14889 shaares
table ronde consacrée à la co-éducation numérique a réuni deux voix majeures de la question : Anne Cordier, chercheuse en sciences de l’information et de la communication à l’Université de Lorraine, spécialiste des usages numériques et Stéphanie Dionne, directrice du développement à L’École branchée (Québec)
Comment enseigner dans un monde qui change plus vite que les programmes scolaires ? Comment parler d’avenir sans certitude ? C’est à ces questions que répond une étude d’une rare ampleur publiée en 2025 dans la revue Current Issues in Comparative Education par Oren Pizmony-Levy et Sarah Alice Wagner, chercheurs au Teachers College et à la Columbia Climate School.
La crise des intrants en Ukraine est un avertissement pour le monde. Une agriculture intensive et déséquilibrée, qu’il s’agisse d’un usage excessif, insuffisant ou inadapté des engrais, n’est pas durable. Une mauvaise gestion contribue à l’insécurité alimentaire comme à la pollution de l’environnement.
Nos travaux s’inscrivent dans le cadre du futur International Nitrogen Assessment, attendu en 2026, qui soulignera la nécessité d’une gestion mondiale efficace de l’azote et présentera des solutions concrètes pour maximiser les bénéfices de l’azote : amélioration de la sécurité alimentaire, résilience climatique, qualité de l’eau et de l’air.
Nos travaux s’inscrivent dans le cadre du futur International Nitrogen Assessment, attendu en 2026, qui soulignera la nécessité d’une gestion mondiale efficace de l’azote et présentera des solutions concrètes pour maximiser les bénéfices de l’azote : amélioration de la sécurité alimentaire, résilience climatique, qualité de l’eau et de l’air.
science participative et biodiversité des sols
Pour lutter contre le racisme, l’école française s’appuie principalement sur l’éducation civique et la prévention. Que nous dit la recherche de cette approche ? Sur le terrain, quels sont les moyens les plus efficaces pour endiguer la violence et les discriminations ?
Pourquoi l’affectivité et les émotions jouent-elles un rôle essentiel dans la réussite et le bien-être des élèves ? Comment la qualité des relations scolaires influence-t-elle leur performance ? Et si les émotions et les relations devenaient des leviers clés pour améliorer l’expérience éducative ?
Ce livre offre une exploration des liens entre affectivité, émotions et apprentissage. Fondé sur des recherches scientifiques, il présente une réflexion approfondie sur l’importance des émotions et des relations dans le parcours scolaire des élèves du primaire et du secondaire.
À travers des théories nuancées et une articulation claire des concepts, l’autrice met en lumière comment ces éléments influencent l’apprentissage et le développement global des jeunes. L’ouvrage soulève des questions cruciales pour repenser nos pratiques éducatives, en soulignant l’importance de prendre soin de l’affectivité des élèves pour garantir leur bien-être et leur réussite.
Destiné aux cohortes étudiantes en éducation ainsi qu’aux personnes qui leur enseignent, ce livre est une invitation à repenser notre approche pédagogique pour mieux intégrer les dimensions émotionnelles et relationnelles dans l’apprentissage. Un outil indispensable pour améliorer les pratiques, de l’école primaire à l’université.
Ce livre offre une exploration des liens entre affectivité, émotions et apprentissage. Fondé sur des recherches scientifiques, il présente une réflexion approfondie sur l’importance des émotions et des relations dans le parcours scolaire des élèves du primaire et du secondaire.
À travers des théories nuancées et une articulation claire des concepts, l’autrice met en lumière comment ces éléments influencent l’apprentissage et le développement global des jeunes. L’ouvrage soulève des questions cruciales pour repenser nos pratiques éducatives, en soulignant l’importance de prendre soin de l’affectivité des élèves pour garantir leur bien-être et leur réussite.
Destiné aux cohortes étudiantes en éducation ainsi qu’aux personnes qui leur enseignent, ce livre est une invitation à repenser notre approche pédagogique pour mieux intégrer les dimensions émotionnelles et relationnelles dans l’apprentissage. Un outil indispensable pour améliorer les pratiques, de l’école primaire à l’université.
Selon l’UNESCO, les écoles vertes sont des établissements scolaires (écoles, collèges, lycées) qui dispensent une éducation globale s’articulant autour du développement intellectuel, émotionnel, social et physique des élèves. Cette éducation globale ne se limite pas aux connaissances académiques et cherche à cultiver la pensée critique, la créativité, la conscience de soi, l’empathie, les valeurs éthiques et la création de liens avec les autres et avec la nature. L’éducation globale repose sur des principes de pédagogie active, interdisciplinaire, permettant aux élèves de renforcer leur capacité à agir de façon éclairée.
Plus près de nous, et pour le futur, cette étude européenne sur la perception que les agriculteurs peuvent avoir de l’agriculture régénérative. L’enquête menée par Ipsos a porté sur quatre pays européens et les résultats sont, finalement, assez conformes à ce que l’on peut en attendre. Dans ses recommandations, l’étude préconise, afin que l’agriculture régénérative soit plus facilement acceptée (et adoptée), de la centrer sur les agriculteurs en prenant en compte leurs craintes et leurs priorités, que les incitations économiques soient en phase avec leurs attentes, que la partie administrative soit simplifiée et enfin que les approches soient adaptées en fonction des régions mais aussi des cultures. Et que le concept soit plus clairement défini ?
