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Il y a, par exemple, des investissements et des plans de relance, mais qui ne répondent pas aux besoins des services publics ; des « appels à projets » qui mettent en concurrence les collectivités entre elles ; ou de l’argent pour la numérisation et la promotion de nouveaux marchés comme l’e-santé. Le problème c’est le modèle de rentabilité à partir duquel sont pensées les réformes : même les politiques de transition écologique sont envisagées comme de nouveaux marchés. Sans compter la manne financière qui bénéficie aux multinationales du conseil. Or les économistes et les sociologues ont montré que l’externalisation en général, (comme le ménage dans les collèges par exemple) et le recours aux cabinets de conseil en particulier, coûtaient souvent plus cher et pesaient plus lourd sur les dépenses publiques. En ce sens, la réduction des effectifs de la fonction publique et la casse des services publics constituent aussi des effets d’opportunité pour la sphère privée, dont les acteurs participent au processus de désengagement de l’Etat et en tirent bénéfice dans le même geste.