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A quoi pourrait ressembler une agriculture décoloniale ? Nous débutons notre enquête dans un jardin partagé du 93 à l’occasion d’un troc de graines voyageuses qui nous conduit jusqu’à la ferme Sauvages et cultivées de Hannane, maraîchère à Chelles.
Au cours de la Journée nationale de lutte contre le harcèlement scolaire, qui s’est déroulée dans l’ensemble des écoles et des établissements scolaires en novembre 2025, les élèves ont été invités à remplir une grille d’auto-évaluation du harcèlement scolaire.
D’après ces auto-évaluations, 3 % des écoliers, 4 % des collégiens et 2 % des lycéens se trouvent en situation de harcèlement scolaire, c’est-à-dire qu’ils déclarent subir de manière répétée des atteintes de leurs pairs et expriment une perception négative d’aspects liés à la vie scolaire.
D’après ces auto-évaluations, 3 % des écoliers, 4 % des collégiens et 2 % des lycéens se trouvent en situation de harcèlement scolaire, c’est-à-dire qu’ils déclarent subir de manière répétée des atteintes de leurs pairs et expriment une perception négative d’aspects liés à la vie scolaire.
pour Patrice Maniglier, notre condition terrestre, centrale et déterminante conduit à la nécessité d’une politique de la Terre, dont les acteurs sont aussi non humains, Étienne Balibar lui préfère une politique de l’espèce humaine, dont la spécificité au regard des autres vivants doit être maintenue.
L’exploration de ce différend conduit les deux penseurs à préciser les assises et les contours de leur réflexion tout en offrant de nouveaux outils conceptuels aux personnes qui cherchent à appréhender les enjeux brûlants de « notre monde », expression elle aussi amenée à être entendue dans toute sa complexité.
L’exploration de ce différend conduit les deux penseurs à préciser les assises et les contours de leur réflexion tout en offrant de nouveaux outils conceptuels aux personnes qui cherchent à appréhender les enjeux brûlants de « notre monde », expression elle aussi amenée à être entendue dans toute sa complexité.
Concept retors, insaisissable, la nature sillonne l’histoire de la pensée. Mais sait-on vraiment la définir ? Cheminant d’Aristote à Hegel et Kant, en passant par la poésie romantique, Alain Badiou revisite l’étrange destin philosophique d’une idée qui n’a cessé d’évoluer avec son temps. Alors que la science contemporaine a progressivement déserté la « nature » pour lui préférer la « matière » ou le « vivant », et que la pensée écologiste s’en est emparée sur le terrain politique, ce livre explore sous tous ses angles le concept de nature – et invite à en repenser les usages.
Quelles archives, quels récits, quelles modalités de mise en débat pour une épistémologie historique de l’Anthropocène? Nourri de travaux d’histoire environnementale, des sciences et des techniques et d’une approche interdisciplinaire de la crise des temporalités, cet essai explore ensuite les thèmes majeurs de l’Anthropocène: le rôle ambivalent des technosciences et de l’innovation; la remise en cause de l’entre-prise de rationalisation du monde héritée des Lumières; la redistribution des rôles entre humains, non-humains et objets hybrides de toutes sortes, en révolte plus ou moins ouverte contre la “civilisation technique”; les enjeux du réencastrement de l’activité économique touchant aux ressources naturelles dans un ordre socio-écosystémique habitable et souhaitable.
Mettre en histoire l’Anthropocène, ce n’est pas le clore mais, au contraire, s’efforcer de le déverrouiller.
Mettre en histoire l’Anthropocène, ce n’est pas le clore mais, au contraire, s’efforcer de le déverrouiller.
Une mise en perspective audacieuse de la pensée de Latour.
Bruno Latour est une figure majeure de la pensée écologique. Mais ses idées servent-elles vraiment le combat écologique ? Dans cet essai incisif, Fabrice Flipo, philosophe et spécialiste de l’écologie politique, démonte le brouillard théorique et le vernis progressiste d’une pensée devenue dominante.
