14897 shaares
662 résultats
taggé
bulenvir
Rapport du CESE
"La biologie de la conservation est une branche engagée de l’écologie qui vise à appliquer les savoirs écologiques à la préservation de la biodiversité. Ce positionnement présuppose que ces savoirs ne sont pas le jouet de pouvoirs. Une telle présupposition fait de cette science une cible de prédilection pour des analyses remettant en cause la distinction savoirs/pouvoirs, dans une dynamique se revendiquant d’une inspiration foucaldienne. Nous pointons des clarifications conceptuelles nécessaires à des analyses de savoirs/pouvoirs, et montrons qu’en leur absence, des contributions majeures perdent de leur force, et certains chantiers de recherche perdent en visibilité. Nous défendons une analyse empirique des relations entre savoirs et pouvoirs et en posons les jalons fondés sur l’analyse des contraintes de l’aide à la décision."
Documentaire de l?OFB/INRAE sur les végétations riveraines et habitats de la Loire. Un focus particulier sur la foret alluviale préservée de ce cours d?eau ou encore sur la petite massette.
"Or, entre le sauvage et le domestique, il y a un entre-deux de milieux (ce que les Romains dénommaient le saltus), qu’il s’agisse des espaces pastoraux ou des peuplements forestiers qui ne sont plus exploités, ou encore, des friches industrielles et urbaines. C’est ce que l’on qualifie en France de « nature férale », résultat d’ensauvagements multiples. L’auteur plaide pour la libre évolution de ces milieux comme stratégie alternative de protection de la nature."
"À la lumière des recherches les plus récentes, ce livre propose un voyage dans le temps plein de péripéties : choc de bolides interplanétaires, chimie des éléments, glaciations soudaines, tectonique des plaques… tandis que l’océan se peuple des premiers micro-organismes et, pour finir, la vie qui se diversifie et se lance à l’assaut des continents.
Il permet de connaître le passé de la Terre pour mieux comprendre l’évolution du monde vivant et notre environnement actuel. Sa lecture est agrémenté par une abondante illustration, ce qui facilite également la compréhension des phénomènes géologiques, qui ne sont pas toujours simples en soi. Un bien bel ouvrage."
Il permet de connaître le passé de la Terre pour mieux comprendre l’évolution du monde vivant et notre environnement actuel. Sa lecture est agrémenté par une abondante illustration, ce qui facilite également la compréhension des phénomènes géologiques, qui ne sont pas toujours simples en soi. Un bien bel ouvrage."
"nous avons remonté la filière de la pâte à papier et plongé dans les méandres de l’industrialisation des forêts.
Nous avons convergé depuis le Finistère, le Perche, les Cévennes, la Drôme, Lyon, Marseille ou encore la région parisienne vers les sous-bois aux couleurs d’automne de la Montagne limousine. Depuis un siècle, sur ce bout de terre du centre de la France, des arbres ont été plantés en rangs bien serrés et la machine industrielle forestière s’est mise en branle, maltraitant inlassablement les corps et les écosystèmes. Une réalité bien loin de la forêt fantasmée par les chantres du développement personnel qui y voient une possibilité de déconnexion et de ressourcement, ou par les classes aisées qui la prennent d’assaut pour y télétravailler au grand air.
3
Derrière le mirage vert d’une filière qui se prétend écolo et renouvelable, les suicides se multiplient parmi les salarié·es de l’Office national des forêts et de gigantesques coopératives forestières accaparent la « ressource bois ». Les entreprises les plus fortunées rachètent et plantent des arbres à marche forcée sur des terres paysannes, prétendant ainsi compenser leurs émissions de CO2. Tout cela avec le soutien du ministère de l’Agriculture et plus largement de l’État, dont la police n’hésite pas à s’acharner sur les habitant·es qui tentent de faire exister un autre discours sur la « gestion » de la forêt.
figure im1
4
Depuis les sentiers à l’ombre des bois, on a suivi le bruit des tronços et des abatteuses autant que l’écho des chants de lutte. On a écouté les récits de celles et ceux qui ont été arraché·es à leurs territoires, anciennes colonies, pour fournir une main-d’œuvre bon marché à l’industrie galopante et qui, malgré l’épuisement, ne se laissent pas abattre. Ou encore de celles et ceux pour qui la forêt est une question de survie, un espace de refuge, et de toutes les personnes qui, à la lisière des logiques productivistes, tissent d’autres rapports aux mondes forestiers en expérimentant des imaginaires et des pratiques émancipatrices."