En matière d’éducation au numérique, la réaction spontanée reste celle de la sensibilisation : harcèlement, fake news, dépendance. On aborde le numérique par la menace, souvent déconnectée des pratiques réelles des jeunes. Cette approche centrée sur le média a ses limites : elle méconnaît les contextes, les intentions, les cultures d’usage. Elle renforce le sentiment d’illégitimité des professionnels et infantilise les adolescents.
Il est temps de décaler la focale : interroger les usages, pas seulement les outils. Parler des représentations, pas seulement des risques. Et accompagner des parcours d’expression, pas seulement des consignes de prudence.
Il est temps de décaler la focale : interroger les usages, pas seulement les outils. Parler des représentations, pas seulement des risques. Et accompagner des parcours d’expression, pas seulement des consignes de prudence.
voir le résumé de « Repenser la responsabilité environnementale comme relationnelle et affective »
Cécile Rosat
Cécile Rosat
OCR en ligne sans envoi de data
Le rapport EAT-Lancet publié il y a quelques jours confirme cette responsabilité à une échelle plus globale. Il montre que les systèmes alimentaires figurent parmi les principaux moteurs du dépassement de plusieurs limites planétaires, notamment pour la biodiversité, l’usage des terres et les cycles de l’azote et du phosphore. Pour la première fois, ce rapport propose des « limites alimentaires sûres » qui relient directement nos modes de production et de consommation à la stabilité écologique de la planète.
À vouloir enfermer les modèles de langage dans le carcan de la Vérité, nous les condamnons à l’échec, tout du moins selon nos critères de validation habituels (parce que, soyons clairs, eux s’en fichent totalement). Adopter la perspective pragmatiste, c’est au contraire reconnaître leur aptitude à générer des pistes, à enrichir l’analyse, à accélérer l’exécution. Cela suppose d’assumer leurs limites, de concevoir des garde-fous techniques et organisationnels, et surtout de guider leur évolution à partir de l’observation concrète des usages : ce qui fonctionne, ce qui échoue, ce qui apporte de la valeur ou des risques. En ce sens, les retours d’expérience réels doivent primer sur des critères abstraits, souvent déconnectés des contraintes opérationnelles.
Même si des pouvoirs autoritaires nient leur existence, les crises écologiques et sociales continuent à s’aggraver. Pour en sortir, la bonne volonté ne suffira pas. Leur apporter une solution suppose de reconnaître qu’elles s’enracinent dans une autre crise, d’ordre épistémique. Tel est l’argument de ce livre.
La conception traditionnelle du savoir, présente depuis l’Antiquité avec Platon, renouvelée par la science classique avec Descartes et se prolongeant jusqu’à Bachelard, est porteuse d’un imaginaire de puissance qui promet au philosophe ou au savant la maîtrise de toute chose.
Or une autre science émerge qui n’a pas pour vocation de dompter la nature et de surplomber la société mais d’agir avec elles, de promouvoir des interactions et des perspectives partagées grâce à l’association de savoirs (académiques, expérientiels, professionnels…). Cette approche, où le sujet connaissant n'est plus spectateur mais acteur impliqué, caractérise aujourd'hui une science citoyenne dont Machiavel a été un des précurseurs. Elle se déploie à partir de divers champs : de la physique avec l’Ecole de Copenhague à la philosophie et aux sciences sociales avecFeyerabend et son anarchisme méthodologique, Habermas, Honneth ou Fraser pour l’Ecole de Francfort, les pragmatistes de Dewey à Latour, les féministes comme Haraway et Harding, les auteurs du Sud global de Mariàtegui à Quijano. Toutes ces contributions déconstruisent les dogmatismes et facilitent une reconstruction démocratique. Malgré les tentatives d’invalidation auxquelles elles se heurtent, elles s’avèrent indispensables pour surmonter les défis socio-écologiques.
La conception traditionnelle du savoir, présente depuis l’Antiquité avec Platon, renouvelée par la science classique avec Descartes et se prolongeant jusqu’à Bachelard, est porteuse d’un imaginaire de puissance qui promet au philosophe ou au savant la maîtrise de toute chose.
Or une autre science émerge qui n’a pas pour vocation de dompter la nature et de surplomber la société mais d’agir avec elles, de promouvoir des interactions et des perspectives partagées grâce à l’association de savoirs (académiques, expérientiels, professionnels…). Cette approche, où le sujet connaissant n'est plus spectateur mais acteur impliqué, caractérise aujourd'hui une science citoyenne dont Machiavel a été un des précurseurs. Elle se déploie à partir de divers champs : de la physique avec l’Ecole de Copenhague à la philosophie et aux sciences sociales avecFeyerabend et son anarchisme méthodologique, Habermas, Honneth ou Fraser pour l’Ecole de Francfort, les pragmatistes de Dewey à Latour, les féministes comme Haraway et Harding, les auteurs du Sud global de Mariàtegui à Quijano. Toutes ces contributions déconstruisent les dogmatismes et facilitent une reconstruction démocratique. Malgré les tentatives d’invalidation auxquelles elles se heurtent, elles s’avèrent indispensables pour surmonter les défis socio-écologiques.