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Cet article de Philippine Coeugnet et ses collègues rend compte d’une expérience de coconception de systèmes d’élevage dans le Massif central, originale par sa mobilisation de participants, citoyens/habitants, au-delà du cercle des experts et des professionnels du secteur. Elle a ainsi permis un recadrage des enjeux et la formulation de nouvelles problématiques questionnant l’avenir de la recherche sur les systèmes d’élevage
Le point de vue de l'Académie d’agriculture de France
En clair, si l’amélioration du bien-être animal peut s’accompagner de bénéfices environnementaux, elle peut également entraîner une augmentation de l’impact environnemental des produits animaux. Ces constats mettent en évidence la complexité des arbitrages entre bien-être animal et performance environnementale et la nécessité de les appréhender de manière conjointe. L’avenir de l’élevage ne peut pas faire l’impasse sur l’un de ces deux critères, ni sur le bien-être des éleveurs. Il repose sur une approche systémique qui implique : une nécessaire réduction des effectifs animaux, une évolution des modes alimentaires pour diminuer la consommation de produits animaux et le développement de systèmes d’élevage locaux plus extensifs (tout en réfléchissant à l’usage des terres). C’est ainsi que les élevages seront plus robustes, respectueux des animaux et avec un impact atténué sur l’environnement.
À partir d’une revue de littérature et de 36 entretiens auprès d’experts du secteur, les chercheurs soulignent la diversité croissante des profils des nouveaux éleveurs et de leurs projets. Ils identifient aussi les principaux freins à leur installation et mettent en évidence la variété des structures d’accompagnement et des formes d’organisation du travail qui émergent.
Les auteurs montrent que la plupart des exploitations étudiées sont aussi productives, en volume et en valeur, que les exploitations bio spécialisées, à l’exception de celles dont l’une des espèces est bovin laitier ou chèvre. Dans ce cas, les exploitations mono-espèce restent plus performantes car la gestion des besoins alimentaires et de pâturage de ces deux espèces est plus exigeante et ne permet pas la maximisation de la productivité de chacune. Les systèmes multi-espèces intégrant des volailles ou des porcs affichent une productivité supérieure à ceux détenant uniquement des ruminants.
L’Observatoire technico-économique du Réseau CIVAM, compare chaque année les performances des fermes engagées en agriculture durable, avec celles des exploitations laitières moyennes du Grand Ouest.
Dans cette édition 2024 retrouvez un dossier complémentaire “Moins d’impacts sur l’environnement”.
De nombreux éleveurs et éleveuses installés.es en systèmes pâturants témoignent de leur plaisir au travail et nous racontent pourquoi ils ont choisi de s’installer ainsi : pour être leur propre patron, pour alimenter la population locale, préserver l’environnement, retrouver du sens dans leur travail ou encore avoir du temps libre.
Dans cette édition 2024 retrouvez un dossier complémentaire “Moins d’impacts sur l’environnement”.
De nombreux éleveurs et éleveuses installés.es en systèmes pâturants témoignent de leur plaisir au travail et nous racontent pourquoi ils ont choisi de s’installer ainsi : pour être leur propre patron, pour alimenter la population locale, préserver l’environnement, retrouver du sens dans leur travail ou encore avoir du temps libre.
Les éleveurs et les éleveuses n’ont pas attendu les philosophes de la cause animale pour faire l’expérience de l’intelligence au travail de leurs bêtes ni pour les considérer comme des êtres respectables. Mais ce rapport à l’animal est malmené par le système agroindustriel.
"L’Institut de l’élevage (Idele) et la Confédération nationale de l’élevage travaillent actuellement sur 22 fiches relatives aux services rendus par l’élevage des ruminants. Ces fiches abordent des aspects environnementaux, sociaux et économiques. Six sont déjà publiées (qualité de l’air, gaz à effet de serre, biodiversité, énergie, emplois, coproduits), les autres le seront progressivement d’ici septembre 2024. Elles sont toutes construites sur le même plan : quelques données en exergue, une synthèse d’une page, un développement en plusieurs points étayés de nombreux chiffres, des exemples d’actions et d’outils mis en place par les filières, une bibliographie."
