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agroécologie
Peut-on nourrir la France en réduisant notre utilisation de pesticides et d’engrais azotés ? Pour répondre à cette question, les chercheurs peuvent utiliser plusieurs méthodes. L’une d’entre elles consiste à tester différentes techniques agricoles en conditions réelles sur de grandes cultures et à étudier leurs évolutions sur le temps long.
Ils proposent de faire évoluer la pédagogie en postulant que les savoirs environnementaux relèvent d’une « science impliquée », ouverte, plurielle, attentive aux contextes et aux impacts de ses découvertes sur les milieux. Il s’agit de s’appuyer sur une approche pluridisciplinaire, combinant plus systématiquement savoirs techniques et sciences humaines. Au-delà des contenus, les modalités d’enseignement doivent selon eux évoluer pour s’appuyer plus fréquemment sur l’expérimentation par les étudiants en utilisant des jeux, en recourant à une pédagogie par projet, à des débats et controverses, pour les former à l’argumentation et à la résolution collective de problèmes. Cela suppose également, de la part des enseignants, une posture éthique et transparente sur leur propre positionnement face aux sujets traités et à leurs engagements personnels.
Face aux transformations qui traversent aujourd’hui l’élevage, les éleveurs et éleveuses font évoluer leurs pratiques et leur métier au quotidien. Dans le cadre du projet Entr’ACTES, 30 enquêtes de terrain menées en Bretagne, Centre-Val de Loire et Pays de la Loire ont permis d’analyser ces trajectoires de changement. Ces fiches « innovations » présentent leurs parcours, les motivations à l’origine des évolutions engagées, les difficultés rencontrées et les témoignages des acteurs eux-mêmes.
L’application de C.A.R.E. sur des fermes amène notamment à identifier et chiffrer les pratiques nécessaires à la préservation des capitaux naturels et humains (eau, sols, biodiversité, climat) : planter des haies, réduire le travail du sol, ajouter des couverts végétaux, se verser un salaire décent, rendre le travail ergonomique…
Nos travaux montrent ainsi que les systèmes agro-écologiques ont le potentiel technique pour concilier production alimentaire et forte amélioration des performances environnementales dans des contextes très variés. Alors pourquoi la transition agroécologique n’a-t-elle pas déjà eu lieu ?
Sans doute le problème se trouve-t-il ailleurs, notamment dans la logique socioéconomique des chaînes amont-aval dans lesquelles l’agriculture se trouve insérée, dans les conditions de travail et la rémunération des agriculteurs et dans le poids politique sur l’action publique qu’ont acquis les acteurs qui contrôlent ces secteurs.
Sans doute le problème se trouve-t-il ailleurs, notamment dans la logique socioéconomique des chaînes amont-aval dans lesquelles l’agriculture se trouve insérée, dans les conditions de travail et la rémunération des agriculteurs et dans le poids politique sur l’action publique qu’ont acquis les acteurs qui contrôlent ces secteurs.
Il s’est agi de tester, sur neuf plateformes expérimentales en France, des systèmes de grandes cultures et de polyculture-élevage exempts de pesticides, conduits en « protection agro-écologique des cultures » (avec fertilisation minérale).
En cinq étapes interactives, explorez les enjeux politiques, les repères méthodologiques et les innovations pédagogiques qui redéfinissent la formation agricole et rurale face aux transitions agroécologiques. Ce webdocumentaire, conçu comme un outil à destination des formateurs et formatrices en agroécologie, s’appuie sur les réflexions du séminaire international du Réseau FAR (Meknès, octobre 2025).
Un article paru en mars 2026 dans Land Use Policy s’intéresse à des agriculteurs anglais ayant fortement développé la couverture arborée de leurs exploitations. Il montre comment la figure du « bon agriculteur », entendue comme une norme d’excellence professionnelle, s’ouvre à des pratiques plus favorables à l’environnement. Cette inflexion prend sens dans un espace local où les façons de cultiver et d’élever sont visibles, observées et jugées par les pairs. Les arbres sont souvent implantés sur des terres marginales ou peu rentables (coins de champs, zones humides, parcelles envahies par les fougères), tandis que les meilleures terres restent consacrées à la production.
Un article accepté pour publication en décembre 2025, dans le Journal of the Association of Environmental and Resource Economics, montre que l’exposition prénatale au glyphosate, à travers la consommation d’eau contaminée par cet herbicide, aux États-Unis, augmente la mortalité néonatale dans les sept jours qui suivent la naissance.
Dans les années 1960, lorsque cet enseignement est passé sous l’unique tutelle du ministère de l’agriculture, il s’est constitué en cherchant à se démarquer de l’éducation nationale. L’ambition était de fonder un « nouvel ordre scolaire » : les lycées agricoles n’accueillent pas seulement un public spécifique (historiquement les enfants d’agriculteurs, aujourd’hui minoritaires), mais proposent également des modalités différentes de la relation pédagogique et des modes de circulation des savoirs.
