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Nos travaux suggèrent qu’aucune pratique isolée ne constitue une solution miracle. Les leviers les plus efficaces semblent plutôt résider dans la diversification des cultures, l’usage régulier des couverts végétaux, l’allongement des rotations, l’intégration de légumineuses fixatrices d’azote et de plantes pérennes, ou encore l’agroforesterie.
La transition vers des systèmes de productions agricoles agroécologiques demandera donc probablement moins d’interdictions catégoriques que de combinaisons de pratiques stratégiquement mobilisées, innovantes et adaptées aux contextes locaux.
La transition vers des systèmes de productions agricoles agroécologiques demandera donc probablement moins d’interdictions catégoriques que de combinaisons de pratiques stratégiquement mobilisées, innovantes et adaptées aux contextes locaux.
Comment l’intelligence artificielle générative transforme-t-elle déjà l’agriculture française ?
Pour répondre à cette question, l’Académie d’agriculture de France, l’Acta – les instituts techniques agricoles et la Chaire AgroTIC publient conjointement un livre blanc intitulé :
« Intelligence artificielle générative en agriculture : enjeux, principes et applications ».
Pour répondre à cette question, l’Académie d’agriculture de France, l’Acta – les instituts techniques agricoles et la Chaire AgroTIC publient conjointement un livre blanc intitulé :
« Intelligence artificielle générative en agriculture : enjeux, principes et applications ».
Ce numéro d’Édurevue1 met en évi-
dence trois constats convergents : les campagnes de sensibili-
sation classiques produisent des effets limités (Cartron et Fichet,
2023) ; les normes du « bien manger » font l’objet d’une récep-
tion socialement différenciée, susceptible de renforcer involon-
tairement les inégalités existantes (Régnier et Masullo, 2009) ;
les approches fondées sur le sensible et l’expérience présentent
des résultats encourageants, mais restent souvent tributaires de
l’engagement des actrices et acteurs locaux.
dence trois constats convergents : les campagnes de sensibili-
sation classiques produisent des effets limités (Cartron et Fichet,
2023) ; les normes du « bien manger » font l’objet d’une récep-
tion socialement différenciée, susceptible de renforcer involon-
tairement les inégalités existantes (Régnier et Masullo, 2009) ;
les approches fondées sur le sensible et l’expérience présentent
des résultats encourageants, mais restent souvent tributaires de
l’engagement des actrices et acteurs locaux.
Deux émissions récentes de « Cultures Monde » éclairent les enjeux liés aux engrais et aux pesticides, des intrants sur lesquels repose l’essentiel de la production agricole mondiale aujourd’hui, mais de plus en plus contestés pour leurs effets sanitaires et environnementaux.
Le réseau des DigiFermes teste des nouvelles technologies dans ses 21 fermes expérimentales, couvrant plus de 11 filières sur l’ensemble du territoire français. Il a publié en avril 2026 un panorama des outils numériques étudiés en 2024 et 2025, accompagné d’un webinaire de présentation.
Car les marges se font de manière très inégale avec ce qu'on appelle une péréquation entre les produits.
Certes les différences s'expliquent parfois par la nature même de ce qui est vendu. Il y a plus de dépenses de personnel pour la boulangerie et la boucherie que pour les yaourts. Mais ce qui pose problème, c'est surtout que la guerre des prix n'a en réalité pas lieu partout et surtout pas sur tous les produits. Or ceux où les marges sont les moins grandes, les produits d'appel pour attirer les consommateurs, sont les plus gras, sucrés, salés, transformés. Ce sont les aliments fabriqués et vendus en masse. C'est tout l'inverse pour les fruits et légumes, et plus encore le bio, où les marges sont bien plus importantes.
Certes les différences s'expliquent parfois par la nature même de ce qui est vendu. Il y a plus de dépenses de personnel pour la boulangerie et la boucherie que pour les yaourts. Mais ce qui pose problème, c'est surtout que la guerre des prix n'a en réalité pas lieu partout et surtout pas sur tous les produits. Or ceux où les marges sont les moins grandes, les produits d'appel pour attirer les consommateurs, sont les plus gras, sucrés, salés, transformés. Ce sont les aliments fabriqués et vendus en masse. C'est tout l'inverse pour les fruits et légumes, et plus encore le bio, où les marges sont bien plus importantes.
A quoi pourrait ressembler une agriculture décoloniale ? Nous débutons notre enquête dans un jardin partagé du 93 à l’occasion d’un troc de graines voyageuses qui nous conduit jusqu’à la ferme Sauvages et cultivées de Hannane, maraîchère à Chelles.
Et si la véritable question n’était pas : « Faut-il (ou non) manger des animaux ? » mais : « Pourquoi les exploitons-nous ? »
Depuis des siècles, la pensée occidentale a hissé l’humain au sommet : maître de la Nature et du vivant, des territoires et des destins animaux. Cette colonisation du vivant a façonné nos lois, nos fermes, nos laboratoires, nos récits, jusqu’à nos gestes les plus ordinaires.
Pourtant, d’autres peuples voient le monde autrement. Ils savent que la Terre n’appartient à personne, que l’animal n’est pas seulement une ressource, mais d’abord une présence, une relation, une existence sensible et que nous devons composer avec lui parce que nous vivons avec lui.
