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Présentées comme une innovation favorable aux paysans pauvres, les cultures Bt ont précipité l’évolution vers un modèle agricole intensif avec des densités de plantation élevées. Celles-ci ont, à leur tour, favorisé les insectes suceurs (cicadelles, pucerons), relançant le besoin en insecticides, et accentuant la dépendance aux fournisseurs d’intrants.
Mais l’analyse des communautés de joueurs amène à nuancer ce diagnostic. Le jeu peut être adapté et des développeurs de modules révisent les mécaniques de jeu afin d’intégrer des pratiques agroécologiques. Une demande semble émerger pour plus de réalisme écologique. Selon les auteurs, les jeux comme Farming Simulator pourraient même, à l’avenir, faire évoluer les normes d’excellence professionnelle, en contribuant à rééquilibrer les préoccupations de productivité et celles d’impact environnemental.
Que dit exactement la science ? Dans cet épisode du podcast « L’Heure du Monde », Stéphane Foucart, journaliste au service Planète du Monde, décortique les principales études scientifiques interrogeant les effets d’une alimentation issue de l’agriculture biologique sur la santé.
l’euphorie économique née des robots agricoles ou du vertical farming connaît un coup d’arrêt. Les investisseurs ont perdu (par milliards) et certains se demandent si l’on a pas, un peu (trop ?) fait confiance à la techno et pas assez à l’agronomie.
Comment expliquer cette exception française ? Les URPS-ML rappellent que « cette contamination est très largement imputée à l’épandage d’engrais phosphatés contenant trop de cadmium ». « La teneur en cadmium dans les engrais français est très nettement plus élevée que la moyenne européenne, de l’ordre d’un ratio de 1,76 »
Bien que limitées en volume, ces démarches créent des niches de marché et des espaces d’apprentissage collectif, qui permettent l’amorce d’une transition agro-écologique avant sa diffusion à plus large échelle.
Publié en avril 2025, un rapport du bureau d’études Basic commandé par Greenpeace, l’Institut Veblen et Max Havelaar France, s’intéresse aux impacts socio-économiques et environnementaux des importations de produits agricoles en France. Il exploite les données douanières afin de quantifier les échanges. Les filières cacao, vanille, riz, huile de palme, sucre de canne et café seraient associées à des violations des droits humains : travail des enfants, travail forcé, salaires indécents (figure). Le cacao et le soja se signalent par de forts impacts écologiques (émissions de gaz à effet de serre, déforestation, pollution des eaux).
Plaidoyer Marc Dufumier
Réuni, mardi 13 mai, en présence de trois ministres (agriculture, environnement et santé), le comité d’orientation stratégique et de suivi (COS) de la quatrième version du plan national de réduction des pesticides, appelée « stratégie Ecophyto 2030 », a présenté les premiers chiffres, issus d’un nouveau mode de calcul des usages et des risques des produits phytosanitaires. Une nouvelle méthode qui suggère d’importants progrès, mais dont la crédibilité est mise en doute par l’Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement (Inrae), dans un rapport qui devait être rendu public à l’issue du COS.
Les aliments dits ultra-transformés nécessitent l’utilisation de plusieurs procédés de transformation et d’ajouts d’additifs dans le but de modifier texture, saveur et durée de conservation. Que disent les études observationnelles sur les effets de leur consommation sur la santé humaine ?
Le « Kit de la journée des légumineuses dans nos cantines » vise à promouvoir la consommation de légumineuses à graines (connues généralement par leurs noms de variétés : haricots lingots, fèves, lentilles, pois chiches, etc.) en restauration scolaire. Il a pour objectif principal d’accompagner les exigences de la loi Egalim pour une diversification des sources de protéines en restauration collective et fait écho à la mobilisation internationale en faveur de la consommation humaine des légumineuses à graines. Il s’intègre également dans la perspective de la journée mondiale des légumineuses, chaque 10 février.
Les résultats de ces analyses indiquent que jusqu’à 90% des carabes les plus fréquents dans les parcelles agricoles avaient consommé des graines de mauvaises herbes. Cette consommation représente une part importante de leur alimentation, plus élevée par exemple que des proies telles que les limaces ou les pucerons. De plus, la proportion d’espèces de carabes consommateurs de graines de mauvaises herbes ne varie pas selon les territoires étudiés, ce qui rend ce résultat cohérent et réplicable.
Ce jeu pédagogique et immersif, destiné aux professionnels et étudiants du monde agricole et des secteurs de l’environnement, vise à favoriser une réflexion collective pour une gestion concertée des paysages afin de concilier l’élevage pastoral, la valeur patrimoniale des paysages et la préservation de la biodiversité.