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Tandis que le monde devient de moins en moins habitable, peut-on déceler les indices d'une transformation des manières d'interagir avec l'environnement ? Dans le sillon de Norbert Elias étudiant la civilisation des mœurs à partir du mouchoir, Léo Magnin interroge l'écologisation des mœurs à travers un objet ordinaire : la haie. Car si les arbres et buissons ont une vie biologique bien connue, leur vie sociale mouvementée reste à découvrir.
Pour le ministre, il s’agit, à travers la haie, de proposer une sorte d’agroécologie qui, finalement, s’inscrit assez bien dans ce qu’avait voulu faire Stéphane Le Foll avant lui avec l’agroforesterie. L’idée n’est pas de transformer radicalement l’agriculture : on essaye plutôt d’embarquer le plus de monde possible — des personnes qui peuvent être aux antipodes les unes des autres. Pourtant, pour avoir participé aux négociations du Pacte en tant que sociologue qui a travaillé sur le sujet, je peux dire que c’était loin d’être aussi consensuel que ce que laisse entendre ce récit conciliateur.
La formation agricole française a des atouts certains, notamment dans son approche
territorialisée qui lui permet de prendre en compte les spécificités locales, ou encore grâce aux exploitations agricoles affiliées aux établissements, qui permettent une mise en pratique des enseignements très précieuse. Cependant, elle peine à prendre en compte les enjeux écologiques de manière systématique.
La nécessité de former à des pratiques plus durables a été bien identifiée par les pouvoirs publics, qui ont entrepris de poser un cadre d’enseignement adapté à l’enseignement agricole. Cependant, le secteur de la formation est un écosystème massif et complexe, dont la mise en branle nécessite des moyens importants, qui semblent avoir manqué jusqu’à présent pour atteindre les objectifs.
territorialisée qui lui permet de prendre en compte les spécificités locales, ou encore grâce aux exploitations agricoles affiliées aux établissements, qui permettent une mise en pratique des enseignements très précieuse. Cependant, elle peine à prendre en compte les enjeux écologiques de manière systématique.
La nécessité de former à des pratiques plus durables a été bien identifiée par les pouvoirs publics, qui ont entrepris de poser un cadre d’enseignement adapté à l’enseignement agricole. Cependant, le secteur de la formation est un écosystème massif et complexe, dont la mise en branle nécessite des moyens importants, qui semblent avoir manqué jusqu’à présent pour atteindre les objectifs.
Les conclusions de ce rapport ont été plutôt favorablement accueillies par le monde agricole, c’est suffisamment rare pour être souligné, au cours d’un grand oral, FNSEA et Confédération paysanne en tête… Même si l’absence du volet économique et des questions de rentabilité affaiblit l’exercice, comme le souligne la presse qui salue toutefois l’approche pragmatique des travaux. Pour devenir incollable sur le sujet, on peut aussi se reporter aux travaux précurseurs de Solago (Afterres) qui parvient peu ou prou aux mêmes conclusions au moins sur l’étroitesse de la voie selon Christian Couturier. Mais avec une divergence sur les moyens, Solagro mise majoritairement sur le bio, Shift Project sur l’agriculture de conservation, explique-t-il.
Comment re-concevoir son système pour faire face au changement climatique (au sein d'un lycée agricole) ?
La solution proposée tient en un mot : l’agroécologie, qui revient à produire en s’appuyant sur les bienfaits de la biodiversité et en respectant la ressource en eau.
Podcast sur le sol
Échanges autour de pratiques apprenant.es
Ouvert à toutes et tous, le deuxième webinaire de témoignage et d’échanges avec les acteurs du projet CASDAR TANGGO est prévu le mardi 3 décembre de 11h à midi.
Ouvert à toutes et tous, le deuxième webinaire de témoignage et d’échanges avec les acteurs du projet CASDAR TANGGO est prévu le mardi 3 décembre de 11h à midi.
la plateforme met à la disposition des enseignant.e.s qui le souhaitent des ressources variées, innovantes et gratuites et offre également la possibilité de rencontrer des professionnels. Pour ouvrir la discussion, développer son esprit critique et se faire une opinion.
Un amphithéâtre bondé, et des questions qui fusent. Dans l’amphi d’Agro Toulouse, sur le site de l’Institut national polytechnique à Auzeville (Haute-Garonne), ils sont étudiants en lycée agricole, en BTS ou en école d’ingénieur. Face à eux, Jérôme Bayle, leader haut-garonnais de la fronde agricole du début d’année 2024, Christophe Rieunau, de la Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles du Tarn, et Christelle Record, éleveuse de veaux en Ariège.
il s’agit bien de croiser ces savoirs établis sur l’expérience, adaptés à chaque territoire, avec ceux issus de la recherche scientifique la plus récente. Et cela n’exclut pas le recours à des technologies, comme le biocontrôle pour renforcer l’immunité des plantes ou le numérique pour faciliter par exemple l’échange de savoir-faire, l’apprentissage ou le traitement de données.
L’évolution du marché français du machinisme agricole est retracée dans un article de la revue Paysans & Société paru en octobre 2024.
Un article publié dans Agricultural and Food Economics, en octobre 2024, s’intéresse aux coûts et aux avantages de l’accroissement des services écosystémiques via l’agro-écologie, en partant du cas des exploitations agricoles allemandes.
L’Union internationale pour la conservation de la nature (UICN) a publié en octobre 2024 un rapport sur les interactions, positives et négatives, entre agriculture et biodiversité (figure). Il se fonde sur une revue de littérature, une synthèse de données et des modèles d’évaluation intégrée.
voir : Pastoralisme d’aujourd’hui : sous les clichés, l’alpage
voir : QUEL HEURT EST-IL ? MODÈLES AGRICOLES Une dégradation du débat public à travers les médias
On le sait, l’agriculture en France obéit à plusieurs modèles. Si d’aucuns prônent que toutes les formes d’agriculture devraient pouvoir coexister pacifiquement, celles-ci se voient le plus souvent opposées les unes aux autres. Le conventionnel contre le bio, l’agribusiness versus l’agriculture paysanne… Caricaturale, cette logique binaire ? Pas tant que ça si l’on se réfère au traitement médiatique de la coexistence des différentes
formes d’agriculture en France.
voir : QUEL HEURT EST-IL ? MODÈLES AGRICOLES Une dégradation du débat public à travers les médias
On le sait, l’agriculture en France obéit à plusieurs modèles. Si d’aucuns prônent que toutes les formes d’agriculture devraient pouvoir coexister pacifiquement, celles-ci se voient le plus souvent opposées les unes aux autres. Le conventionnel contre le bio, l’agribusiness versus l’agriculture paysanne… Caricaturale, cette logique binaire ? Pas tant que ça si l’on se réfère au traitement médiatique de la coexistence des différentes
formes d’agriculture en France.
Cependant, contrairement au bétail vertébré, le « mini-élevage » d’insectes n’est généralement pas protégé par les réglementations en vigueur pour le bien-être animal. Et ce, bien qu’il soit de plus en plus évident que les insectes possèdent une « personnalité », qu’ils peuvent ressentir des états affectifs analogues aux émotions et ressentir quelque chose qui ressemble à de la douleur. Dans cet article, nous soulignons cette divergence, décrivons certaines des recherches émergentes sur le sujet et identifions les domaines de recherche future. Diverses questions empiriques et éthiques doivent être abordées de toute urgence alors que l’élevage d’insectes se développe dans le monde entier. Enfin, nous décrivons les bénéfices et aussi les coûts potentiels de la réglementation pour le bien-être des insectes.