Derrière la séduction du « tout vivant » et le rejet du concept de nature, il décèle une dérive conservatrice et confusionniste, délétère pour tout projet d’émancipation. À rebours de la mode latourienne, il plaide pour une réhabilitation du concept de nature comme socle d’un véritable engagement écologique et démocratique. Un livre salutaire, pour remettre les fondamentaux de l‘écologie politique au cœur du débat.
Bruno Latour est une figure majeure de la pensée écologique. Mais ses idées servent-elles vraiment le combat écologique ? Dans cet essai incisif, Fabrice Flipo, philosophe et spécialiste de l’écologie politique, démonte le brouillard théorique et le vernis progressiste d’une pensée devenue dominante.
Derrière la séduction du « tout vivant » et le rejet du concept de nature, il décèle une dérive conservatrice et confusionniste, délétère pour tout projet d’émancipation. À rebours de la mode latourienne, il plaide pour une réhabilitation du concept de nature comme socle d’un véritable engagement écologique et démocratique. Un livre salutaire, pour remettre les fondamentaux de l‘écologie politique au cœur du débat.
L’écologie comme sortie de la modernité coloniale et comme guérison de la raison : cette intuition, qui a donné naissance il y a vingt ans aux éditions Wildproject, fait ici l’objet d’une exposition détaillée.
Guérir de l’Occident est un essai narratif qui montre pourquoi l’écologie est profondément décoloniale – et pourquoi l’écologie et le décolonial peuvent être décrits, de part et d’autre de la frontière raciale, comme les deux côtés d’une même pièce.
En témoignant d’une trajectoire personnelle de désolidarisation du monde blanc, ce livre défend l’idée que l’écologie peut fonctionner comme un outil d’analyse et de déconstruction de la culture blanche.
Guérir de l’Occident est un essai narratif qui montre pourquoi l’écologie est profondément décoloniale – et pourquoi l’écologie et le décolonial peuvent être décrits, de part et d’autre de la frontière raciale, comme les deux côtés d’une même pièce.
En témoignant d’une trajectoire personnelle de désolidarisation du monde blanc, ce livre défend l’idée que l’écologie peut fonctionner comme un outil d’analyse et de déconstruction de la culture blanche.
A quoi ressemblerait notre vie quotidienne, en 2049, sur une Terre qui franchirait les principaux points de basculement ? Fort de savoirs sans cesse actualisés, Nathanaël Wallenhorst anticipe d’une façon très concrète ce que pourrait être 2049 côtés écosystème, climat et société. Aurons-nous toujours des saisons en 2049 ? De quoi sera faite notre alimentation ? Quels seront nos loisirs ? Climat, eau, santé et migrations, l’auteur raconte notre quotidien dans ce futur proche si rien ne change.
Et si la véritable question n’était pas : « Faut-il (ou non) manger des animaux ? » mais : « Pourquoi les exploitons-nous ? »
Depuis des siècles, la pensée occidentale a hissé l’humain au sommet : maître de la Nature et du vivant, des territoires et des destins animaux. Cette colonisation du vivant a façonné nos lois, nos fermes, nos laboratoires, nos récits, jusqu’à nos gestes les plus ordinaires.
Pourtant, d’autres peuples voient le monde autrement. Ils savent que la Terre n’appartient à personne, que l’animal n’est pas seulement une ressource, mais d’abord une présence, une relation, une existence sensible et que nous devons composer avec lui parce que nous vivons avec lui.
Dans cet essai, Cédric Sueur explore les racines de cette domination et propose une révolution du regard : décoloniser notre rapport au vivant. Décoloniser les animaux, c’est apprendre à les voir autrement : non plus comme des objets d’usage, mais comme des partenaires de monde. C’est reconnaître la conscience, la mémoire, la joie et la souffrance de celles et ceux avec qui nous partageons la Terre.
Depuis des siècles, la pensée occidentale a hissé l’humain au sommet : maître de la Nature et du vivant, des territoires et des destins animaux. Cette colonisation du vivant a façonné nos lois, nos fermes, nos laboratoires, nos récits, jusqu’à nos gestes les plus ordinaires.
