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À quelles conditions une éducation à l’Anthropocène peut-elle contribuer au développement de cette pensée critique ? Nous en discutons à partir de l’analyse d’un cas regroupant plusieurs discours : une publication scientifique, sa présentation dans un article de l’AFP et des réactions en ligne à cette présentation.
L'éducation au développement durable est une injonction officielle remarquablement constante dans la durée : sa transposition dans les programmes et les instructions officielles a commencé il y a plus de trente ans. Pourtant, les étudiants interrogés au début de leur cursus universitaire tendent à occulter presque systématiquement l'un des trois piliers : celui de la justice sociale. Leurs représentations reflètent en cela le primat accordé à la dimension environnementale du développement durable dans les instances
gouvernementales.
gouvernementales.
Cet ouvrage propose une réflexion philosophique sur l’idée d’éco-citoyenneté, ses multiples racines, ses interprétations politiques, ses niveaux de réflexivité et d’agentivité. Il interroge les politiques éducatives et le curriculum scolaire. L’école est-elle à la hauteur des problèmes écologiques de l’anthropocène ?
Les auteurs tentent de définir les fondements d’une éducation au politique, émancipatrice et critique, axée sur la compréhension des problèmes de l’anthropocène. Ils forgent un certain nombre de repères théoriques et didactiques pour la formation des éducateurs et des enseignants.
Les auteurs tentent de définir les fondements d’une éducation au politique, émancipatrice et critique, axée sur la compréhension des problèmes de l’anthropocène. Ils forgent un certain nombre de repères théoriques et didactiques pour la formation des éducateurs et des enseignants.
Les personnes adolescentes sont lucides et inquiètes face aux enjeux des changements climatiques. Afin de les soutenir, une stratégie est de créer des occasions de mise en action et de les accompagner.
Par l’entremise d’un questionnaire semi-dirigé, il a été possible d’explorer la conception que se font les jeunes de la biodiversité, leur lien affectif envers celle-ci et leur sentiment au regard de leur participation citoyenne. Les résultats indiquent que les jeunes se disent conscients de la menace qui pèse sur la biodiversité et se sentent capables d’aider à sa protection, malgré une faible compréhension conceptuelle de ce qu’est la biodiversité.
Aborder la biodiversité en classe consiste souvent à étudier des écosystèmes, identifier des espèces proches de l’école ou réaliser des aménagements destinés à accueillir certains êtres vivants. Ces activités, bien que pertinentes à certains égards, reposent sur une vision partielle d’un concept complexe.
Ce numéro d’Édurevue1 met en évi-
dence trois constats convergents : les campagnes de sensibili-
sation classiques produisent des effets limités (Cartron et Fichet,
2023) ; les normes du « bien manger » font l’objet d’une récep-
tion socialement différenciée, susceptible de renforcer involon-
tairement les inégalités existantes (Régnier et Masullo, 2009) ;
les approches fondées sur le sensible et l’expérience présentent
des résultats encourageants, mais restent souvent tributaires de
l’engagement des actrices et acteurs locaux.
dence trois constats convergents : les campagnes de sensibili-
sation classiques produisent des effets limités (Cartron et Fichet,
2023) ; les normes du « bien manger » font l’objet d’une récep-
tion socialement différenciée, susceptible de renforcer involon-
tairement les inégalités existantes (Régnier et Masullo, 2009) ;
les approches fondées sur le sensible et l’expérience présentent
des résultats encourageants, mais restent souvent tributaires de
l’engagement des actrices et acteurs locaux.
Dans un contexte d’appel à la bifurcation dans certaines grandes écoles françaises depuis 2022, une partie du corps enseignant de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche réfléchit depuis une quinzaine d’années à la manière de répondre aux enjeux environnementaux et climatiques au sein du fonctionnement de leurs institutions respectives et de leurs enseignements. Cet article s’intéresse à la portée et au contenu d’une réforme pédagogique au sein des cursus estudiantins d’une école d’agronomie en France. Nous revenons d’abord sur un certain nombre d’initiatives entreprises ces dernières années pour situer notre démarche par rapport à celles existantes en France. Puis, nous présentons notre manière d’analyser des lectures sur le sujet pour en déduire des pistes tenant compte des enjeux de bifurcation dans notre établissement. L’interdisciplinarité et la transdisciplinarité mises en pratique sur le plan éducatif au nom de la complexité des enjeux, la valorisation de l’esprit critique et le recours à divers types didactiques sont des voies propices à l’apprentissage et à la mise en situation de savoirs environnementaux mis en contexte.
liste de lecture
Deux émissions récentes de « Cultures Monde » éclairent les enjeux liés aux engrais et aux pesticides, des intrants sur lesquels repose l’essentiel de la production agricole mondiale aujourd’hui, mais de plus en plus contestés pour leurs effets sanitaires et environnementaux.
Le réseau des DigiFermes teste des nouvelles technologies dans ses 21 fermes expérimentales, couvrant plus de 11 filières sur l’ensemble du territoire français. Il a publié en avril 2026 un panorama des outils numériques étudiés en 2024 et 2025, accompagné d’un webinaire de présentation.
Car les marges se font de manière très inégale avec ce qu'on appelle une péréquation entre les produits.
Certes les différences s'expliquent parfois par la nature même de ce qui est vendu. Il y a plus de dépenses de personnel pour la boulangerie et la boucherie que pour les yaourts. Mais ce qui pose problème, c'est surtout que la guerre des prix n'a en réalité pas lieu partout et surtout pas sur tous les produits. Or ceux où les marges sont les moins grandes, les produits d'appel pour attirer les consommateurs, sont les plus gras, sucrés, salés, transformés. Ce sont les aliments fabriqués et vendus en masse. C'est tout l'inverse pour les fruits et légumes, et plus encore le bio, où les marges sont bien plus importantes.
Certes les différences s'expliquent parfois par la nature même de ce qui est vendu. Il y a plus de dépenses de personnel pour la boulangerie et la boucherie que pour les yaourts. Mais ce qui pose problème, c'est surtout que la guerre des prix n'a en réalité pas lieu partout et surtout pas sur tous les produits. Or ceux où les marges sont les moins grandes, les produits d'appel pour attirer les consommateurs, sont les plus gras, sucrés, salés, transformés. Ce sont les aliments fabriqués et vendus en masse. C'est tout l'inverse pour les fruits et légumes, et plus encore le bio, où les marges sont bien plus importantes.