pas issues du milieu agricole. Et parmi ces 60 %, environ un tiers sont des femmes. Il faut qu’elles arrivent à mieux s’installer.
Par ailleurs, la majorité de ces femmes s’installent sur des modèles agricoles plus durables, agroécologiques, ou en bio. Or ces modèles, et c’est scientifiquement prouvé, sont beaucoup plus résilients face aux crises. Je ne parle pas que de crise climatique, mais aussi économique. C’est le fil rouge de mon livre : les femmes ont la possibilité de changer le visage de l’agriculture.
Face à l’urgence démographique et aux départs massifs à la retraite, les femmes peuvent représenter l’avenir de l’agriculture. Aujourd’hui, 60 % des personnes qui veulent s’installer ne sont pas issues du milieu agricole. Et parmi ces 60 %, environ un tiers sont des femmes. Il faut qu’elles arrivent à mieux s’installer.
Par ailleurs, la majorité de ces femmes s’installent sur des modèles agricoles plus durables, agroécologiques, ou en bio. Or ces modèles, et c’est scientifiquement prouvé, sont beaucoup plus résilients face aux crises. Je ne parle pas que de crise climatique, mais aussi économique. C’est le fil rouge de mon livre : les femmes ont la possibilité de changer le visage de l’agriculture.
Pour le secteur agricole plus spécifiquement, lorsque les surfaces irriguées, les types de cultures ou les modèles de production sont incompatibles avec les capacités de la ressource, les auteurs soulignent que les gains incrémentaux d’efficacité sont insuffisants (des effets rebonds peuvent d’ailleurs aggraver la situation). L’évolution des systèmes de production, progressive et soutenue par les pouvoirs publics, devient une nécessité. Dans ces zones, ils recommandent également de diversifier les revenus, hors secteur agricole, et plus largement de coordonner la nécessaire « réforme de l’eau » avec les politiques commerciales et de sécurité alimentaire.
Les scénarios ont été synthétisés selon quatre « archétypes » (figure), qui éclairent les vulnérabilités de chaque territoire et les effets à long terme des trajectoires de développement.
Un article accepté pour publication en décembre 2025, dans le Journal of the Association of Environmental and Resource Economics, montre que l’exposition prénatale au glyphosate, à travers la consommation d’eau contaminée par cet herbicide, aux États-Unis, augmente la mortalité néonatale dans les sept jours qui suivent la naissance.
Dans les années 1960, lorsque cet enseignement est passé sous l’unique tutelle du ministère de l’agriculture, il s’est constitué en cherchant à se démarquer de l’éducation nationale. L’ambition était de fonder un « nouvel ordre scolaire » : les lycées agricoles n’accueillent pas seulement un public spécifique (historiquement les enfants d’agriculteurs, aujourd’hui minoritaires), mais proposent également des modalités différentes de la relation pédagogique et des modes de circulation des savoirs.
Parmi ses spécificités, on peut souligner l’existence d’une discipline, l’éducation socioculturelle, célébrée en 2025 à l’occasion de son soixantième anniversaire, et qui s’est constituée comme un espace de médiation, orienté vers l’investissement culturel.
Visant notamment la réflexion sur le rapport au vivant dans le cadre de l’enseignement de l’agroécologie et l’apprentissage des compétences psychosociales, elle témoigne d’une recherche de désenclavement des lycées agricoles.
Parmi ses spécificités, on peut souligner l’existence d’une discipline, l’éducation socioculturelle, célébrée en 2025 à l’occasion de son soixantième anniversaire, et qui s’est constituée comme un espace de médiation, orienté vers l’investissement culturel.
Visant notamment la réflexion sur le rapport au vivant dans le cadre de l’enseignement de l’agroécologie et l’apprentissage des compétences psychosociales, elle témoigne d’une recherche de désenclavement des lycées agricoles.
En clair, si l’amélioration du bien-être animal peut s’accompagner de bénéfices environnementaux, elle peut également entraîner une augmentation de l’impact environnemental des produits animaux. Ces constats mettent en évidence la complexité des arbitrages entre bien-être animal et performance environnementale et la nécessité de les appréhender de manière conjointe. L’avenir de l’élevage ne peut pas faire l’impasse sur l’un de ces deux critères, ni sur le bien-être des éleveurs. Il repose sur une approche systémique qui implique : une nécessaire réduction des effectifs animaux, une évolution des modes alimentaires pour diminuer la consommation de produits animaux et le développement de systèmes d’élevage locaux plus extensifs (tout en réfléchissant à l’usage des terres). C’est ainsi que les élevages seront plus robustes, respectueux des animaux et avec un impact atténué sur l’environnement.
Le projet Entr’Actes propose d’analyser les impacts des controverses autour de l’élevage sur les pratiques des acteurs des filières et de la formation.
Cet ouvrage s’intéresse aux approches scientifiques permettant de comprendre l’évolution des conduites alimentaires. Les auteurs soutiennent que, pour appréhender les phénomènes complexes et multifactoriels qui régissent les choix et pratiques alimentaires, il est nécessaire de développer de nouvelles méthodes de recherche combinant plusieurs champs disciplinaires. L’ouvrage est divisé en quatre parties qui traitent : des concepts et démarches des différentes disciplines, des travaux de recherche associés, des exemples d’études interdisciplinaires, et des liens avec les enjeux sociétaux actuels.
À partir d’une enquête socio-anthropologique menée en zones Comté et Saint-Nectaire auprès de jeunes en lycée agricole et d’aidants intervenant sur des exploitants en difficulté, D. Jacques-Jouvenot et S. Guigon analysent le lien entre mal-être agricole et transmission des savoirs. Elles soulignent le décalage entre l’idéalisation du métier et l’importance croissante des tâches de gestion. La division sexuée des activités au sein de l’exploitation, qui conduit souvent les femmes à assumer la gestion administrative et comptable, perdure dans les représentations des jeunes en formation. Les garçons délaissent ainsi les enseignements « scolaires », tournés vers les aspects administratifs, au profit des apprentissages techniques. Or, le retrait progressif des femmes des exploitations laitières laisse ces éleveurs démunis face à une « paperasserie » devenue importante dans l’exercice du métier. Ce sentiment d’incompétence augmente le risque suicidaire des exploitants.