Pourtant, d’autres peuples voient le monde autrement. Ils savent que la Terre n’appartient à personne, que l’animal n’est pas seulement une ressource, mais d’abord une présence, une relation, une existence sensible et que nous devons composer avec lui parce que nous vivons avec lui.
Dans cet essai, Cédric Sueur explore les racines de cette domination et propose une révolution du regard : décoloniser notre rapport au vivant. Décoloniser les animaux, c’est apprendre à les voir autrement : non plus comme des objets d’usage, mais comme des partenaires de monde. C’est reconnaître la conscience, la mémoire, la joie et la souffrance de celles et ceux avec qui nous partageons la Terre.
À travers différentes études de cas — de la chasse aux safaris africains, du trail aux randonnées d’observation de la faune —, cet ouvrage analyse les transformations des activités récréatives de nature, leurs effets sur les milieux et les animaux, et les relations des pratiquants au sauvage. Il interroge notre rapport à celui-ci, depuis la construction d’imaginaires jusqu’aux modalités concrètes de cohabitation avec le vivant.
Les rencontres entre humains et animaux sauvages, qu’elles s’inscrivent dans un cadre organisé ou qu’elles soient fortuites, sont au cœur des contributions de cet ouvrage. Sont ainsi conjointement examinées l’évolution des valeurs et des manières de vivre ensemble les milieux naturels, la place des animaux dans les interactions et la manière dont chaque acteur (humain ou animal) reconfigure l’occupation de l’espace. Différentes démarches de gestion des interactions entre humains et faune sauvage pour une cohabitation apaisée sont présentées.
À la croisée des sciences humaines, sociales et environnementales, cet ouvrage s’adresse aux étudiants et aux chercheurs, mais aussi aux gestionnaires d’espaces naturels désireux de mieux comprendre et accompagner les mutations des relations humains-faune sauvage.
Les rencontres entre humains et animaux sauvages, qu’elles s’inscrivent dans un cadre organisé ou qu’elles soient fortuites, sont au cœur des contributions de cet ouvrage. Sont ainsi conjointement examinées l’évolution des valeurs et des manières de vivre ensemble les milieux naturels, la place des animaux dans les interactions et la manière dont chaque acteur (humain ou animal) reconfigure l’occupation de l’espace. Différentes démarches de gestion des interactions entre humains et faune sauvage pour une cohabitation apaisée sont présentées.
À la croisée des sciences humaines, sociales et environnementales, cet ouvrage s’adresse aux étudiants et aux chercheurs, mais aussi aux gestionnaires d’espaces naturels désireux de mieux comprendre et accompagner les mutations des relations humains-faune sauvage.
Trois ingénieurs agronomes analysent la crise agricole sous un angle original : ce ne sont pas les règles européennes et les bas prix qui tuent les agriculteurs, mais l'agro-industrie, qui les rend dépendants du machinisme et des intrants chimiques.
La « cause végétale » serait-elle un impensé de la transition agroécologique et alimentaire ? Cause végétale et cause paysanne sont-elles les deux versants d’une même exigence ? Cet ouvrage fait le pari que cette question, encore peu explorée, conditionne à la fois la reconnaissance des plantes comme êtres de relation et l’adoption de pratiques aujourd’hui indispensables pour fonder des solutions « avec » la nature. À travers l’affirmation d’une éthique du travail vivant, il met en lumière les chaînes d’interdépendances et de sociabilités basées sur la coopération entre humains et non-humains dans les activités productives.
