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économie
Rapport
"Justyna, docteure en sciences de l’ingénieur venue de Pologne, alerte : “Il me semble que nous sommes en train de nous perdre. Si nous aspirons à l’excellence technologique, pourquoi n’avons-nous pas la même exigence en étant bons les uns envers les autres ?”."
"La transformation de la pédagogie à l'aide du numérique est perçue par les universités françaises comme un moyen permettant de répondre aux différents enjeux de croissance et de diversité de leurs effectifs étudiants, de concurrence nationale et internationale, d'égalité d'accès à l'enseignement supérieur dans les territoires et d'augmentation des coûts, dans un contexte budgétaire contraint. Les innovations, souvent issues d'initiatives émanant de petites équipes pionnières, peinent à se diffuser. Dans le prolongement de deux rapports de l'inspection générale de l'administration de l'éducation nationale et de la recherche (IIGAENR) portant sur les innovations pédagogiques et numériques, ce rapport pose la question du modèle économique qui permettra leur passage à l'échelle et leur pérennisation."
Rapport d'information de M. Laurent DUPLOMB, fait au nom de la commission des affaires économiques "
"Dans leur immense majorité, avec une grande constance, (nombres d’études) confirment que les sociétés inégalitaires font moins bien que les autres. Et la force des preuves en ce sens nous oblige à conclure que, au-delà de la simple corrélation statistique, nous sommes en présence d’un lien de nature causale. L’accroissement de l’inégalité nuit aux sociétés : il dégrade la santé et le bien-être humains"
"Dans la baguette de pain standard, la part du blé représente entre 5 et 8 % du prix. Dans un yaourt, la part de la matière première se situe autour de 20 %. Et même quand vous achetez de la viande (où a priori il y a peu de transformation), vous êtes aux alentours de 30 %. De fait, nous consommons de plus en plus de services et la part agricole de notre panier est de plus en plus faible"
"Cette étude illustre selon moi deux phénomènes passionnants. Le premier – et je ne cesserai de dire et d’écrire à quel point il est important – est la caractère non neutre de la technologie, parfaitement illustré ici (le professeur d’histoire Melvin Kranzberg (1917 – 1995) disait : « la technologie n’est ni bonne ni mauvaise ni neutre »). C’est-à-dire qu’en dehors du strict usage que l’on fait d’une machine et du jugement moral qu’on lui porte, cette machine modifie le monde dans des proportions qu’on peine à imaginer, ou qu’on refuse d’imaginer. C’est un peu comme si la technologie produisait des effets secondaires sur la société. On le voit bien avec les vendeurs : la complexité de leur quotidien tranche avec les discours marketing en vigueur qui tendent à faire croire que même eux, finiront par bénéficier de ces progrès. Mais en attendant, ils en sont plutôt les victimes."
Sur l'holacratie
"On n'en parle peu, du moins en dehors des cercles économiques et financiers, parce qu'on n'y comprend généralement pas grand-chose à moins d'y passer un peu de temps. Pourtant la marche du monde est en définitive déterminée par qui tient les cordons de la bourse, par qui a le pouvoir de créer la monnaie et par là-même de décider de ce qui doit être financé ou non, exister ou non.
Dans cet épisode, Julien Devaureix tente d'y voir plus clair avec Gérard Foucher, un spécialiste et bon vulgarisateur du sujet."
Dans cet épisode, Julien Devaureix tente d'y voir plus clair avec Gérard Foucher, un spécialiste et bon vulgarisateur du sujet."
"la prouesse de nos sociétés est d’avoir réussi à banaliser l’accès à l’alimentation, mais au prix d’une marginalisation des agriculteurs et d’un fossé culturel creusé entre ceux qui mangent et ceux qui donnent à manger. L’accessibilité de l’alimentation a banalisé l’agriculture qui apparaît désormais comme un secteur périphérique et sans intérêt pour beaucoup de nos concitoyens. C’est le premier élément de la spirale dépréciative qui caractérise nos sociétés contemporaines : plus les agriculteurs sont productifs, moins ils sont considérés par la société."
"Cinq ans après le lancement d'un plan en faveur de l'entrepreneuriat étudiant (en 2013), marqué notamment par la création de 30 pôles PEPITE (pôles étudiants pour l'innovation, le transfert et l'entrepreneuriat), la ministre de l'enseignement supérieur, de la recherche et de l'innovation a souhaité qu'une évaluation de ce dispositif soit conduite. Dans ce cadre, la ministre a confié en juin 2018 une mission à l'IGAENR et à l'entrepreneur Albert Meige, visant à évaluer le plan PEPITE mais aussi à formuler des propositions pour renforcer l'ambition et l'efficacité des politiques en faveur de l'entrepreneuriat étudiant."
"De quel problème s’agit-il ? De l’avènement d’une nouvelle ère du capitalisme, celle de la surveillance, d’abord ouverte par le secteur numérique et en passe de s’étendre largement au-delà. Zuboff porte une vision très noire sur ce basculement, qui menace jusqu’à la démocratie, estime-t-elle"
"On y apprendra comment fut menée la guerre aux syndicats, imposé le « primat de la valeur actionnariale », conçu un contre-activisme d’entreprise ainsi qu’un management stratégique des « parties prenantes », imaginés, enfin, divers procédés invasifs de « détrônement de la politique »."