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À l’heure de l’IA , le monde de l’éducation va devoir se recentrer sur ce qui est le plus fondamental, soit l’enseignement de compétences, soutient Pierre Poirier. Selon lui, raisonner, exercer son jugement, argumenter, structurer des idées, affronter des difficultés, repérer ses propres erreurs constituent autant d’aspects du processus d’apprentissage intellectuel qui permettent de progresser, de construire des compétences et une compréhension durables.
Elle montre également une contradiction : à l’école, nous apprenons souvent le fonctionnement du pouvoir démocratique (séparation des pouvoirs, libertés individuelles) mais la démocratie est rarement vécue dans le fonctionnement des établissements, et des relations adultes-enfants. Au contraire, les jeunes font parfois face à un pouvoir arbitraire où la règle s’applique à eux avant de s’appliquer aux adultes dans leur établissement.
Vis ma vie de CPE ! Conseillère principale d’éducation (CPE) depuis presque trente ans, et passionnée par son métier, Karin S.Marchand nous invite à partager dans Quoi de meuf madame la CPE ? son quotidien. Un quotidien protéiforme, fait d’engagement, qui rappelle qu’être CPE, ce n’est pas seulement « gérer les heures de retenue ou les billets de retard », mais aussi, et surtout, conseiller et éduquer afin de « placer les adolescents dans les meilleures conditions de vie individuelle et collective, de réussite scolaire et d’épanouissement personnel ».
« apprendre à écrire, ce n’est pas seulement acquérir et maîtriser des compétences scripturales – graphiques, syntaxiques, grammaticales et stylistiques –, c’est nouer cet ensemble de savoir-faire dans « l’intention d’écrire » », « c’est transformer les contraintes de la langue en ressources pour la pensée » (Philippe Meirieu, 2025).
Identifier certaines de leurs caractéristiques, repérer quelques-uns de leurs éléments de langage, est un détour nécessaire pour parvenir à les neutraliser. Selon le rapport de janvier 2026 du HCE (Haut Conseil à l’Egalité), il y a d’ailleurs urgence à ce que l’Ecole mette en place une formation ciblée permettant de développer « la capacité des enseignant·es et personnels éducatifs à détecter les signaux faibles de radicalisation masculiniste et à désamorcer les discours misogynes ou complotistes ».
Dans un contexte où la formation et l’éducation priorisent plus que jamais des finalités opératoires que l’acquisition de portefeuille de compétences permettrait de rendre effectives, ce livre fait le choix de questionner à nouveaux frais le véritable sens et les finalités de la formation et de l’éducation. À tout miser sur l’acquisition de contenus ou de méthodes qui facilitent l’adaptation socio-professionnelle immédiate, ne risque-t-on pas d’oublier l’accent qui devrait être mis simultanément sur leur valeur formatrice et émancipatrice pourtant constitutive ? N’est-il pas vrai que : « former – comme processus – c’est toujours former quelqu’un à quelque chose, par quelque chose et pour quelque chose » ? (Fabre, 2015, p. 37).
De là résulte notre questionnement : quels contenus et quelles finalités de l’éducation et de la formation face aux défis du XXIᵉ siècle ? Comment repenser la formation professionnelle face aux injonctions de l’économie de marché ?
De là résulte notre questionnement : quels contenus et quelles finalités de l’éducation et de la formation face aux défis du XXIᵉ siècle ? Comment repenser la formation professionnelle face aux injonctions de l’économie de marché ?
Ce que je défends, c’est une question simple à poser avant de concevoir n’importe quel dispositif : est-ce que ce qu’on cherche à faire apprendre ici a besoin du corps, des sens, du contexte réel, de l’imprévu, de l’autre ? Si oui, le numérique ne peut pas être la réponse principale. Il peut accompagner, préparer, consolider, mais pas remplacer.
Ainsi, l’enjeu central de ce numéro 157 d’Édurevue est de lever le voile sur le paradoxe de la scolarité des jeunes ruraux·ales : à résultats scolaires équivalents, pourquoi leurs trajectoires diffèrent-elles de celles des jeunes urbain·es ? Comment le territoire façonne-t-il en partie les choix d’orientation et les parcours dans l’enseignement secondaire puis supérieur ? Pour apporter des éléments de réponse, l’Édurevue se décline en trois parties. La première propose de comprendre comment les catégorisations des jeunesses et élèves ruraux·ales se sont construites à travers des travaux scientifiques et institutionnels. La partie suivante analyse les facteurs qui président aux choix d’orientation des élèves ruraux·ales au cours de l’enseignement secondaire. Enfin, la dernière partie croise deux entrées pour rendre compte de leurs parcours dans le supérieur : la dimension structurelle de l’offre de formation selon les territoires, et les variables sociales et de genre qui pèsent sur les choix d’orientation après le baccalauréat.
Ressources sur l'EMI
Enjeux sociétaux et formation de citoyens engagés à l’heure de l’Anthropocène. [Texte intégral]
Comment les différentes approches (de formation et de recherche) peuvent-elles porter les apprentissages disciplinaires et les « Éducations à », en réponse aux défis contemporains et de demain ?
Comment les différentes approches (de formation et de recherche) peuvent-elles porter les apprentissages disciplinaires et les « Éducations à », en réponse aux défis contemporains et de demain ?
Pour prévenir les violences sexistes et sexuelles et protéger les enfants, il faut très tôt les initier à la notion de consentement. Comment leur apprendre à exprimer leurs émotions et leurs limites et à respecter celles des autres ? Regard sur la façon dont l’école pose les bases de cette éducation affective et relationnelle à partir de la maternelle.