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agroécologie
Un article publié en octobre 2025 dans le Journal of Environmental Economics and Management examine deux évolutions dans la conception des MAE, visant à en accroître l’efficacité : une rémunération conditionnée à une obligation de résultats plutôt que de moyens ; l’introduction de plusieurs niveaux de rémunération selon le degré d’exigence.
les auteurs estiment que l’enjeu est désormais de produire en consommant moins d’intrants. À ce titre, ils portent un regard critique sur les politiques de soutien au revenu des agriculteurs, et plus encore de soutien des prix, qu’ils voient comme une incitation forte à privilégier des modes de production peu économes. À tout le moins considèrent-ils que ces dispositifs doivent s’accompagner d’une augmentation du prix des facteurs de production, par le biais de taxes, afin d’avantager les producteurs les plus efficients. Ils appellent enfin à une reterritorialisation des systèmes alimentaires, à même selon eux de permettre une « désintensification capitalistique » de l’agriculture. Si les formes de cette reterritorialisation ne sont pas précisément exposées, de même que les leviers à mobiliser, des alternatives sont citées comme sources d’inspiration potentielles : projets alimentaires territoriaux, AMAP, appellations d’origine, etc.
Highlights
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Meta-analysis of agroecology’s impact on biodiversity and climate change mitigation.
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Agroecological interventions increase biodiversity of all studied functional groups.
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Biodiversity effects were positive for all agricultural land-use types except horticulture.
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Soil C storage and N2O mitigation increase, but not CH4 and CO2 mitigation.
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Transitions to input substitution or to redesign provide similar benefits.
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Meta-analysis of agroecology’s impact on biodiversity and climate change mitigation.
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Agroecological interventions increase biodiversity of all studied functional groups.
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Biodiversity effects were positive for all agricultural land-use types except horticulture.
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Soil C storage and N2O mitigation increase, but not CH4 and CO2 mitigation.
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Transitions to input substitution or to redesign provide similar benefits.
Des leviers identifiés pour changer d’échelle
Le rapport identifie plusieurs leviers structurants pour accélérer :
le renforcement des démarches collectives territoriales, véritables moteurs de diffusion des pratiques ;
la co-construction et la diffusion des connaissances, via des réseaux d’expérimentation et une meilleure capitalisation des résultats ;
l’appui sur l’adaptation au changement climatique, qui rend de nombreuses pratiques agroécologiques incontournables ;
le rôle clé des coopératives et des filières, capables de valoriser économiquement les pratiques vertueuses ;
et enfin, des incitations financières ciblées, temporaires et orientées vers la prise de risque.
Le rapport identifie plusieurs leviers structurants pour accélérer :
le renforcement des démarches collectives territoriales, véritables moteurs de diffusion des pratiques ;
la co-construction et la diffusion des connaissances, via des réseaux d’expérimentation et une meilleure capitalisation des résultats ;
l’appui sur l’adaptation au changement climatique, qui rend de nombreuses pratiques agroécologiques incontournables ;
le rôle clé des coopératives et des filières, capables de valoriser économiquement les pratiques vertueuses ;
et enfin, des incitations financières ciblées, temporaires et orientées vers la prise de risque.
Cet article aborde la question des conditions favorables au partage et à l’appropriation de savoirs distribués et non stabilisés sur les systèmes agroécologiques complexes. Il présente un dispositif de partage d’expériences, porté par des agents de l’Institut national de recherche en agriculture et environnement (Inrae), autour de pratiques innovantes pour piloter des vergers agroécologiques et rassemblant des agriculteurs, chercheurs, conseillers et animateurs agricoles, formateurs : les Cafés Agros. Nous montrerons comment cette initiative accompagne l’appropriation de savoirs agroécologiques entre des acteurs hétérogènes, en articulant trois dimensions :
l’engagement de la réflexivité des participants vis-à-vis de leurs expériences ;
l’exploration de pratiques innovantes via le partage d’expériences et de savoirs entre des personnes aux métiers différents avec objectif de stabilisation ;
la création d’une communauté de pratiques innovantes.
l’engagement de la réflexivité des participants vis-à-vis de leurs expériences ;
l’exploration de pratiques innovantes via le partage d’expériences et de savoirs entre des personnes aux métiers différents avec objectif de stabilisation ;
la création d’une communauté de pratiques innovantes.
