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buleedd
"Vivre avec le trouble, c’est entrer dans un monde étrange — le nôtre — où le temps, sorti de ses gonds, se retrouve ballotté dans un tourbillon de rencontres multispécifiques, d’appropriations violentes, de créations collectives sur fond de désastres climatiques. Un monde où les pensées émanent de symbiotes à corps multiples, visqueux et tentaculaires. Où la Terre est animée de forces aussi puissantes que terrifiantes. Où l’Humain, décomposé en humus, composte avec les autres espèces.
Résolument impures, les histoires que raconte Donna Haraway mélangent les règnes, les époques, les registres, les matières et les disciplines — mais elles se situent toujours quelque part. Ce sont des histoires aventureuses, aussi denses de collaborations que de conflits, de terreurs que de possibles réjouissants. Ce sont des histoires de récupérations partielles, pour bien vivre et bien mourir sur une Terre abîmée."
Résolument impures, les histoires que raconte Donna Haraway mélangent les règnes, les époques, les registres, les matières et les disciplines — mais elles se situent toujours quelque part. Ce sont des histoires aventureuses, aussi denses de collaborations que de conflits, de terreurs que de possibles réjouissants. Ce sont des histoires de récupérations partielles, pour bien vivre et bien mourir sur une Terre abîmée."
"Une réponse possible est la création d’un enseignement pluridisciplinaire obligatoire en licence, là où l’audience est la plus large.
C’est ce que nous avons fait en deuxième année de licence de physique à l’université de Paris en 2021, en insérant un tel cours dans une maquette préalablement validée en 2019. Avec 18 heures de cours magistral, l’enseignement proposé ne compte que pour 1 % du nombre total d’heures de cours dispensées sur les trois années de la licence. C’est donc une contribution marginale du point de vue du volume, qui ne dénature pas la coloration disciplinaire du cursus dans lequel elle s’intègre."
C’est ce que nous avons fait en deuxième année de licence de physique à l’université de Paris en 2021, en insérant un tel cours dans une maquette préalablement validée en 2019. Avec 18 heures de cours magistral, l’enseignement proposé ne compte que pour 1 % du nombre total d’heures de cours dispensées sur les trois années de la licence. C’est donc une contribution marginale du point de vue du volume, qui ne dénature pas la coloration disciplinaire du cursus dans lequel elle s’intègre."
"La Fondation Maison des sciences de l'homme (FMSH) apporte un appui scientifique, matériel et financier pour l’amorçage de projets innovants autour de thématiques à forts enjeux dont la transition environnementale, dans ce qu’elle implique comme invention de nouveaux modèles de fonctionnement en appui et complément aux évolutions techniques, ne semble alors possible que si elle est juste et perçue comme telle. Les relations entre enjeux environnementaux et défis de la justice sociale, déjà posées par la commission Brundtland il y a 30 ans, méritent alors d’être remises au centre des réflexions sur la durabilité et la transition."
"Le confinement et la généralisation du télétravail l’ont confirmé : nous sommes plus que jamais « en déficit de nature ». Une grande majorité de la population habite en ville et travaille dans des espaces clos, passant de longues heures devant des écrans. Pourtant, même si nous ne sommes pas « dans » la nature, nos besoins essentiels comme notre désir de verdure et de ciel bleu nous rappellent que nous « sommes » la nature ! Les recherches les plus récentes le prouvent, qui montrent que notre cerveau ne fonctionne jamais aussi bien que lorsque nous nous mettons au vert. De fait, nos représentations tendent à séparer l’humain de la nature : l’idéologie capitaliste a prospéré en faisant de l’exploitation du vivant un pilier fondateur. Questionner nos rapports au vivant, c’est donc aussi questionner notre rapport au système productiviste qui nous asservit aux écrans. Se déconnecter pour mieux se reconnecter ? Tel est le défi auquel nous invite Alix Cosquer : nous détacher de l’intelligence artificielle pour adhérer, tant individuellement que, surtout, collectivement, à des valeurs, à des objectifs, à des savoirs qui mettent le vivant au cœur de... notre vie."
"Ce manifeste propose une réflexion sur l’avenir de notre planète. À l’heure où la « collapsologie » tente de s’inviter dans le monde universitaire, d’autres modes de pensée perpétuent l’absence de prise en compte des limites : limites physiques et historiques du corps humain, limites des ressources de la planète.
Ni promotrice du transhumanisme, ni annonciatrice d’une apocalypse écologique, l’histoire naturelle nous invite à nous éloigner d’un extrême optimisme autant que d’un extrême pessimisme. Au premier, elle rappelle l’historicité des êtres vivants et les limites qu’elle impose ; aux seconds elle invite à se pencher sur les échelles de temps et d’espace par lesquels elle comprend le vivant.
Crises et effondrement pour qui ou pour quoi ? À quelle échéance ? Corps augmenté, pour qui ? Limites, échelles de temps et d’espace, telles sont les notions permettant à l’histoire naturelle d’envisager notre avenir."
