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Les personnes adolescentes sont lucides et inquiètes face aux enjeux des changements climatiques. Afin de les soutenir, une stratégie est de créer des occasions de mise en action et de les accompagner.
pour Patrice Maniglier, notre condition terrestre, centrale et déterminante conduit à la nécessité d’une politique de la Terre, dont les acteurs sont aussi non humains, Étienne Balibar lui préfère une politique de l’espèce humaine, dont la spécificité au regard des autres vivants doit être maintenue.
L’exploration de ce différend conduit les deux penseurs à préciser les assises et les contours de leur réflexion tout en offrant de nouveaux outils conceptuels aux personnes qui cherchent à appréhender les enjeux brûlants de « notre monde », expression elle aussi amenée à être entendue dans toute sa complexité.
L’exploration de ce différend conduit les deux penseurs à préciser les assises et les contours de leur réflexion tout en offrant de nouveaux outils conceptuels aux personnes qui cherchent à appréhender les enjeux brûlants de « notre monde », expression elle aussi amenée à être entendue dans toute sa complexité.
Concept retors, insaisissable, la nature sillonne l’histoire de la pensée. Mais sait-on vraiment la définir ? Cheminant d’Aristote à Hegel et Kant, en passant par la poésie romantique, Alain Badiou revisite l’étrange destin philosophique d’une idée qui n’a cessé d’évoluer avec son temps. Alors que la science contemporaine a progressivement déserté la « nature » pour lui préférer la « matière » ou le « vivant », et que la pensée écologiste s’en est emparée sur le terrain politique, ce livre explore sous tous ses angles le concept de nature – et invite à en repenser les usages.
Une mise en perspective audacieuse de la pensée de Latour.
Bruno Latour est une figure majeure de la pensée écologique. Mais ses idées servent-elles vraiment le combat écologique ? Dans cet essai incisif, Fabrice Flipo, philosophe et spécialiste de l’écologie politique, démonte le brouillard théorique et le vernis progressiste d’une pensée devenue dominante.
Derrière la séduction du « tout vivant » et le rejet du concept de nature, il décèle une dérive conservatrice et confusionniste, délétère pour tout projet d’émancipation. À rebours de la mode latourienne, il plaide pour une réhabilitation du concept de nature comme socle d’un véritable engagement écologique et démocratique. Un livre salutaire, pour remettre les fondamentaux de l‘écologie politique au cœur du débat.
Bruno Latour est une figure majeure de la pensée écologique. Mais ses idées servent-elles vraiment le combat écologique ? Dans cet essai incisif, Fabrice Flipo, philosophe et spécialiste de l’écologie politique, démonte le brouillard théorique et le vernis progressiste d’une pensée devenue dominante.
Derrière la séduction du « tout vivant » et le rejet du concept de nature, il décèle une dérive conservatrice et confusionniste, délétère pour tout projet d’émancipation. À rebours de la mode latourienne, il plaide pour une réhabilitation du concept de nature comme socle d’un véritable engagement écologique et démocratique. Un livre salutaire, pour remettre les fondamentaux de l‘écologie politique au cœur du débat.
et le mot nature, vivant...
Interview de Morizot sur la valeur habitabilité
Un ouvrage majeur (je l'ai lu le prête à qui le souhaite)
opposition entre la pensée du vivant et la critique du capitalisme constitue l’une des polarités qui structure aujourd’hui le champ de l’écologie politique dans l’espace francophone. La constitution d’un groupe de « penseurs du vivant », à la suite d’un dossier du Monde qui regroupait sous ce terme un ensemble de projets intellectuels hétéroclites1, a suscité de vives polémiques, dont la plus fameuse reste celle ouverte par Frédéric Lordon dans son texte « Pleurnicher le vivant »2, où il accusait les pensées du vivant de développer une éthique dépolitisante qui s’avère incapable de penser le travail et la production, et se révèle par conséquent impuissante à critiquer le système capitaliste3.
