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Dans un plaidoyer diffusé en juillet 2024, le réseau des Coopératives d’utilisation de matériel agricole (CUMA) appelle à un dialogue des différents acteurs publics et privés (agroéquipementiers, organisations professionnelles, usagers, etc.) afin d’élaborer une nouvelle stratégie nationale de mécanisation de l’agriculture française. Les politiques fiscales actuelles sur le volet « agroéquipement » sont au cœur de son argumentation. Le réseau considère qu’elles incitent à l’achat individuel et conduisent au suréquipement des exploitations. Cette mécanisation représente en moyenne un quart des charges de l’exploitation. De plus, elle augmente les investissements nécessaires à la reprise ou à l’installation et alourdit l’empreinte carbone du secteur. On estime à 1,4 million le nombre des moteurs thermiques du parc des machines agricoles en France.
À un niveau plus théorique, ces situations d’accompagnement sont analysées à partir du concept de « sollicitude » et l’article s’interroge sur la restauration, chez les agriculteurs concernés, d’un « pouvoir d’agir »
Quelle influence les réseaux sociaux exercent-ils sur les conduites effectives de consommation ? Un courant de la psychologie tente d’objectiver cette question (voir une revue de littérature). Pour tester les mécanismes opérants, un article paru en juin 2024 dans Appetite s’appuie sur un corpus de posts sur Instagram mentionnant le véganisme. La première partie décrit « l’environnement informationnel » que constitue Instagram. Quatre « communautés » se dégagent, autour des thèmes de l’alimentation, de la photographie, du style de vie « santé/fitness » et des cosmétiques (figure).
4 courte vidéos du CERPAM sur le pastoralisme
On y trouve les fondamentaux théoriques, l’état des connaissances scientifiques mais également une présentation de ses développements récents dans les politiques françaises et sur la scène internationale.
La démarche Syalinnov pour les projets alimentaires territoriaux
Partant, pour penser cette transformation en considérant l’alimentation dans
toutes ses dimensions, cet ouvrage tisse « une écologie de l’alimentation », qui per-
met de mieux répondre aux enjeux de durabilité des systèmes alimentaires. L’analogie
que nous faisons entre alimentation et écologie s’ancre dans le double registre de
cette dernière : une science des relations (entre les différents éléments de la bio-
sphère) et un engagement politique (l’écologie politique). L’alimentation considérée
comme un vecteur de relations et comme un vecteur d’engagements dans la société
constitue donc le propos de notre ouvrage
toutes ses dimensions, cet ouvrage tisse « une écologie de l’alimentation », qui per-
met de mieux répondre aux enjeux de durabilité des systèmes alimentaires. L’analogie
que nous faisons entre alimentation et écologie s’ancre dans le double registre de
cette dernière : une science des relations (entre les différents éléments de la bio-
sphère) et un engagement politique (l’écologie politique). L’alimentation considérée
comme un vecteur de relations et comme un vecteur d’engagements dans la société
constitue donc le propos de notre ouvrage
Une série d'émissions mensuelles contre l'accaparement des terres, la gentrification, l'agro-industrie, le capitalisme vert, le pourrissement des écosystèmes, le colonialisme, l'extractivisme des corps et des matières, le tout principalement en Bretagne mais pas que. Parce que les luttes ne sont pas que locales, elles s'insèrent le plus souvent dans un système économique et politique global, délétère et injuste.