Dans cet essai, Cédric Sueur explore les racines de cette domination et propose une révolution du regard : décoloniser notre rapport au vivant. Décoloniser les animaux, c’est apprendre à les voir autrement : non plus comme des objets d’usage, mais comme des partenaires de monde. C’est reconnaître la conscience, la mémoire, la joie et la souffrance de celles et ceux avec qui nous partageons la Terre.
Depuis des siècles, la pensée occidentale a hissé l’humain au sommet : maître de la Nature et du vivant, des territoires et des destins animaux. Cette colonisation du vivant a façonné nos lois, nos fermes, nos laboratoires, nos récits, jusqu’à nos gestes les plus ordinaires.
Pourtant, d’autres peuples voient le monde autrement. Ils savent que la Terre n’appartient à personne, que l’animal n’est pas seulement une ressource, mais d’abord une présence, une relation, une existence sensible et que nous devons composer avec lui parce que nous vivons avec lui.
Dans cet essai, Cédric Sueur explore les racines de cette domination et propose une révolution du regard : décoloniser notre rapport au vivant. Décoloniser les animaux, c’est apprendre à les voir autrement : non plus comme des objets d’usage, mais comme des partenaires de monde. C’est reconnaître la conscience, la mémoire, la joie et la souffrance de celles et ceux avec qui nous partageons la Terre.
Trois ingénieurs agronomes analysent la crise agricole sous un angle original : ce ne sont pas les règles européennes et les bas prix qui tuent les agriculteurs, mais l'agro-industrie, qui les rend dépendants du machinisme et des intrants chimiques.
La « cause végétale » serait-elle un impensé de la transition agroécologique et alimentaire ? Cause végétale et cause paysanne sont-elles les deux versants d’une même exigence ? Cet ouvrage fait le pari que cette question, encore peu explorée, conditionne à la fois la reconnaissance des plantes comme êtres de relation et l’adoption de pratiques aujourd’hui indispensables pour fonder des solutions « avec » la nature. À travers l’affirmation d’une éthique du travail vivant, il met en lumière les chaînes d’interdépendances et de sociabilités basées sur la coopération entre humains et non-humains dans les activités productives.
Aboutissement et mise en perspective des résultats d’un programme de recherche [2], ce colloque s’est attaché à analyser les démarches de transition en aménagement, qu’elles émanent d’initiatives publiques ou privées dans des espaces diversifiés, en se concentrant sur les tensions et les compromis entre anthropisation et conservation de la nature. Les sciences de la conservation fournissent une proposition théorique intéressante, articulée autour des modèles de land sparing et land sharing, qui a guidé l’argumentaire de l’appel à propositions ainsi que les communications et discussions tenues pendant le colloque. Absente à l’origine du cadrage des travaux du programme de recherche dont ce colloque faisait la clôture, cette proposition conceptuelle s’est avérée particulièrement pertinente pour interpréter les résultats obtenus. L’initiative du colloque est donc de soumettre cette proposition à la communauté scientifique de l’aménagement de l’espace pour tester l’opportunité de son appropriation pour penser, concevoir et analyser les territoires anthropisés et leur rapport aux espaces et aux éléments de nature. L’événement a ainsi permis de construire trois jours de débats mettant à l’épreuve l’interdisciplinarité radicale qui doit se construire face aux crises environnementale et écologique globales, autant qu’il a pu faire dialoguer de manière fructueuse sciences sociales (se rapportant aux territoires, aux sociétés et à leurs fonctionnements) et sciences de la nature (biologie, écologie et écologie du paysage).
Initialement pensés pour analyser les relations entre biodiversité et agriculture (Phalan et al., 2011 ; Karp et al., 2015), les modèles conceptuels de land sparing et de land sharing sont deux propositions divergentes d’organisation de l’espace pour penser la satiété alimentaire des sociétés humaines en limitant les impacts négatifs sur les fonctionnalités écologiques des espaces productifs. Le land sparing préconise des zones de conservation de la nature strictement séparées des zones d’agriculture intensive ; tandis que le land sharing implique l’intrication de la nature dans les espaces agricoles.
Initialement pensés pour analyser les relations entre biodiversité et agriculture (Phalan et al., 2011 ; Karp et al., 2015), les modèles conceptuels de land sparing et de land sharing sont deux propositions divergentes d’organisation de l’espace pour penser la satiété alimentaire des sociétés humaines en limitant les impacts négatifs sur les fonctionnalités écologiques des espaces productifs. Le land sparing préconise des zones de conservation de la nature strictement séparées des zones d’agriculture intensive ; tandis que le land sharing implique l’intrication de la nature dans les espaces agricoles.
Le présent article fait un rapprochement entre approche des capabilités et démarches participatives. Il s’appuie, pour ce faire, sur un retour d’expérience réalisé au Sénégal au sujet d’une démarche d’accompagnement d’une dynamique collective de gestion de territoires et de ressources naturelles. Les auteurs voient, dans l’approche des capabilités, un moyen d’explorer plus avant les ambiguïtés nécessairement existantes au sein de ces démarches d’accompagnement entre recherche d’autonomie et ingénierie sociale.
Cet article de Philippine Coeugnet et ses collègues rend compte d’une expérience de coconception de systèmes d’élevage dans le Massif central, originale par sa mobilisation de participants, citoyens/habitants, au-delà du cercle des experts et des professionnels du secteur. Elle a ainsi permis un recadrage des enjeux et la formulation de nouvelles problématiques questionnant l’avenir de la recherche sur les systèmes d’élevage