Ce qui peut passer pour de la neutralité dans le concept de vivant considéré indépendamment de ces usages est l’homogénéisation d’un ensemble de référents jusque-là distribués dans des catégories cognitives et nominales différentes, associée à une difficulté à trouver à cet ensemble un antonyme satisfaisant. Les données que j’ai présentées tout au long de ma présentation incitent à croire que cette homogénéisation, érigée en objet de pensée, est une construction. Au niveau des discours, la neutralité du concept de vivant est très limitée : il est employé avec une axiologique positive très marquée et en grande partie pour tenir des discours critiques contre l’homme. Le fait qu’il permette conceptuellement de dépasser l’opposition (vivant) humain / (vivant) non-humain est, dans les faits, très peu établi dans les discours des locuteurs et il est peu distingué de nature.
À l’ère de l’Anthropocène, marquée par l’impact destructeur des activités humaines sur
la planète, cet article propose de repenser notre rapport au vivant à partir du concept
d’« écorésonance ». En s’appuyant sur la théorie de la résonance de Hartmut Rosa,
l’article montre que la relation au monde ne peut se réduire à une logique
d’appropriation ou de maîtrise, mais doit être comprise comme une dynamique de
réponse mutuelle, sensorielle et transformative. Cette perspective est enrichie par la
philosophie du care de Luigina Mortari, qui introduit une dimension éthique fondée sur
la responsabilité à l’égard de la vie, et par la pensée d’Arturo Escobar, dont le concept
de plurivers ouvre à une pluralité d’ontologies relationnelles.
Dans ce cadre théorique, la poésie de Franco Arminio est analysée comme une mise en
œuvre sensible de l’écorésonance. À travers une célébration des paysages ruraux, des
saisons, des gestes vernaculaires et des communautés fragiles, Arminio propose une
écopoétique du care qui valorise l’attention, la mémoire et la cohabitation avec le
vivant. Son écriture, loin d’une simple nostalgie rurale, constitue un geste ontologique
et politique : elle fait exister un monde situé face aux abstractions de la modernité et
aux logiques de croissance. L’article montre ainsi que l’écorésonance ne relève pas
seulement d’une expérience esthétique, mais d’un engagement éthique et politique
visant à réinventer des formes habitables de coexistence.
la planète, cet article propose de repenser notre rapport au vivant à partir du concept
d’« écorésonance ». En s’appuyant sur la théorie de la résonance de Hartmut Rosa,
l’article montre que la relation au monde ne peut se réduire à une logique
d’appropriation ou de maîtrise, mais doit être comprise comme une dynamique de
réponse mutuelle, sensorielle et transformative. Cette perspective est enrichie par la
philosophie du care de Luigina Mortari, qui introduit une dimension éthique fondée sur
la responsabilité à l’égard de la vie, et par la pensée d’Arturo Escobar, dont le concept
de plurivers ouvre à une pluralité d’ontologies relationnelles.
Dans ce cadre théorique, la poésie de Franco Arminio est analysée comme une mise en
œuvre sensible de l’écorésonance. À travers une célébration des paysages ruraux, des
saisons, des gestes vernaculaires et des communautés fragiles, Arminio propose une
écopoétique du care qui valorise l’attention, la mémoire et la cohabitation avec le
vivant. Son écriture, loin d’une simple nostalgie rurale, constitue un geste ontologique
et politique : elle fait exister un monde situé face aux abstractions de la modernité et
aux logiques de croissance. L’article montre ainsi que l’écorésonance ne relève pas
seulement d’une expérience esthétique, mais d’un engagement éthique et politique
visant à réinventer des formes habitables de coexistence.
ous examinons enfin la manière dont l’exposition à la nature encouragerait
les comportements pro-environnementaux, qui s’accompagneraient d’un bien-être accru,
créant un cercle vertueux entre bien-être et engagement écologique.
les comportements pro-environnementaux, qui s’accompagneraient d’un bien-être accru,
créant un cercle vertueux entre bien-être et engagement écologique.
Le SEMECOL du 4 décembre 2025 s’est penché sur la notion de blanchité, son implication dans les mouvements écologistes et la justice environnementale.
En collaboration avec la Chaire de philosophie à l’hôpital et la philosophe Cynthia Fleury, cette rencontre avec les habitant·es de Saint-Médard-en-Jalles ouvre un espace de conversation simple et sensible : pour partager expériences, intuitions et pratiques qui, au cœur du quotidien, continuent de soutenir le vivant en nous.
