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politique
Cette année encore, la souveraineté alimentaire est un des gros enjeux du salon de l’agriculture. Et pour cause, elle est à l’honneur du projet de loi d’orientation agricole, qui a été adopté la semaine dernière au Parlement. Mais où en est-on exactement de cette souveraineté qu’on ne cesse de scander ?
Le coup de force d’Open AI en 2022 avec son IA générative a provoqué une sidération, puis un suivisme puis une agitation en forme de tunnel cognitif comme dans toute tyrannie du retard : il faut suivre à tout prix pour ne pas rater le train (ce que les investisseurs savent très bien faire et même provoquer).
Pourquoi faut-il encore des humains dans la boucle ? Parce que les IA génératives qu’on nous vend ne peuvent se passer d’une description du monde, d’une classification du monde, d’une ontologie fondationnelle, malgré tout ce que les firmes prétendent. Mais alors, pourquoi toujours mettre l’accent sur la puissance de calcul, sur le nombre de paramètres, pourquoi occulter tout le travail de pondération de ces paramètres et évacuer la dépendance structurelle à ces annotations ?
Pourquoi faut-il encore des humains dans la boucle ? Parce que les IA génératives qu’on nous vend ne peuvent se passer d’une description du monde, d’une classification du monde, d’une ontologie fondationnelle, malgré tout ce que les firmes prétendent. Mais alors, pourquoi toujours mettre l’accent sur la puissance de calcul, sur le nombre de paramètres, pourquoi occulter tout le travail de pondération de ces paramètres et évacuer la dépendance structurelle à ces annotations ?
c’est donc à partir de ceux-ci que nous souhaitons comprendre le rôle de l’éducation dans la socialisation à la démocratie. Cet exercice suppose d’ouvrir le champ éducatif bien au-delà de sa dimension formelle, en incluant certaines formes d’action collective (nous verrons à quelles conditions) et certains espaces de socialisation politique comme des espaces fondamentalement éducatifs
A quoi servent les chambres d’agriculture ? La question est d’autant plus opportune que les agriculteurs sont conviés à élire leurs représentants prêts à siéger dans les 88 chambres départementales puis dans les 13 chambres régionales, lors d’un scrutin organisé du 15 au 31 janvier.
La solution proposée tient en un mot : l’agroécologie, qui revient à produire en s’appuyant sur les bienfaits de la biodiversité et en respectant la ressource en eau.
Il y a, par exemple, des investissements et des plans de relance, mais qui ne répondent pas aux besoins des services publics ; des « appels à projets » qui mettent en concurrence les collectivités entre elles ; ou de l’argent pour la numérisation et la promotion de nouveaux marchés comme l’e-santé. Le problème c’est le modèle de rentabilité à partir duquel sont pensées les réformes : même les politiques de transition écologique sont envisagées comme de nouveaux marchés. Sans compter la manne financière qui bénéficie aux multinationales du conseil. Or les économistes et les sociologues ont montré que l’externalisation en général, (comme le ménage dans les collèges par exemple) et le recours aux cabinets de conseil en particulier, coûtaient souvent plus cher et pesaient plus lourd sur les dépenses publiques. En ce sens, la réduction des effectifs de la fonction publique et la casse des services publics constituent aussi des effets d’opportunité pour la sphère privée, dont les acteurs participent au processus de désengagement de l’Etat et en tirent bénéfice dans le même geste.
Les marchés des produits agricoles continuent de subir les conséquences de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, des conflits en cours au Moyen-Orient, du changement climatique et d’autres événements. Les mesures de restriction des exportations prises par certains pays ont en outre accentué les pressions exercées sur le système commercial. Dans ce contexte de défis, les politiques agricoles ont pris un caractère à la fois réactif et proactif, et il est admis que l’innovation est primordiale pour faire progresser la productivité agricole dans le respect de la durabilité. Alors que la croissance mondiale de la productivité agricole ralentit, il sera toutefois indispensable de réformer et de réorienter le soutien à l’agriculture.
Le rapport Politiques agricoles : Suivi et évaluation de cette année évalue le rôle que peuvent jouer les politiques agricoles dans ce contexte.
Le rapport Politiques agricoles : Suivi et évaluation de cette année évalue le rôle que peuvent jouer les politiques agricoles dans ce contexte.