"Nous mettons en regard deux activités agricoles qui sont l’objet d’un traitement médiatique et social radicalement opposé : l’élevage et l’apiculture. Le premier est sous le feu de vives critiques sociales tandis que le second est l’objet d’une célébration assez unanime. Pourtant, dans les deux cas, les métiers, les pratiques quotidiennes, les réalités de ces deux activités restent mal connues ; leur complexité, leur diversité et les contraintes semblent invisibilisées derrière ces points de vue tranchés qui non seulement cristallisent et monopolisent le débat, mais également orientent les politiques publiques. La présentation partira de ce constat pour donner à voir, au-delà de la scène médiatique, les enjeux et la complexité des métiers d’éleveur bovin et d’apiculteur. "
"Dans cette courte brochure, Hugues Berger expose les rouages de l’agro-industrie dans lesquels est prise la grande majorité des éleveurs/agriculteurs aujourd’hui : “ubérisation”, administration totale, élevages dits intégrés, normes, traçabilité, etc. Répondant aux accusations et aux attaques des associations de protection animale et plus particulièrement de L214, il nous démontre que la violence qu’elles prétendent dénoncer en ciblant des individus est en réalité une violence structurelle, inhérente à un mode de production industriel que ces défenseurs autoproclamés du “bien-être animal” ne font que reconduire, faisant fi des conditions de vie et de travail des humains."
"Nous concluons que plus que les fondements de l’agroécologie et de l’élevage de précision, parfois antagonistes, parfois complémentaires, c’est bien la façon dont les éleveurs vivent leur travail qui sera important à prendre en compte pour que les technologies du numérique soit un réel support à la transition agroécologique."
"L’objectif de cet article est d’analyser les rapports entre les sciences sociales et la montée en puissance de la cause animale. Retraçant la manière dont l’objet « relations humains-animaux » s’est constitué dans les contextes anglo-américain et français, je défends l’idée que l’évolution générale de ces recherches participe de la montée du zoocentrisme. Plus spécifiquement, j’analyse la manière dont les théories antispécistes et l’éthique animale, très influentes dans le monde anglo-américain, ont été reçues en France. Les critiques formulées à leur encontre par les universitaires en sciences sociales sont particulièrement étudiées. Je montre comment ces critiques contribuent – paradoxalement – à constituer l’éthique animale en point de passage obligé pour toute réflexion académique sur les rapports aux animaux, en lui offrant un nouvel espace éditorial, celui des sciences sociales."
Ce dossier tente d’illustrer la complexité « des questions d’élevage » d’aujourd’hui et de montrer des scientifiques de différentes disciplines à l’œuvre dans leur mission d’éclairer le débat public et les mutations en cours, mais aussi dans leur mission de révéler ce qui se joue, au fond, dans les controverses."
"Si le phénomène reste encore minoritaire, il a déjà fait ses preuves sur un certain nombre d’exploitations. Quels sont les bienfaits socio-économiques et environnementaux de cette solution ? Quel est son coût ? "
Restructurer-diversifier une ferme, qu’est-ce que ça veut dire ?
Il s’agit de la reconception du système agricole d’une exploitation grâce à la réorientation de son activité, de la production principale et de l’usage des terres et des bâtiments. La réorientation du système agricole se traduit généralement par la déspécialisation, c’est-à-dire par un arrêt de la mono-production, au profit d’une diversification des productions mises en place sur la ferme ; l’augmentation des actifs agricoles ; et l’adoption de pratiques agroécologiques.
Restructurer-diversifier une ferme, qu’est-ce que ça veut dire ?
Il s’agit de la reconception du système agricole d’une exploitation grâce à la réorientation de son activité, de la production principale et de l’usage des terres et des bâtiments. La réorientation du système agricole se traduit généralement par la déspécialisation, c’est-à-dire par un arrêt de la mono-production, au profit d’une diversification des productions mises en place sur la ferme ; l’augmentation des actifs agricoles ; et l’adoption de pratiques agroécologiques.
"il a été décidé d’étudier la cohabitation du loup et de l’élevage en France avec un regard « One Welfare » : Quels sont les impacts de la cohabitation du loup et de l’élevage sur le One Welfare aujourd’hui ? Et si on se projette dans 30 ans ?"
Mooc
"L'Union européenne (UE) produit et épand chaque année 1,4 milliard de tonnes d'effluents d'élevage (fumiers, lisiers, purins). Dans un article publié dans la revue Agricultural Systems, des chercheurs analysent les effets de ces épandages sur la biodiversité des sols, et ils formulent des recommandations pour mieux prendre en compte ces impacts dans les politiques publiques européennes. Leurs travaux reposent sur une revue de la littérature (407 publications), essentiellement scientifique."
Plateforme collaborative des éleveurs, bovin, ovin, caprin avec ressources et tutos