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Face à Einstein et à ses successeurs inévitables, plusieurs pistes émergent dans le débat académique.
La première, et peut-être la plus efficace à court terme, est le retrait des écrans dans certains cours. Kirschenbaum note que les collègues qui ont fait ce choix témoignent d'une réaction positive des étudiants : « Ils comprennent le raisonnement. Ils apprécient l'opportunité d'être libérés des téléphones et des écrans pour se concentrer et engager un dialogue significatif avec d'autres personnes. » Mais cette solution ne peut être universelle — elle exclut précisément les étudiants en formation à distance dont Mills défend les intérêts.
La deuxième piste, préconisée par des enseignants comme Nicholas DiMaggio, doctorant à la Booth School of Business de l'Université de Chicago, est de repenser radicalement la conception des cours pour s'appuyer sur des formats que les agents IA ne peuvent pas facilement imiter : examens oraux, travaux en présentiel, évaluations par étapes avec « points de contrôle » obligatoires nécessitant une preuve d'identité et d'engagement humain. L'analogie avec la cybersécurité de Mills prend ici tout son sens : il faut concevoir des systèmes résilients plutôt que de tenter de bloquer chaque outil au fil de son émergence.
La troisième piste — la plus ambitieuse — serait une réforme de fond du rapport de l'enseignement supérieur à la valeur intrinsèque de l'apprentissage. Canvas et ses équivalents n'ont pas répondu aux demandes de commentaires des journalistes à ce sujet. Ce silence est lui-même éloquent : les plateformes EdTech ont construit leur modèle économique sur la marchandisation du contenu éducatif, et ont peu d'incitations à remettre en question ce modèle.
La première, et peut-être la plus efficace à court terme, est le retrait des écrans dans certains cours. Kirschenbaum note que les collègues qui ont fait ce choix témoignent d'une réaction positive des étudiants : « Ils comprennent le raisonnement. Ils apprécient l'opportunité d'être libérés des téléphones et des écrans pour se concentrer et engager un dialogue significatif avec d'autres personnes. » Mais cette solution ne peut être universelle — elle exclut précisément les étudiants en formation à distance dont Mills défend les intérêts.
La deuxième piste, préconisée par des enseignants comme Nicholas DiMaggio, doctorant à la Booth School of Business de l'Université de Chicago, est de repenser radicalement la conception des cours pour s'appuyer sur des formats que les agents IA ne peuvent pas facilement imiter : examens oraux, travaux en présentiel, évaluations par étapes avec « points de contrôle » obligatoires nécessitant une preuve d'identité et d'engagement humain. L'analogie avec la cybersécurité de Mills prend ici tout son sens : il faut concevoir des systèmes résilients plutôt que de tenter de bloquer chaque outil au fil de son émergence.
La troisième piste — la plus ambitieuse — serait une réforme de fond du rapport de l'enseignement supérieur à la valeur intrinsèque de l'apprentissage. Canvas et ses équivalents n'ont pas répondu aux demandes de commentaires des journalistes à ce sujet. Ce silence est lui-même éloquent : les plateformes EdTech ont construit leur modèle économique sur la marchandisation du contenu éducatif, et ont peu d'incitations à remettre en question ce modèle.
ce texte m’interpelle parce qu’il nous renvoie une question qu’il m’apparait de plus en plus urgent de se poser: à quoi veut-on que serve l’institution universitaire au XXIe siècle? Soit, on veut y enseigner la pensée critique, mais à quelle fin? Penser critique dans un cadre professionnel ou dans un cadre citoyen? Dans l’idéal, l’un n’irait pas sans l’autre et ces deux dimensions ne seraient pas incompatibles. Je crois néanmoins qu’elles se retrouvent de plus en plus souvent en conflit, sinon carrément en opposition.
L'Éducation aux Médias et à l'Information doit s'emparer des champs d'études liées à l'intelligence artificielle. Cette technologie touche les 4 facettes de la matrice EMI, elle peut être abordée selon ces 4 angles en classe :
connaître et comprendre le modèle technologique et les outils (culture numérique)
prendre en compte les modifications des pratiques médiatiques et informationnelles (culture médiatique)
expérimenter les usages pratiques en classe et publier (culture informationnelle)
aborder le droit de l'information, les enjeux citoyens et éthiques (citoyenneté)
connaître et comprendre le modèle technologique et les outils (culture numérique)
prendre en compte les modifications des pratiques médiatiques et informationnelles (culture médiatique)
expérimenter les usages pratiques en classe et publier (culture informationnelle)
aborder le droit de l'information, les enjeux citoyens et éthiques (citoyenneté)
des recherches supplémentaires sont nécessaires pour évaluer la véritable efficacité de ces outils dans différents contextes éducatifs.
Les résultats de ces analyses indiquent que jusqu’à 90% des carabes les plus fréquents dans les parcelles agricoles avaient consommé des graines de mauvaises herbes. Cette consommation représente une part importante de leur alimentation, plus élevée par exemple que des proies telles que les limaces ou les pucerons. De plus, la proportion d’espèces de carabes consommateurs de graines de mauvaises herbes ne varie pas selon les territoires étudiés, ce qui rend ce résultat cohérent et réplicable.
L’étude montre en particulier comment ces jeunes ruraux se construisent peu à peu un « capital environnemental » au grès de pratiques quotidienne et familiales, qui peuvent être porteuses d’un certain rapport à la nature et à l’environnement. Ce capital permet ainsi aux jeunes souletins de se placer comme des privilégiés par rapport aux urbains qui n’auraient qu’un rapport indirect à la nature, et cette « expertise » leur offre ainsi la possibilité de renverser certaines des hiérarchies implicites entre les urbains et les ruraux.
Les conclusions soulignent l'importance de compétences numériques avancées et de formations spécifiques pour favoriser l'acceptation et l'efficacité perçue de l'intelligence artificielle dans un contexte éducatif, conformément aux recherches récentes de Collins et Tan (2023) et Huang et Hu (2022). Ces résultats offrent une vision nuancée des opportunités et limites de l'intelligence artificielle en éducation, mettant en évidence le besoin d'une infrastructure et d'un encadrement solides pour une intégration harmonieuse.
Nous observons donc que les étudiants ne savent plus, en entrant à l'université, jouer le jeu de la lecture et de l'écriture, et qu'il le font faire, au moins en partie, par une IAG. D'autre part, nous nous questionnons sur l'intérêt même de défendre ce type de compétence quand on observe en aval que les ingénieurs mobilisent également massivement ces outils pour faire de la veille, produire des rapports ou des présentations. Eux non plus ne veulent plus ni lire ni écrire.
Après l’atelier, les participants sont retournés à leurs routines habituelles, souvent sans cadre ou réseau pour soutenir leurs efforts. Or, la littérature en psychologie sociale montre que les changements durables sont plus probables lorsque les individus s’inscrivent dans une dynamique collective ou reçoivent un renforcement social (encouragements, reconnaissance).
synthétique et accessible