Ce numéro spécial de la revue Norois rend compte des résultats des travaux qui interrogent la manière dont les politiques publiques environnementales transforment l’enseignement agricole secondaire et supérieur. Les contributions de ce numéro montrent que, dans cet enseignement, la place des savoirs agroécologiques est en progression. Elles analysent également les ambiguïtés des politiques publiques dont les solutions apparaissent souvent technocentrées. Elles dévoilent aussi les modes de réception des savoirs agroécologiques chez les publics en formation. Les changements de pratiques en agriculture en faveur d’un plus grand respect de la biodiversité sont évoqués dans le débat public lors d’actions des mouvements écologistes et lorsque sont publiées des études dévoilant les effets des pesticides sur l’alimentation et la santé, en particulier sur celle des agriculteurs, qui sont les plus exposés aux maladies (Jas, 2010). Les regards se portent plus rarement sur l’évolution de l’offre de formations de l’enseignement agricole, qui est pourtant un outil central des politiques publiques environnementales. En effet, la formation des professionnels en agriculture, notamment celle des agriculteurs, est un moyen d’agir en faveur du développement de « systèmes de production agroécologique ou de systèmes de culture à bas niveau d’intrants » (Olry et al., 2016, p. 36). L’enseignement agricole, qui accueille, en 2023, près de 170 000 élèves, apprentis et étudiants, comprend des formations secondaires (techniques, générales et technologiques) et des formations supérieures courtes et longues. Les filières dans cet enseignement y sont majoritairement non agricoles et s’inscrivent dans d’autres secteurs professionnels qui sont eux-aussi concernés par les politiques publiques environnementales, notamment celui des aménagements paysagers et de la protection de la nature (Benet Rivière, 2022).
" NOUVEAU GUIDE METHODOLOGIQUE
Pour des territoires de démocratie alimentaire, co-construire un Projet alimentaire territorial"
Pour des territoires de démocratie alimentaire, co-construire un Projet alimentaire territorial"
Les sols constituent l’un des plus grands réservoirs de biodiversité de la planète. Le fonctionnement des écosystèmes terrestres est lié aux rôles des multiples organismes qui vivent sous terre, ces habitants discrets, cachés ou invisibles à l’œil nu. Des bactéries aux champignons, des animaux microscopiques aux plantes via leurs racines, des arthropodes détritivores ou prédateurs aux petits mammifères, sans oublier les vers de terre, ils interagissent entre eux et modifient profondément les caractéristiques des sols.
Au cours des dernières années, l'agriculture est devenue un point de plus en plus « chaud » dans les controverses environnementales. Avec une visibilité nouvelle dans les médias traditionnels comme sur les réseaux sociaux, nombre de militants et organisations dénoncent les effets destructeurs de l'intensification des modes de production agricole sur la santé humaine, les conditions de vie des animaux d'élevage, la biodiversité et le climat. Dans cet article, nous étudions le déploiement, dans l'espace public numérique, d'une forme de contre-mobilisation en réponse à ces dénonciations. Cette contre-mobilisation repose sur l'activation de solidarités entre agriculteurs et professionnels para-agricoles, mus par une expérience partagée de la critique et le projet commun d'y répliquer. L'analyse de la transformation des mécanismes de représentation des mondes agricoles permet ainsi de relativiser l'opposition classique entre l'action stratégique et discrète de lobbying, coordonnée et orchestrée par les acteurs économiques dominants, et l'action décentralisée et spontanée des mouvements sociaux en ligne, qui évoluent de façon fluide, sans structure ni dirigeant.
" il donne un éclairage crucial sur les influences des paysages agricoles sur la biodiversité. Il a nécessité la mobilisation de moyens logistiques et humains importants pour couvrir l’ensemble de la zone étudiée, à l’échelle d’un paysage."
En utilisant le pouvoir émotionnel de la narration, le projet cherche à engager le public dans un dialogue sur les relations complexes qui unissent l’alimentation, l’environnement et la société. Grâce à un mélange d’expériences cinématographiques et d’initiatives pédagogiques, Food on Film souhaite approfondir la compréhension des dynamiques complexes qui façonnent nos systèmes alimentaires et de leurs conséquences sur notre planète. Il propose une série d’outils innovants pour faire participer et informer le public, notamment les plus jeunes. Il s’appuie sur une plateforme numérique proposant une sélection de 200 films variés sur le thème de l’environnement
Ce numéro spécial de la revue Norois rend compte des résultats des travaux qui interrogent la manière dont les politiques publiques environnementales transforment l’enseignement agricole secondaire et supérieur en France. Les contributions de ce numéro montrent que, dans cet enseignement, la place des savoirs agroécologiques est en progression. Elles analysent également les ambiguïtés des politiques publiques dont les solutions apparaissent souvent technocentrées. Elles dévoilent aussi les modes de réception des savoirs agroécologiques chez les publics en formation.