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Dans un contexte d’appel à la bifurcation dans certaines grandes écoles françaises depuis 2022, une partie du corps enseignant de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche réfléchit depuis une quinzaine d’années à la manière de répondre aux enjeux environnementaux et climatiques au sein du fonctionnement de leurs institutions respectives et de leurs enseignements. Cet article s’intéresse à la portée et au contenu d’une réforme pédagogique au sein des cursus estudiantins d’une école d’agronomie en France. Nous revenons d’abord sur un certain nombre d’initiatives entreprises ces dernières années pour situer notre démarche par rapport à celles existantes en France. Puis, nous présentons notre manière d’analyser des lectures sur le sujet pour en déduire des pistes tenant compte des enjeux de bifurcation dans notre établissement. L’interdisciplinarité et la transdisciplinarité mises en pratique sur le plan éducatif au nom de la complexité des enjeux, la valorisation de l’esprit critique et le recours à divers types didactiques sont des voies propices à l’apprentissage et à la mise en situation de savoirs environnementaux mis en contexte.
Au risque d’un inconfort passager, il faut donc reconnaître que
les institutions éducatives, dans le même temps qu’elles contribuent de manière positive à la société, participent à socialiser les étudiant·es à la continuation d’un système socioculturel, politique et économique normalisé, mais insoutenable
les institutions éducatives, dans le même temps qu’elles contribuent de manière positive à la société, participent à socialiser les étudiant·es à la continuation d’un système socioculturel, politique et économique normalisé, mais insoutenable
C’est donc cela la véritable question que pourrait soulever le manifeste : les fonctionnements actuels de l’université et de l’éducation nationale sont-ils compatibles avec une décroissance énergétique et matérielle globale ? Avec la bifurcation vers un monde sobre, équitable, démocratique ? Sont-ils alignés avec le bien commun dont les coordonnées ont changé avec l’effondrement du mythe de la croissance techno-économique joyeuse pour toutes et tous ? En ce qui concerne l’introduction de l’IA générative, clairement non, et cela justifie en soi une résistance ciblée. Pour le reste, justement, il serait urgent d’en discuter.
Voir le rapport sur l'ESR
Le rôle des ingénieurs dans la transition écologique et sociale n’a jamais été aussi crucial. Ce rôle mérite d'être bien davantage réfléchi qu'il ne l'est aujourd'hui, pour une action orientée vers le bien commun.
En croisant les regards de philosophes, d'économistes, de scientifiques et de dirigeants, cet ouvrage questionne les limites de l’innovation technique, en insistant sur la nécessité de réintégrer des valeurs de sobriété et de responsabilité collective dans l’action technologique.
Au cœur de cette réflexion, des portes thématiques sont proposées pour guider les ingénieur.es vers une vision systémique et interdisciplinaire : des diagnostics environnementaux à la réinvention de l’éthique, en passant par des récits culturels inspirants et la reconnexion à soi et à la nature.
Face aux défis pressants, le manuel prône une ingénierie qui ne soit plus uniquement au service de la performance technique ou financière, mais du bien commun. Pour accroître la responsabilité individuelle et collective des ingénieurs, mais aussi leur redevabilité, ce livre s’accompagne d’un « serment de l’ingénieur » inspiré du « serment d'Hippocrate ».
En croisant les regards de philosophes, d'économistes, de scientifiques et de dirigeants, cet ouvrage questionne les limites de l’innovation technique, en insistant sur la nécessité de réintégrer des valeurs de sobriété et de responsabilité collective dans l’action technologique.
Au cœur de cette réflexion, des portes thématiques sont proposées pour guider les ingénieur.es vers une vision systémique et interdisciplinaire : des diagnostics environnementaux à la réinvention de l’éthique, en passant par des récits culturels inspirants et la reconnexion à soi et à la nature.
Face aux défis pressants, le manuel prône une ingénierie qui ne soit plus uniquement au service de la performance technique ou financière, mais du bien commun. Pour accroître la responsabilité individuelle et collective des ingénieurs, mais aussi leur redevabilité, ce livre s’accompagne d’un « serment de l’ingénieur » inspiré du « serment d'Hippocrate ».
nspirée, notamment, des travaux d’Olivier Hamant, la pédagogie de la robustesse propose un changement de paradigme : former des esprits ET des collectifs capables de penser la complexité, d’agir dans l’incertain, de coopérer et de rebondir dans des environnements complexes et fluctuants — plutôt que d’optimiser des compétences professionnelles en partie figées.
Nous avons déjà amorcé cette réflexion au sein d’un collectif rassemblant des collègues de l’enseignement supérieur.
Nous avons déjà amorcé cette réflexion au sein d’un collectif rassemblant des collègues de l’enseignement supérieur.
L’innovation pédagogique est au cœur de attendus légitimes envers un enseignant-chercheur et une nécessité organisationnelle et sociétale. Toutefois, il y a de multiples façons de s’y investir. Le présent chapitre propose un guide pour la valorisation de l’engagement d’un enseignant-chercheur en la matière.
