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« apprendre à écrire, ce n’est pas seulement acquérir et maîtriser des compétences scripturales – graphiques, syntaxiques, grammaticales et stylistiques –, c’est nouer cet ensemble de savoir-faire dans « l’intention d’écrire » », « c’est transformer les contraintes de la langue en ressources pour la pensée » (Philippe Meirieu, 2025).
Identifier certaines de leurs caractéristiques, repérer quelques-uns de leurs éléments de langage, est un détour nécessaire pour parvenir à les neutraliser. Selon le rapport de janvier 2026 du HCE (Haut Conseil à l’Egalité), il y a d’ailleurs urgence à ce que l’Ecole mette en place une formation ciblée permettant de développer « la capacité des enseignant·es et personnels éducatifs à détecter les signaux faibles de radicalisation masculiniste et à désamorcer les discours misogynes ou complotistes ».
Dans un contexte où la formation et l’éducation priorisent plus que jamais des finalités opératoires que l’acquisition de portefeuille de compétences permettrait de rendre effectives, ce livre fait le choix de questionner à nouveaux frais le véritable sens et les finalités de la formation et de l’éducation. À tout miser sur l’acquisition de contenus ou de méthodes qui facilitent l’adaptation socio-professionnelle immédiate, ne risque-t-on pas d’oublier l’accent qui devrait être mis simultanément sur leur valeur formatrice et émancipatrice pourtant constitutive ? N’est-il pas vrai que : « former – comme processus – c’est toujours former quelqu’un à quelque chose, par quelque chose et pour quelque chose » ? (Fabre, 2015, p. 37).
De là résulte notre questionnement : quels contenus et quelles finalités de l’éducation et de la formation face aux défis du XXIᵉ siècle ? Comment repenser la formation professionnelle face aux injonctions de l’économie de marché ?
De là résulte notre questionnement : quels contenus et quelles finalités de l’éducation et de la formation face aux défis du XXIᵉ siècle ? Comment repenser la formation professionnelle face aux injonctions de l’économie de marché ?
Ce que je défends, c’est une question simple à poser avant de concevoir n’importe quel dispositif : est-ce que ce qu’on cherche à faire apprendre ici a besoin du corps, des sens, du contexte réel, de l’imprévu, de l’autre ? Si oui, le numérique ne peut pas être la réponse principale. Il peut accompagner, préparer, consolider, mais pas remplacer.
Ainsi, l’enjeu central de ce numéro 157 d’Édurevue est de lever le voile sur le paradoxe de la scolarité des jeunes ruraux·ales : à résultats scolaires équivalents, pourquoi leurs trajectoires diffèrent-elles de celles des jeunes urbain·es ? Comment le territoire façonne-t-il en partie les choix d’orientation et les parcours dans l’enseignement secondaire puis supérieur ? Pour apporter des éléments de réponse, l’Édurevue se décline en trois parties. La première propose de comprendre comment les catégorisations des jeunesses et élèves ruraux·ales se sont construites à travers des travaux scientifiques et institutionnels. La partie suivante analyse les facteurs qui président aux choix d’orientation des élèves ruraux·ales au cours de l’enseignement secondaire. Enfin, la dernière partie croise deux entrées pour rendre compte de leurs parcours dans le supérieur : la dimension structurelle de l’offre de formation selon les territoires, et les variables sociales et de genre qui pèsent sur les choix d’orientation après le baccalauréat.
Ressources sur l'EMI
Enjeux sociétaux et formation de citoyens engagés à l’heure de l’Anthropocène. [Texte intégral]
Comment les différentes approches (de formation et de recherche) peuvent-elles porter les apprentissages disciplinaires et les « Éducations à », en réponse aux défis contemporains et de demain ?
Comment les différentes approches (de formation et de recherche) peuvent-elles porter les apprentissages disciplinaires et les « Éducations à », en réponse aux défis contemporains et de demain ?
Pour prévenir les violences sexistes et sexuelles et protéger les enfants, il faut très tôt les initier à la notion de consentement. Comment leur apprendre à exprimer leurs émotions et leurs limites et à respecter celles des autres ? Regard sur la façon dont l’école pose les bases de cette éducation affective et relationnelle à partir de la maternelle.
Pourquoi un ouvrage sur l’emprise ? Ce phénomène, qui établit entre les humains une relation de dominant à dominé, touche préférentiellement des personnes peu armées pour s’en défendre, et en particulier les enfants. Cet ouvrage explore les différentes formes que peut prendre la relation d’emprise et les moyens de renforcer la capacité d’y résister. Celle-ci ne s’improvise pas et demande à être éduquée, et si possible dès l’enfance.