Ce colloque ouvert à tous et à toutes propose de réfléchir, par la recherche-création, à l’appréhension des grandes perturbations auxquelles le vivant est aujourd’hui confronté. Il vise à mettre en dialogue des approches documentaires provenant tant de l’intérieur que de l’extérieur de l’institution universitaire afin de renouveler nos regards sur le monde. L’événement réunira des chercheur·euse·s et artistes autour de diverses explorations documentaires — cinéma, photographie, installation, arts visuels, littérature, théâtre et créations sonores — susceptibles d’interroger nos habitudes perceptives et de faire surgir des relations sensibles et renouvelées avec l’ensemble du vivant.
Par conséquent, dans cet article notre questionnement est : comment les
déplacements sémantiques et anthropologiques, créés par la littérature française et
par les mythologies africaines, entraînent-ils une représentation nouvelle du monde
contemporain, impliquant un nouveau rapport des humains à l’écosystème et au
tourisme ?
Cela nous permettra, à la suite d’Augustin Berque dans « Entendre la terre. À
l’écoute des milieux humain » (2022), de reconsidérer les différents milieux du vivant
en révélant l’organisation d’un écosystème complexe afin d’appréhender ce milieu
humain, à partir de « l’intérieur de l’homme », selon les préceptes de Watsuji Tetsurô,
dans « Fûdo, le milieu humain (tr. fr. 2023) »
déplacements sémantiques et anthropologiques, créés par la littérature française et
par les mythologies africaines, entraînent-ils une représentation nouvelle du monde
contemporain, impliquant un nouveau rapport des humains à l’écosystème et au
tourisme ?
Cela nous permettra, à la suite d’Augustin Berque dans « Entendre la terre. À
l’écoute des milieux humain » (2022), de reconsidérer les différents milieux du vivant
en révélant l’organisation d’un écosystème complexe afin d’appréhender ce milieu
humain, à partir de « l’intérieur de l’homme », selon les préceptes de Watsuji Tetsurô,
dans « Fûdo, le milieu humain (tr. fr. 2023) »
la compréhension scientifique des crises écologiques, bien que nécessaire, demeure insuffisante pour susciter une transformation effective de nos manières d’habiter la Terre. En mobilisant le concept de résonance développé par Hartmut Rosa, les contributions réunies explorent les conditions sensibles, culturelles et éthiques d’une relation renouvelée au vivant. L’Anthropocène est envisagé comme une crise de la relation, révélant une dissonance...
Le quatrième numéro de la revue RED répond à la nécessité d’interroger le rôle des sciences de l’éducation et de l’enseignement face aux changements climatiques, considérés en tant que phénomènes pluriels mobilisant divers·es acteurs et actrices complexes (Doherty &Clayton, 2011). Au-delà du réchauffement planétaire, la transition énergétique (Maresca &Dujin, 2014) et la quête de durabilité (Curnier, 2017) concernent l’ensemble des disciplines, y compris les sciences de l’éducation, où les enjeux se révèlent tout aussi déterminants.Ce numéro vise à rendre visibles les questionnements liés à la durabilité et aux changements climatiques, à l’école comme dans les espaces informels d’apprentissage, afin d’identifier les outils et dispositifs pédagogiques déployés pour répondre à ces nouveaux besoins, en fonction des publics concernés.
Survie du vivant (2022-2026) est une conférence-performance du Théâtre Le Clou durant laquelle une biologiste de formation, accompagnée d’un acteur, explore et célèbre la richesse de l’interdépendance du vivant en plaçant la nature au centre de son regard. Ni tout à fait pièce de théâtre ni tout à fait conférence scientifique, cet objet théâtral inusité est le résultat d’une rencontre entre ces deux formes.
L’élaboration de cette conférence scientifique théâtralisée a constitué un long chantier collaboratif orchestré par le metteur en scène Benoît Vermeulen. C’est principalement la démarche de celui-ci qui sera exposée dans ce document, témoignage subjectif de son parcours créatif et réflexif
L’élaboration de cette conférence scientifique théâtralisée a constitué un long chantier collaboratif orchestré par le metteur en scène Benoît Vermeulen. C’est principalement la démarche de celui-ci qui sera exposée dans ce document, témoignage subjectif de son parcours créatif et réflexif