Bien sûr, il est mentionné que « la formation ne comporte pas d’expérience en milieu professionnel obligatoire dans sa maquette » et que « l’internationalisation n’est pas une de ses priorités majeures ». Mais comme il n’a jamais été question, lors de l’accréditation précédente, d’imposer de professionnalisation obligatoire à nos diplômes, que notre taux d’insertion est excellent, et qu’il y a des raisons objectives qui amènent des étudiant·es en création littéraire en langue française à préférer rester en France, le reste n’est que concert de louanges. Et pourtant la conclusion dans son intégralité dit : « Avis en vue de l’accréditation – Défavorable – Une absence d’expérience en milieu professionnel obligatoire. »
Notre étude sur les usages du numérique des enseignants de hautes écoles suisses et belges a révéler que les quatre catégories d’usages principales qui dominent les classements sont la « Transmission/réception, la « Recherche », la « Création », l’» Exercisation » (usages apprenants) et l’» organisation » (usages enseignants). Ces choix laissent à penser que l’enseignement reste majoritairement magistral et transmissif, et que l’intégration du numérique dans les pratiques d’enseignement-apprentissage a davantage modifié l’accès aux ressources et la création des supports que les méthodes d’enseignement ou les rôles des enseignants et des apprenants. La progression vers des usages plus interactifs ne semble donc pas s’être accélérée suite à la COVID-19.
La mission, confiée à François Taddei, président du Learning Planet Institute, et Frédéric Pascal, directeur de l’institut DataIA, poursuit les objectifs suivants :
Évaluer les impacts de l’IA sur les méthodes d’enseignement et d’apprentissage
Proposer un cadre d'intégration adapté aux différentes disciplines
Identifier les besoins en formation pour aider à la montée en compétences
Proposer des modalités d'évaluation et de reconnaissance des compétences à l’heure de l’IA
Définir un cadre éthique et réglementaire pour garantir une IA souveraine dans l'enseignement supérieur
Proposer des axes de recherche sur les usages de tous les acteurs de l’ESR, dont les enseignants et les étudiants en France, en Europe et à l'international
Évaluer les impacts de l’IA sur les méthodes d’enseignement et d’apprentissage
Proposer un cadre d'intégration adapté aux différentes disciplines
Identifier les besoins en formation pour aider à la montée en compétences
Proposer des modalités d'évaluation et de reconnaissance des compétences à l’heure de l’IA
Définir un cadre éthique et réglementaire pour garantir une IA souveraine dans l'enseignement supérieur
Proposer des axes de recherche sur les usages de tous les acteurs de l’ESR, dont les enseignants et les étudiants en France, en Europe et à l'international
Cet exposé s’intéresse aux enjeux de transformation pédagogique dans l’enseignement supérieur. Il s’agit de présenter de façon non exhaustive les évolutions actuelles de pratiques pédagogiques : mise en œuvre de l’APC (approche par compétences), initiatives de valorisation et de reconnaissance de l’engagement étudiant, formation aux enjeux des transitions sociales, sociétales et environnementales, apports mais aussi limites des nouvelles technologies et de l’intelligence artificielle.
Les universités sont souvent accusées de négliger leur mission d’enseignement au profit de la course à l’excellence dans la recherche et, par conséquent, de mépriser la pédagogie. Mais l’université est-elle vraiment aussi centrée sur la recherche qu’on le prétend ? Est-elle si réfractaire au changement et à l’innovation pédagogique ? Cet ouvrage questionne ces présupposés et annonce un renouveau de la pratique enseignante à l’université. Les grands changements qui affectent autant les cursus universitaires que les manières d’enseigner sont analysés à partir des questions suivantes. Quels sont les facteurs externes qui poussent au changement ? Quelles sont les nouvelles directions pédagogiques préconisées ? Comment soutenir, voire encourager l’innovation et le changement ? Comment la recherche en éducation alimente-t-elle les nouvelles approches pédagogiques ?
"Cet article présente un bilan des travaux de recherche concernant le phénomène des innovations pédagogiques survenu en milieu universitaire au cours des quinze dernières années. Il porte sur la nature des innovations pédagogiques dans l’enseignement supérieur, sur les conceptions et les comportements des innovateurs et, enfin, sur les facteurs opérationnels, structurels, stratégiques et environnementaux qui peuvent avoir un impact accélérateur ou inhibiteur sur le déploiement des expérimentations pédagogiques en contexte universitaire. En conclusion, l’auteur propose une série de pistes de réflexion et de recherche susceptibles de dépasser le caractère descriptif et normatif des premières études."
" Cet article propose ainsi de revenir aux éléments fondamentaux de cette notion, en mettant en évidence des confusions récurrentes (notamment avec l’innovation technologique). Puis il présente un dispositif pédagogique inédit, nommé « Démosthène Postmoderne », qu’il passe ensuite aux cribles des critères relevés dans la littérature. Pour finir, il aboutit à des préconisations concernant des critères pour les innovations pédagogiques dans le supérieur."
Quel enseignement supérieur dans un monde en transition ?
"D’une part, dans les écoles d’ingénieur·es, le corps professoral, souvent spécialiste des sciences fondamentales et appliquées, a du mal à se saisir du sujet et à proposer un programme s’appuyant aussi sur des sciences humaines et sociales qui soit adapté et cohérent. Dans ce cadre, il arrive que les écoles fassent appel à des intervenant·es extérieur·es. Cela signifie souvent de renoncer au pouvoir que l’administration peut avoir sur les cours en question. Il est, en effet, difficile de savoir de quoi va vouloir parler l’intervenant·e, sa manière de faire cours et donc sa pertinence pour la formation."