Daniel Favre montre qu’elle passe par une reconnection avec soi-même à l’aide des Compétences psychosociales (CPS) auxquelles les enseignants devraient être formés pour y former à leur tour leurs élèves. Il partage avec Anne Leraille la préoccupation que ces CPS soient à portée véritablement émancipatrice tandis que Marie Tamarelle-Verhaeghe déplore que la vie scolaire, par le contrôle qu’elle exerce sur les élèves, encourage plutôt la déresponsabilisation, qui fait le lit de la soumission aux emprises. Maridjo Graner et Daniel Favre s’intéressent aux motivations, tant des dominants que des dominés, et reconnaissent l’importance de savoir les reconnaître en soi pour reprendre sa liberté de penser, « s’autoréguler » et user d’esprit critique par rapport aux influences extérieures, comme celle dont s’inquiète Danièle Epstein, celle de l’emprise sur l’esprit des jeunes d’une idéologie individualiste et consummériste qui imprègne la société tout entière. François Soulard montre que la dépendance peut aussi s’installer dans les rapports d’État à État avec des conséquences au niveau éducatif. Nadine Gaudin et son équipe ainsi que Brigitte Liatard détaillent, chacune selon son expérience, la façon dont l’éducation permet aux jeunes de savoir s’affirmer sans chercher à dominer ni se soumettre, tandis que Bruno Robbes souligne le rôle d’une autorité qui soit éducative et non elle-même une emprise ou un refus de toute intervention.
Dans leur diversité, qui reflète la complexité de ce sujet, les chapitres développent chacun un point de vue et des arguments qui ne font pas forcément consensus. Ils restent ouverts à la critique argumentée, dans un esprit d’objectivité qui définit l’esprit scientifique.
L’ouvrage se termine par 9 propositions à expérimenter et par une urgence : repérer et neutraliser les injonctions paradoxales qui traversent notre société et inévitablement son École. En nous affaiblissant, elles nous rendent vulnérables aux emprises.
Daniel Favre montre qu’elle passe par une reconnection avec soi-même à l’aide des Compétences psychosociales (CPS) auxquelles les enseignants devraient être formés pour y former à leur tour leurs élèves. Il partage avec Anne Leraille la préoccupation que ces CPS soient à portée véritablement émancipatrice tandis que Marie Tamarelle-Verhaeghe déplore que la vie scolaire, par le contrôle qu’elle exerce sur les élèves, encourage plutôt la déresponsabilisation, qui fait le lit de la soumission aux emprises. Maridjo Graner et Daniel Favre s’intéressent aux motivations, tant des dominants que des dominés, et reconnaissent l’importance de savoir les reconnaître en soi pour reprendre sa liberté de penser, « s’autoréguler » et user d’esprit critique par rapport aux influences extérieures, comme celle dont s’inquiète Danièle Epstein, celle de l’emprise sur l’esprit des jeunes d’une idéologie individualiste et consummériste qui imprègne la société tout entière. François Soulard montre que la dépendance peut aussi s’installer dans les rapports d’État à État avec des conséquences au niveau éducatif. Nadine Gaudin et son équipe ainsi que Brigitte Liatard détaillent, chacune selon son expérience, la façon dont l’éducation permet aux jeunes de savoir s’affirmer sans chercher à dominer ni se soumettre, tandis que Bruno Robbes souligne le rôle d’une autorité qui soit éducative et non elle-même une emprise ou un refus de toute intervention.
Dans leur diversité, qui reflète la complexité de ce sujet, les chapitres développent chacun un point de vue et des arguments qui ne font pas forcément consensus. Ils restent ouverts à la critique argumentée, dans un esprit d’objectivité qui définit l’esprit scientifique.
L’ouvrage se termine par 9 propositions à expérimenter et par une urgence : repérer et neutraliser les injonctions paradoxales qui traversent notre société et inévitablement son École. En nous affaiblissant, elles nous rendent vulnérables aux emprises.
En développant cette réflexivité, les apprenants prennent conscience des dynamiques en jeu, des biais possibles, et de la manière dont leur propre pensée peut s’enrichir en interagissant avec une IAG. Pensée et utilisée ainsi, l’IAG redéfinit le rapport au savoir et à la pensée critique. Pour les formateurs, l’enjeu est double : intégrer ces outils dans des dispositifs pédagogiques pertinents mais surtout accompagner les apprenants dans le développement d’une réflexivité qui leur permettra de rester auteurs de leur apprentissage. La technologie devient alors un stimulant de réflexion et non un substitut à l’esprit humain.
Calculating Empires is a large-scale research visualization exploring how technical and social structures co-evolved over five centuries. The aim is to view the contemporary period in a longer trajectory of ideas, devices, infrastructures, and systems of power. It traces technological patterns of colonialism, militarization, automation, and enclosure since 1500 to show how these forces still subjugate and how they might be unwound. By tracking these imperial pathways, Calculating Empires offers a means of seeing our technological present in a deeper historical context. And by investigating how past empires have calculated, we can see how they created the conditions of empire today.
La « manosphère » est un terme générique désignant les espaces sur Internet où l’ordre naturel des sexes et la masculinité dominante sont représentés et défendus. Les « manfluenceurs » rendent les femmes, le féminisme et l’égalité responsables du fait que de nombreux hommes se sentent aujourd’hui déstabilisés et provoqués. Le représentant le plus en vue est Andrew Tate. Cela attise la misogynie et la violence. Les adolescents masculins qui ont un besoin important de statut, de sécurité et de stabilisation de leur estime de soi sont particulièrement exposés au risque d’être entraînés dans le sillage de la manosphère. La plateforme Attention à la manosphère ! offre des informations et des conseils aux parents, aux proches et aux professionnel.les. Vous faites déjà le plus important : vous vous mobilisez et vous vous informez.