Ni promotrice du transhumanisme, ni annonciatrice d’une apocalypse écologique, l’histoire naturelle nous invite à nous éloigner d’un extrême optimisme autant que d’un extrême pessimisme. Au premier, elle rappelle l’historicité des êtres vivants et les limites qu’elle impose ; aux seconds elle invite à se pencher sur les échelles de temps et d’espace par lesquels elle comprend le vivant.
Crises et effondrement pour qui ou pour quoi ? À quelle échéance ? Corps augmenté, pour qui ? Limites, échelles de temps et d’espace, telles sont les notions permettant à l’histoire naturelle d’envisager notre avenir."
Présentation et réflexion autour de la démarche et des enjeux des questions socialement vives en EDD (représentations, exemples concrets, impacts sur les conditions d'enseignement). Présentation de projets pédagogiques interdisciplinaires traitant des questions socialement vives en classe Partage de ressources pédagogiques pour aborder en classe les questions vives en EDD
Un réseau d?acteurs francophones de l?éducation agissant ensemble pour construire une école, des approches pédagogiques et des pratiques d?apprentissage plus écoresponsables, citoyennes et solidaires.
" La boîte à outils de l’Université de Montréal s’adresse spécifiquement aux responsables de programmes et aux membres du corps enseignant de cette université qui visent à « intégrer le concept élargi du développement durable à la formation ». Les ressources proposées sont réparties dans les sections suivantes…
- des ressources de bases ;
- des approches pédagogiques adaptées ;
- des exemples d’intégration ;
- des références sur les grandes thématiques ;
- un référencement d’acteurs et actrices du développement durable (des établissement d’enseignement à des organismes pancanadiens et internationaux) ;
- d’autres publications complémentaires (textes de loi, documentation pédagogique, rapports importants)."
- des ressources de bases ;
- des approches pédagogiques adaptées ;
- des exemples d’intégration ;
- des références sur les grandes thématiques ;
- un référencement d’acteurs et actrices du développement durable (des établissement d’enseignement à des organismes pancanadiens et internationaux) ;
- d’autres publications complémentaires (textes de loi, documentation pédagogique, rapports importants)."
"Dans la littérature, le concept de “transition pathways”, que l’on peut traduire « chemins de transition », désigne les modèles de changements que la société emprunte, volontairement ou non, vers de nouveaux régimes sociotechniques. Le projet Chemins de transition s’inscrit dans cette volonté d’accélérer le changement. Ces chemins sont de nature économique, sociale, technologique, institutionnelle et culturelle. Ils co-évoluent, parfois de manière non-linéaire, pour remplir les fonctions sociétales d’une nouvelle façon"
"Le manuel expose ainsi dans un langage clair et accessible les processus impliqués dans le réchauffement climatique et la dégradation du vivant, mais aussi les différentes responsabilités des acteurs, le creusement des inégalités environnementales ou encore les mécanismes financiers qui en sont l’une des causes. "
"La pensée politique de la condition humaine développée par Hannah Arendt est investie ici comme une ressource pour penser l’humanité à partir de la notion d’aventure humaine constituée de trois dimensions : l’hybris, le monde et la coexistence renvoyant respectivement à la logique de profit de l’homo oeconomicus, à la logique de responsabilité de l’homo collectivus et à la logique de l’hospitalité de l’homo religatus. Le geste intellectuel et politique esquissé dans ce travail s’inscrit dans le prolongement de la théorie critique : dans un même mouvement il est proposé une critique de ce qui pose problème dans notre rapport au monde et une proposition de dépassement ayant pour finalité une transformation sociale. Le geste proposé est celui d’un soulèvement et d’une consolidation anthropologique du politique à partir de la vitalisation permise par le partage d’une convivialité entre humains et avec le non humain. L’identification du convivialisme comme paradigme éducatif pour traverser l’Anthropocène est la matérialisation d’une nécessaire raison d’espérer en dépit de cet héritage de l’Anthropocène. La théorie critique proposée tente d’articuler les fonctions de résistance, de critique et d’utopie. Il importe de tenir dans l’opposition (résistance) à partir de ce qui est identifié comme problématique (critique) pour que l’avenir espéré puisse advenir (utopie). Cette théorie critique pour l’Anthropocène mobilise, en plus de la pensée arendtienne, les pensées politiques de plusieurs auteurs contemporains dont notamment Maurice Bellet, Hartmut Rosa, Andreas Weber, Dominique Bourg, Christian Arnsperger, les auteurs d’un ensemble de manifestes politiques paru ces dernières années, ainsi que les convivialistes autour d’Alain Caillé, Corine Pelluchon ou François Flahault."
"Une matinée par semaine, Isabelle Cambourakis se rend avec sa classe de grande section sur une ancienne ligne de chemin de fer en friche. Pour Z, l’éditrice et enseignante revient sur cette expérience transformatrice, pour elle comme pour les enfants."
sur l'EEDD à l'école par la revue Z
"Dans son premier essai, Vers une école éco-logique (Le Bord de L’eau, février 2021), Daniel Curnier, enseignant et docteur en sciences de l’environnement de l’Université de Lausanne, dénonce une institution scolaire qu’il juge coupable d’entretenir un rapport au vivant marqué par l’anthropomorphisme et pose les jalons d’un nouveau modèle éducatif susceptible d’impulser un vrai changement de paradigme face à l’urgence climatique."