Plaidoyer Marc Dufumier
Réuni, mardi 13 mai, en présence de trois ministres (agriculture, environnement et santé), le comité d’orientation stratégique et de suivi (COS) de la quatrième version du plan national de réduction des pesticides, appelée « stratégie Ecophyto 2030 », a présenté les premiers chiffres, issus d’un nouveau mode de calcul des usages et des risques des produits phytosanitaires. Une nouvelle méthode qui suggère d’importants progrès, mais dont la crédibilité est mise en doute par l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), dans un rapport qui devait être rendu public à l’issue du COS.
Les résultats de ces analyses indiquent que jusqu’à 90% des carabes les plus fréquents dans les parcelles agricoles avaient consommé des graines de mauvaises herbes. Cette consommation représente une part importante de leur alimentation, plus élevée par exemple que des proies telles que les limaces ou les pucerons. De plus, la proportion d’espèces de carabes consommateurs de graines de mauvaises herbes ne varie pas selon les territoires étudiés, ce qui rend ce résultat cohérent et réplicable.
En conclusion de l’ouvrage, l’auteure identifie deux courants s’opposant à ces « titans » de l’agriculture industrielle : l’agro-écologie et le mouvement néo-brandésien (s’inspirant de Louis Brandeis, 1856-1941), qui promeut des politiques de concurrence fortes et la lutte contre les oligopoles.
À travers des programmes notamment européens (Path2Dea, D4AgEco) et français (PEPR Agroécologie et numérique), les politiques publiques encouragent le développement et l’adoption des technologies numériques en faveur de la transition agroécologique des exploitations agricoles. Pourtant, certains détracteurs estiment que la digitalisation de l’agriculture est incompatible avec les principes agroécologiques. Selon eux, les fournisseurs de ces technologies promeuvent leurs solutions standard, en se réappropriant le concept d’agroécologie dans son acception faible, c’est-à-dire d’une agriculture à bas intrants.
Le cadre SSES implique une redéfinition territorialisée de la notion de santé – une étape
clé d’un processus basé sur un principe de « santé en partage », appréhendé de façon
interdisciplinaire et intersectorielle par et pour les communautés et parties prenantes
des territoires. Il propose par ailleurs d’accorder une place importante à la codéfinition
des problèmes du territoire, avant d’engager la coconstruction de possibles solutions.
L’ingénierie participative peut guider ces processus et accompagner, au sein d’activités
de recherche-action, des trajectoires de changement désirées et réalistes. L’objectif ultime
est d’inscrire les socioécosystèmes, forts de l’intégration de toutes leurs composantes,
dans des trajectoires résilientes et durables.
clé d’un processus basé sur un principe de « santé en partage », appréhendé de façon
interdisciplinaire et intersectorielle par et pour les communautés et parties prenantes
des territoires. Il propose par ailleurs d’accorder une place importante à la codéfinition
des problèmes du territoire, avant d’engager la coconstruction de possibles solutions.
L’ingénierie participative peut guider ces processus et accompagner, au sein d’activités
de recherche-action, des trajectoires de changement désirées et réalistes. L’objectif ultime
est d’inscrire les socioécosystèmes, forts de l’intégration de toutes leurs composantes,
dans des trajectoires résilientes et durables.
Toutefois, l’agriculture biologique reste très largement rejetée par les élèves dans les différentes filières agricoles, notamment en polyculture-élevage. Plusieurs facteurs expliquent ce rejet. Les jeunes de l’enseignement agricole sont d’abord le réceptacle des débats syndicaux et politiques qui traversent les mondes agricoles dont leurs acteurs ont des positions hétérogènes vis-à-vis des savoirs agroécologiques.