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bulenvir
voir l'ouvrage la biodiversité en infographies
Voir : Idées reçues sur l'eau et sa gestion
Avec un collectif de dix spécialistes de l’eau issus de disciplines variées, ils nous livrent dans cet ouvrage des éléments de qualité pour nourrir les débats et repenser de façon critique et constructive la gestion de l’eau face aux défis contemporains. Partant du constat que l’eau et sa gestion sont devenues des sujets de contestations, de tensions, voire de conflits depuis quelques années en France, les auteurs examinent, décortiquent et analysent quatorze idées reçues sur l’eau et sa gestion, brandies par les « pro- et anti- » lors de leurs affrontements sur des sujets aussi divers que le manque ou l’excès d’eau, les pollutions, les usages contestés de l’eau, ou la gestion de l’eau parfois perçue comme inégalitaire ou défaillante.
Voir : Contradictions ordinaires. Un regard décalé sur le climat et la société
Cet ouvrage s’inscrit donc dans la lignée d’une tradition de pensée critique et pluridisciplinaire qui conteste l’hégémonie des savoirs désincarnés occidentaux et qui tente de revaloriser des savoirs plus sensibles et affectifs jugés subordonnés à la rationalité cartésienne. Dès lors, on peut peut-être regretter que, parmi les multiples citations, anecdotes et situations relatées par E. Zaccai, aucune ne renvoie à cet héritage épistémique qui vise, depuis longtemps déjà, à faire ce travail : légitimer des savoirs négligés, intimes, subjectifs et a fortiori ceux des dominés dont l’auteur se préoccupe pourtant clairement. Je pense ici plus précisément aux traditions féministes et écoféministes qui ont largement contribué à la politisation du quotidien sous le fameux « the personal is political ». Trouver dans l’intime les illustrations de dynamiques politiques plus larges, politiser le quotidien, regarder l’environnement depuis le « dedans », plutôt que depuis le dehors, voilà précisément la tâche que se sont donnée des autrices féministes [30] ; partir des émotions et des affects pour mieux saisir et comprendre le déni climatique et la dépendance aux structures capitalistes fossiles, voici aussi le cœur des recherches menées par des écoféministes contemporaines [31]. De la même manière, si l’ambition du livre est effectivement de « changer de regard », on peut également être surpris de l’absence d’histoires, d’anecdotes ou de situations qui devraient amener à mentionner, au moins, l’héritage des pensées décoloniales [32] sur l’environnement. Des traditions de pensées qui visent précisément à stimuler l’adoption d’autres regards, de contre-discours, depuis d’autres positions, d’autres vécus et expériences, hors des épistémês dominantes occidentales, et qui articulent vécus et affects avec des dynamiques structurelles de domination afin de remonter aux origines du malaise et des contradictions ordinaires.
Avec un collectif de dix spécialistes de l’eau issus de disciplines variées, ils nous livrent dans cet ouvrage des éléments de qualité pour nourrir les débats et repenser de façon critique et constructive la gestion de l’eau face aux défis contemporains. Partant du constat que l’eau et sa gestion sont devenues des sujets de contestations, de tensions, voire de conflits depuis quelques années en France, les auteurs examinent, décortiquent et analysent quatorze idées reçues sur l’eau et sa gestion, brandies par les « pro- et anti- » lors de leurs affrontements sur des sujets aussi divers que le manque ou l’excès d’eau, les pollutions, les usages contestés de l’eau, ou la gestion de l’eau parfois perçue comme inégalitaire ou défaillante.
Voir : Contradictions ordinaires. Un regard décalé sur le climat et la société
Cet ouvrage s’inscrit donc dans la lignée d’une tradition de pensée critique et pluridisciplinaire qui conteste l’hégémonie des savoirs désincarnés occidentaux et qui tente de revaloriser des savoirs plus sensibles et affectifs jugés subordonnés à la rationalité cartésienne. Dès lors, on peut peut-être regretter que, parmi les multiples citations, anecdotes et situations relatées par E. Zaccai, aucune ne renvoie à cet héritage épistémique qui vise, depuis longtemps déjà, à faire ce travail : légitimer des savoirs négligés, intimes, subjectifs et a fortiori ceux des dominés dont l’auteur se préoccupe pourtant clairement. Je pense ici plus précisément aux traditions féministes et écoféministes qui ont largement contribué à la politisation du quotidien sous le fameux « the personal is political ». Trouver dans l’intime les illustrations de dynamiques politiques plus larges, politiser le quotidien, regarder l’environnement depuis le « dedans », plutôt que depuis le dehors, voilà précisément la tâche que se sont donnée des autrices féministes [30] ; partir des émotions et des affects pour mieux saisir et comprendre le déni climatique et la dépendance aux structures capitalistes fossiles, voici aussi le cœur des recherches menées par des écoféministes contemporaines [31]. De la même manière, si l’ambition du livre est effectivement de « changer de regard », on peut également être surpris de l’absence d’histoires, d’anecdotes ou de situations qui devraient amener à mentionner, au moins, l’héritage des pensées décoloniales [32] sur l’environnement. Des traditions de pensées qui visent précisément à stimuler l’adoption d’autres regards, de contre-discours, depuis d’autres positions, d’autres vécus et expériences, hors des épistémês dominantes occidentales, et qui articulent vécus et affects avec des dynamiques structurelles de domination afin de remonter aux origines du malaise et des contradictions ordinaires.