Parmi ses spécificités, on peut souligner l’existence d’une discipline, l’éducation socioculturelle, célébrée en 2025 à l’occasion de son soixantième anniversaire, et qui s’est constituée comme un espace de médiation, orienté vers l’investissement culturel.
Visant notamment la réflexion sur le rapport au vivant dans le cadre de l’enseignement de l’agroécologie et l’apprentissage des compétences psychosociales, elle témoigne d’une recherche de désenclavement des lycées agricoles.
Parmi ses spécificités, on peut souligner l’existence d’une discipline, l’éducation socioculturelle, célébrée en 2025 à l’occasion de son soixantième anniversaire, et qui s’est constituée comme un espace de médiation, orienté vers l’investissement culturel.
Visant notamment la réflexion sur le rapport au vivant dans le cadre de l’enseignement de l’agroécologie et l’apprentissage des compétences psychosociales, elle témoigne d’une recherche de désenclavement des lycées agricoles.
Jules poursuit sa découverte de la ferme des Robin. Corentin et ses associées Manon et Lina lui font visiter les bâtiments d’élevage, les prairies et les équipements partagés, témoignant d’une organisation collective construite au fil des années. Il se projette pour installer un atelier boulanger-pastier au sein de l’exploitation.
Ce second épisode nous plonge au cœur d’un système en polyculture-élevage, repensé pour faire face aux aléas climatiques, aux tensions sur les ressources et à la nécessité de retrouver de l’autonomie. Il est question de stratégie fourragère, de méthanisation, de gouvernance partagée, mais aussi de sens du métier et d’ancrage territorial.
Ce second épisode nous plonge au cœur d’un système en polyculture-élevage, repensé pour faire face aux aléas climatiques, aux tensions sur les ressources et à la nécessité de retrouver de l’autonomie. Il est question de stratégie fourragère, de méthanisation, de gouvernance partagée, mais aussi de sens du métier et d’ancrage territorial.
Afin d’éclairer les débats sur l’agro-écologie, l’association Le Lierre a publié en octobre 2025 un rapport visant à objectiver les principales controverses sur le sujet. Une vingtaine d’experts a ainsi été mobilisée pour produire quinze fiches, chacune explorant une idée reçue sur l’agro-écologie.
Les auteurs détaillent les différents types d’acteurs (agriculteurs, sociétés de conseil, entreprises de l’agroalimentaire, ONG, institutions financières, etc.) et les principaux thèmes mis en avant (santé des sols et biodiversité). Ils proposent aussi une typologie des très nombreuses pratiques recensées.
En octobre 2025, le journal Agronomy for Sustainable Development a publié une revue de littérature sur la contribution des « pratiques agroécologiques multiples » à l’atténuation du changement climatique.
Un article publié en octobre 2025 dans le Journal of Environmental Economics and Management examine deux évolutions dans la conception des MAE, visant à en accroître l’efficacité : une rémunération conditionnée à une obligation de résultats plutôt que de moyens ; l’introduction de plusieurs niveaux de rémunération selon le degré d’exigence.
les auteurs estiment que l’enjeu est désormais de produire en consommant moins d’intrants. À ce titre, ils portent un regard critique sur les politiques de soutien au revenu des agriculteurs, et plus encore de soutien des prix, qu’ils voient comme une incitation forte à privilégier des modes de production peu économes. À tout le moins considèrent-ils que ces dispositifs doivent s’accompagner d’une augmentation du prix des facteurs de production, par le biais de taxes, afin d’avantager les producteurs les plus efficients. Ils appellent enfin à une reterritorialisation des systèmes alimentaires, à même selon eux de permettre une « désintensification capitalistique » de l’agriculture. Si les formes de cette reterritorialisation ne sont pas précisément exposées, de même que les leviers à mobiliser, des alternatives sont citées comme sources d’inspiration potentielles : projets alimentaires territoriaux, AMAP, appellations d’origine, etc.
Highlights
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Meta-analysis of agroecology’s impact on biodiversity and climate change mitigation.
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Agroecological interventions increase biodiversity of all studied functional groups.
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Biodiversity effects were positive for all agricultural land-use types except horticulture.
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Soil C storage and N2O mitigation increase, but not CH4 and CO2 mitigation.
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Transitions to input substitution or to redesign provide similar benefits.
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Meta-analysis of agroecology’s impact on biodiversity and climate change mitigation.
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Agroecological interventions increase biodiversity of all studied functional groups.
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Biodiversity effects were positive for all agricultural land-use types except horticulture.
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Soil C storage and N2O mitigation increase, but not CH4 and CO2 mitigation.
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Transitions to input substitution or to redesign provide similar benefits.