Dans la dernière partie, ils formulent leurs recommandations sur de nombreux aspects des systèmes agricole et agro-alimentaire. Selon eux, les soutiens de la Politique agricole commune devraient être orientés en priorité vers les petites exploitations et les exploitations mixtes, les jeunes agriculteurs, les nouveaux entrants et les agriculteurs installés dans les zones soumises à des contraintes naturelles. Ils préconisent de les compléter par des paiements pour services environnementaux, objectivement conditionnés aux résultats dans ce domaine. Pour cela, ils recommandent la mise en œuvre d’un nouveau système d’évaluation de la durabilité globale des exploitations ou des produits, basé sur des références uniformisées à l’échelle européenne. Installé par mesures législatives et placé sous la surveillance de la Commission européenne, ce référentiel permettrait d’homogénéiser les normes établies par divers acteurs et favoriserait ainsi la comparaison des performances environnementales, en tenant compte des différents enjeux (biodiversité, gaz à effet de serre, pollution, bien-être animal, qualité de l’eau, conditions de travail).
Partant, pour penser cette transformation en considérant l’alimentation dans
toutes ses dimensions, cet ouvrage tisse « une écologie de l’alimentation », qui per-
met de mieux répondre aux enjeux de durabilité des systèmes alimentaires. L’analogie
que nous faisons entre alimentation et écologie s’ancre dans le double registre de
cette dernière : une science des relations (entre les différents éléments de la bio-
sphère) et un engagement politique (l’écologie politique). L’alimentation considérée
comme un vecteur de relations et comme un vecteur d’engagements dans la société
constitue donc le propos de notre ouvrage
toutes ses dimensions, cet ouvrage tisse « une écologie de l’alimentation », qui per-
met de mieux répondre aux enjeux de durabilité des systèmes alimentaires. L’analogie
que nous faisons entre alimentation et écologie s’ancre dans le double registre de
cette dernière : une science des relations (entre les différents éléments de la bio-
sphère) et un engagement politique (l’écologie politique). L’alimentation considérée
comme un vecteur de relations et comme un vecteur d’engagements dans la société
constitue donc le propos de notre ouvrage
La stratégie Écophyto 2030 traduit la triple ambition de la France en matière agricole :
Préserver la santé publique et celle de l’environnement dans une logique « Une seule santé » ;
Soutenir les performances économique et environnementale des exploitations ;
Maintenir un haut niveau de protection des cultures par une adaptation des techniques utilisées.
Avec cette stratégie, la France poursuit son objectif d’une réduction de 50% de l’utilisation et des risques globaux des produits phytosanitaires, tout en se plaçant dans le respect d’un principe : « pas d’interdiction sans solution ».
Préserver la santé publique et celle de l’environnement dans une logique « Une seule santé » ;
Soutenir les performances économique et environnementale des exploitations ;
Maintenir un haut niveau de protection des cultures par une adaptation des techniques utilisées.
Avec cette stratégie, la France poursuit son objectif d’une réduction de 50% de l’utilisation et des risques globaux des produits phytosanitaires, tout en se plaçant dans le respect d’un principe : « pas d’interdiction sans solution ».
"Cette approche ne s’intéresse pas aux bénéficiaires directs de la PAC mais bien aux produits finalement soutenus. Elle vise à réinterroger les objectifs de la PAC, les produits les plus soutenus étant les plus émetteurs de gaz à effet de serre."
"Thierry Pouch et Marine Raffray (Chambres d’agriculture France) reviennent sur le concept de « souveraineté alimentaire » et sur l’évolution historique de cette notion. Hervé Guyomard, Louis-Georges Soler et Cécile Détang-Dessendre (INRAE) analysent ensuite les mécanismes à l’œuvre pour chacun des trois leviers prévus par le Pacte vert en matière agroalimentaire : la transition agro-écologique de la production agricole, la réduction des pertes et gaspillages le long de la chaîne de valeur, l’adoption de régimes « sains et durables ». Ils estiment, avec un modèle d’équilibre partiel, les impacts marchands et non marchands de leur mise en œuvre (séparée puis concomitante), par rapport à la situation de référence, correspondant à la moyenne 2018-2020. Deux difficultés sont alors repérées pour appliquer les mesures découlant du Pacte vert : premièrement, les conséquences économiques pour les filières animales doivent être bien prises en compte par les pouvoirs publics ; ensuite, la transformation souhaitable des comportements alimentaires est assez éloignée des tendances réellement observées."
compte-rendu inspirant
"Enjeu clé du siècle, la démocratie alimentaire s’incarne dans une diversité de stratégies pour une alimentation saine, juste et abordable. Si le concept dessine un horizon politique, il fait aussi face à un marché agroalimentaire puissant, qui entend réduire le citoyen à un consommateur."