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Car si l’IA est perçue comme une possible entreprise de démolition de l’Ecole, en particulier des modalités traditionnelles d’évaluation, alors il nous faut envisager une reconstruction. Le chantier est ouvert pour les années à venir : en guise de vadémécum de rentrée, voici quelques pistes d’actions collectives pour éviter que l’IA ne favorise la paresse cognitive des élèves, pour qu’à l’âge de l’IA l’Ecole augmente toujours leur capacité à découvrir, écrire, réfléchir, créer, partager.
Une recherche-action menée dans une université britannique a testé une alternative : organiser des temps de dialogue autour des grilles d’évaluation, en amont des rendus de devoirs des étudiants puis après la restitution des notes. Plutôt que de découvrir les attendus une fois leur copie notée, les étudiants ont pu poser leurs questions à l’avance, commenter les termes ambigus, et co-construire une compréhension de ce qui était attendu.
Qu’est-ce qu’un usage « judicieux » de l’IAg ?
Dans ce guide, un usage renvoie à l’utilisation d’un outil d’IAg en soutien à la réalisation de tâches pédagogiques.
Un usage de l’IAg est jugé judicieux lorsqu’il est perçu par la personne utilisatrice comme un levier et non comme un substitut à l’expertise humaine. Cela signifie qu’elle reste consciente de la manière dont l’outil d’IAg est utilisé : elle est capable de déterminer les tâches réalisées par l’outil et celles accomplies par un être humain. Cette conscience lui permet de garder le contrôle sur la production et de choisir de déléguer certaines tâches à l’outil. Le produit généré par l’IAg fait systématiquement l’objet d’une validation, cela demeure central pour assurer la pertinence et la qualité des contenus générés. On parle ici d’agentivité humaine.
Dans ce guide, un usage renvoie à l’utilisation d’un outil d’IAg en soutien à la réalisation de tâches pédagogiques.
Un usage de l’IAg est jugé judicieux lorsqu’il est perçu par la personne utilisatrice comme un levier et non comme un substitut à l’expertise humaine. Cela signifie qu’elle reste consciente de la manière dont l’outil d’IAg est utilisé : elle est capable de déterminer les tâches réalisées par l’outil et celles accomplies par un être humain. Cette conscience lui permet de garder le contrôle sur la production et de choisir de déléguer certaines tâches à l’outil. Le produit généré par l’IAg fait systématiquement l’objet d’une validation, cela demeure central pour assurer la pertinence et la qualité des contenus générés. On parle ici d’agentivité humaine.
Comme pour d’autres technologies complexes telles que les smartphones, Internet ou même [l’écriture], il faudra du temps aux chercheurs pour comprendre pleinement l’étendue réelle des effets de l’IA sur la cognition et l’apprentissage. Au final, le tableau sera probablement nuancé et dépendra fortement du contexte et des cas d’utilisation.
Cet ouvrage ne se contente pas de répéter ces constats, mais cherche plutôt à identifier des leviers et des pratiques alternatives, portées par les enseignants eux-mêmes, pour répondre à leurs besoins spécifiques. En s’intéressant aux dispositifs locaux initiés par les acteurs éducatifs, l’ouvrage explore des modèles de formation plus collaboratifs, plus ancrés dans les réalités du terrain et fondés sur des valeurs partagées. Ces initiatives, souvent éloignées des formats traditionnels, offrent de nouvelles perspectives sur l’autoformation, la coformation et les pédagogies alternatives, en réponse à un besoin croissant de sens et de cohésion professionnelle.
Au travers des contributions de chercheurs issus de différentes universités, cet ouvrage propose un éclairage sur ces nouvelles dynamiques de formation, en mettant en avant les pistes et ressources susceptibles d’enrichir la formation et de renforcer l’engagement des enseignants dans leur développement professionnel.
Au travers des contributions de chercheurs issus de différentes universités, cet ouvrage propose un éclairage sur ces nouvelles dynamiques de formation, en mettant en avant les pistes et ressources susceptibles d’enrichir la formation et de renforcer l’engagement des enseignants dans leur développement professionnel.
La formation réflexive à l’enseignement est un apprentissage du métier ancré dans l’expérience du terrain autant que dans la recherche à son propos. Les défis à relever par l’école et ses professionnels exigent plus que jamais des savoirs collectivement consolidés. Les pratiques pédagogiques, quant à elles, ont besoin de s’affirmer et de se discuter pour revendiquer autonomie et fiabilité, reconnaissance et autorité. La professionnalisation de l’enseignement implique un « travail sur le travail » collectivement pratiqué et documenté.
La question n’est donc pas tant de savoir ce que ces technologies nous font mais ce qu’elles font au monde et, surtout, ce que nous ferons et serons encore capables de faire dans le monde qu’elles façonnent.
’attention n’est pas un bouton à allumer. Elle se gagne par le sens et se nourrit de la participation. C’est en engageant les élèves, les étudiants dans des tâches où ils construisent, reformulent, discutent et relient aux savoirs déjà acquis que l’on maximise leurs ressources attentionnelles.
La question de la transition écologique, sociale et économique est inévitablement liée à des choix de normes et valeurs puisqu’elle interroge la façon dont les systèmes socio-économiques doivent évoluer pour tenir compte des capacités humaines et environnementales. Partant d’une science et d’un enseignement qui se déclarent neutres et objectifs, quelles postures adopter pour aborder la dimension politique des enjeux de transition sociale et écologique ? A partir de témoignages de collègues enseignant·es et d'une grille d'analyse, nous explorerons cette problématique.
Propositions de pistes de chantiers
Cet outil propose une démarche transparente pour encadrer les IAg dans les activités pédagogiques.
Voir aussi les autres ressources de cette université.
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« Nous habitons un écosystème d’information qui consiste à établir des relations de confiance entre des publications et leurs lecteurs. Quand les textes synthétiques se déversent dans cet écosystème, c’est une forme de pollution qui endommage les relations comme la confiance »
le fait que la 1ère IA de l’Alt-Right affirme aujourd’hui qu’il y a un génocide en cours à Gaza n’est, en soi, ni une bonne ni une mauvaise nouvelle ; c’est par contre une nouvelle et évidente confirmation de l’immense dérèglement de nos capacités de faire langage et donc société au prisme de ces outils.
Plus qu’une question technique ou administrative, l’éducation au numérique est une éducation à la citoyenneté. Elle doit être émancipatrice, tournée vers l’avenir, et portée par une véritable ambition éducative.