Pour comprendre pourquoi, un détour par 1987 suffit. Cette année-là, dans les forêts de l’île de Kauai, dans l’archipel d’Hawaï (Etats-Unis), un ornithologue enregistre le chant du dernier Moho de Kauai. C’est un mâle. Il chante un duo, le duo nuptial de son espèce, mais il chante seul. La femelle ne viendra pas car il n’y en a plus. L’enregistrement dure quelques minutes. Puis le silence, pour toujours. Cette bande sonore est écoutée par des millions de personnes en ligne et chacun a son interprétation.
La séparation « nature » et « culture » structure les champs de savoir et d’action depuis plusieurs siècles, essentialisant une vision anthropocentrée de la « nature ».
Cette segmentation atteint ses limites, en particulier dans le contexte d’urgence lié aux crises environnementales et sociales, et de nouvelles approches méta- disciplinaires se développent et proposent d’aborder autrement les interactions homme – nature / société – environnement.
À destination des scientifiques, des doctorants et des étudiants, ce cycle de conférences, organisé depuis 2022, propose de croiser le regard de spécialistes d’une part des sciences humaines et sociales et d’autre part de l’écologie (sensu lato) et environnement autour de questions environnementales majeures.
Conférence disponible en ligne
Cette segmentation atteint ses limites, en particulier dans le contexte d’urgence lié aux crises environnementales et sociales, et de nouvelles approches méta- disciplinaires se développent et proposent d’aborder autrement les interactions homme – nature / société – environnement.
À destination des scientifiques, des doctorants et des étudiants, ce cycle de conférences, organisé depuis 2022, propose de croiser le regard de spécialistes d’une part des sciences humaines et sociales et d’autre part de l’écologie (sensu lato) et environnement autour de questions environnementales majeures.
Conférence disponible en ligne
Avec plus de 200 infographies synthétiques, claires et précises, La biodiversité en infographies permet de visualiser en un clin d'oeil les enjeux liés aux écosystèmes. Un foisonnement de connaissances scientifiques, qui offre de nombreuses clés pour devenir acteur de la préservation du tissu vivant de la planète.
Appli de visualisation d' arthropodes
Le Muséum national d’Histoire naturelle met à la disposition des professeurs un dossier thématique concernant la Biodiversité. Ce document d’une trentaine de pages a pour vocation de les aider à appréhender cette thématique de manière volontairement synthétique.
Les applications dites d’identification ou de (re)connexion avec la nature, telles qu’iNaturalist ou PlantNet, se présentent comme des outils de médiation entre humains et non-humains. Reposant sur des logiques participatives et mobilisant l’intelligence artificielle pour identifier les espèces, ces dispositifs reconduisent cependant un regard anthropocentré, naturaliste et instrumental sur le vivant. Cet article en propose une analyse critique en croisant des approches techno-sémiotique et écosémiotique. Il interroge leur ambivalence, entre potentiel de sensibilisation écologique et reconduction d’un solutionnisme technologique. Enfin, il explore des pistes pour un design numérique centré-vivant, fondé sur la médiation sensible, les narrations situées, et une posture de recherche engagée dans une écologie des savoirs.
Des leviers identifiés pour changer d’échelle
Le rapport identifie plusieurs leviers structurants pour accélérer :
le renforcement des démarches collectives territoriales, véritables moteurs de diffusion des pratiques ;
la co-construction et la diffusion des connaissances, via des réseaux d’expérimentation et une meilleure capitalisation des résultats ;
l’appui sur l’adaptation au changement climatique, qui rend de nombreuses pratiques agroécologiques incontournables ;
le rôle clé des coopératives et des filières, capables de valoriser économiquement les pratiques vertueuses ;
et enfin, des incitations financières ciblées, temporaires et orientées vers la prise de risque.
Le rapport identifie plusieurs leviers structurants pour accélérer :
le renforcement des démarches collectives territoriales, véritables moteurs de diffusion des pratiques ;
la co-construction et la diffusion des connaissances, via des réseaux d’expérimentation et une meilleure capitalisation des résultats ;
l’appui sur l’adaptation au changement climatique, qui rend de nombreuses pratiques agroécologiques incontournables ;
le rôle clé des coopératives et des filières, capables de valoriser économiquement les pratiques vertueuses ;
et enfin, des incitations financières ciblées, temporaires et orientées vers la prise de risque.
Here, we review existing knowledge and outline research trajectories to improve our understanding of how beavers affect the terrestrial invertebrate community with special focus on the importance of each successional stage that beavers provide on terrestrial invertebrates. Although beavers can have a large impact on the terrestrial invertebrate community,
Une goutte de pluie ne prend donc naissance que grâce à un support et dans de nombreux cas, celui-ci est un organisme vivant, en l’occurrence une bactérie dont la stratégie de colonisation s’appuie sur sa capacité à fabriquer la pluie. On change alors de paradigme, ce n’est plus la forêt qui a besoin de la pluie mais la pluie qui se met à avoir besoin de la forêt pour exister.