Aboutissement et mise en perspective des résultats d’un programme de recherche [2], ce colloque s’est attaché à analyser les démarches de transition en aménagement, qu’elles émanent d’initiatives publiques ou privées dans des espaces diversifiés, en se concentrant sur les tensions et les compromis entre anthropisation et conservation de la nature. Les sciences de la conservation fournissent une proposition théorique intéressante, articulée autour des modèles de land sparing et land sharing, qui a guidé l’argumentaire de l’appel à propositions ainsi que les communications et discussions tenues pendant le colloque. Absente à l’origine du cadrage des travaux du programme de recherche dont ce colloque faisait la clôture, cette proposition conceptuelle s’est avérée particulièrement pertinente pour interpréter les résultats obtenus. L’initiative du colloque est donc de soumettre cette proposition à la communauté scientifique de l’aménagement de l’espace pour tester l’opportunité de son appropriation pour penser, concevoir et analyser les territoires anthropisés et leur rapport aux espaces et aux éléments de nature. L’événement a ainsi permis de construire trois jours de débats mettant à l’épreuve l’interdisciplinarité radicale qui doit se construire face aux crises environnementale et écologique globales, autant qu’il a pu faire dialoguer de manière fructueuse sciences sociales (se rapportant aux territoires, aux sociétés et à leurs fonctionnements) et sciences de la nature (biologie, écologie et écologie du paysage).
Initialement pensés pour analyser les relations entre biodiversité et agriculture (Phalan et al., 2011 ; Karp et al., 2015), les modèles conceptuels de land sparing et de land sharing sont deux propositions divergentes d’organisation de l’espace pour penser la satiété alimentaire des sociétés humaines en limitant les impacts négatifs sur les fonctionnalités écologiques des espaces productifs. Le land sparing préconise des zones de conservation de la nature strictement séparées des zones d’agriculture intensive ; tandis que le land sharing implique l’intrication de la nature dans les espaces agricoles.
Initialement pensés pour analyser les relations entre biodiversité et agriculture (Phalan et al., 2011 ; Karp et al., 2015), les modèles conceptuels de land sparing et de land sharing sont deux propositions divergentes d’organisation de l’espace pour penser la satiété alimentaire des sociétés humaines en limitant les impacts négatifs sur les fonctionnalités écologiques des espaces productifs. Le land sparing préconise des zones de conservation de la nature strictement séparées des zones d’agriculture intensive ; tandis que le land sharing implique l’intrication de la nature dans les espaces agricoles.
Associant une équipe pluridisciplinaire et internationale, il visait à comparer la définition et la mise en œuvre des SFN pour la prévention du risque inondation entre la France et les États-Unis. Ce texte présente une synthèse des échanges qui ont eu lieu dans les sessions qui portaient respectivement sur : (i) la gouvernance ; (ii) les représentations sociales ; (iii) les territorialisations ; (iv) un dialogue entre la France et les États-Unis sous la forme de tables rondes ; (v) les pistes de recherche futures.
Elle visait à traiter ensemble des questions souvent appréhendées séparément : d’une part, les limites des dispositifs mis en place au nom de la démocratie environnementale et, d’autre part, les demandes de démocratisation portées à travers différentes formes d’engagement sur les questions écologiques.
Le présent article fait un rapprochement entre approche des capabilités et démarches participatives. Il s’appuie, pour ce faire, sur un retour d’expérience réalisé au Sénégal au sujet d’une démarche d’accompagnement d’une dynamique collective de gestion de territoires et de ressources naturelles. Les auteurs voient, dans l’approche des capabilités, un moyen d’explorer plus avant les ambiguïtés nécessairement existantes au sein de ces démarches d’accompagnement entre recherche d’autonomie et ingénierie sociale.
Cet article de Philippine Coeugnet et ses collègues rend compte d’une expérience de coconception de systèmes d’élevage dans le Massif central, originale par sa mobilisation de participants, citoyens/habitants, au-delà du cercle des experts et des professionnels du secteur. Elle a ainsi permis un recadrage des enjeux et la formulation de nouvelles problématiques questionnant l’avenir de la recherche sur les systèmes d’élevage
Le magazine bimestriel PhantasIA diffusé sur arte.tv et YouTube se propose d’aborder le potentiel créatif des modèles d’apprentissage automatique profond pour mieux en saisir les enjeux esthétiques, politiques et philosophiques.