Nous avons convergé depuis le Finistère, le Perche, les Cévennes, la Drôme, Lyon, Marseille ou encore la région parisienne vers les sous-bois aux couleurs d’automne de la Montagne limousine. Depuis un siècle, sur ce bout de terre du centre de la France, des arbres ont été plantés en rangs bien serrés et la machine industrielle forestière s’est mise en branle, maltraitant inlassablement les corps et les écosystèmes. Une réalité bien loin de la forêt fantasmée par les chantres du développement personnel qui y voient une possibilité de déconnexion et de ressourcement, ou par les classes aisées qui la prennent d’assaut pour y télétravailler au grand air.
3
Derrière le mirage vert d’une filière qui se prétend écolo et renouvelable, les suicides se multiplient parmi les salarié·es de l’Office national des forêts et de gigantesques coopératives forestières accaparent la « ressource bois ». Les entreprises les plus fortunées rachètent et plantent des arbres à marche forcée sur des terres paysannes, prétendant ainsi compenser leurs émissions de CO2. Tout cela avec le soutien du ministère de l’Agriculture et plus largement de l’État, dont la police n’hésite pas à s’acharner sur les habitant·es qui tentent de faire exister un autre discours sur la « gestion » de la forêt.
figure im1
4
Depuis les sentiers à l’ombre des bois, on a suivi le bruit des tronços et des abatteuses autant que l’écho des chants de lutte. On a écouté les récits de celles et ceux qui ont été arraché·es à leurs territoires, anciennes colonies, pour fournir une main-d’œuvre bon marché à l’industrie galopante et qui, malgré l’épuisement, ne se laissent pas abattre. Ou encore de celles et ceux pour qui la forêt est une question de survie, un espace de refuge, et de toutes les personnes qui, à la lisière des logiques productivistes, tissent d’autres rapports aux mondes forestiers en expérimentant des imaginaires et des pratiques émancipatrices."
"Face à la destruction de la biodiversité, les acteurs privés comme publics développent un nombre grandissant d’outils innovants pour la conservation. Toujours plus performants du point de vue scientifique et technique, la question de leur performativité et de leur capacité à produire les changements promis sur les plans écologiques, sociaux et de la gouvernance reste toutefois entière. Pour y répondre, dans la suite des travaux précédents en comptabilité de gestion écosystème-centrée, ce papier propose une démarche d’analyse en quatre étapes, et l’illustre par l’étude d’un outil d’alerte contre la déforestation contribuant à une stratégie de protection d’habitats d’Orang Outans à Bornéo, Indonésie. Ce faisant, le papier défend le développement d’un domaine d’étude comparée des outils d’information pour les écosystèmes, fermement ancré dans les recherches en comptabilité, en dialogue avec les sciences de la conservation et la socio-anthropologie. Pour y contribuer, nous proposons de combiner l’analyse critique avec une posture plus engagée d’accompagnement stratégique et d’aide à la conception auprès des acteurs impliqués dans l’action de conservation. "
"Depuis des siècles, nous nous racontons sur les origines des sociétés humaines et des inégalités sociales une histoire très simple. Pendant l’essentiel de leur existence sur terre, les êtres humains auraient vécu au sein de petits clans de chasseurs-cueilleurs. Puis l’agriculture aurait fait son entrée, et avec elle la propriété privée. Enfin seraient nées les villes, marquant l’apparition non seulement de la civilisation, mais aussi des guerres, de la bureaucratie, du patriarcat et de l’esclavage.
Ce récit pose un gros problème : il est faux.
David Graeber et David Wengrow se sont donné pour objectif de « jeter les bases d’une nouvelle histoire du monde ». Le temps d’un voyage fascinant, ils nous invitent à nous débarrasser de notre carcan conceptuel et à tenter de comprendre quelles sociétés nos ancêtres cherchaient à créer.
Foisonnant d’érudition, s’appuyant sur des recherches novatrices, leur ouvrage dévoile un passé humain infiniment plus intéressant que ne le suggèrent les lectures conventionnelles. Il élargit surtout nos horizons dans le présent, en montrant qu’il est toujours possible de réinventer nos libertés et nos modes d’organisation sociale.
Un livre monumental d’une extraordinaire portée intellectuelle dont vous ne sortirez pas indemne et qui bouleversera à jamais votre perception de l’histoire humaine."
Ce récit pose un gros problème : il est faux.
David Graeber et David Wengrow se sont donné pour objectif de « jeter les bases d’une nouvelle histoire du monde ». Le temps d’un voyage fascinant, ils nous invitent à nous débarrasser de notre carcan conceptuel et à tenter de comprendre quelles sociétés nos ancêtres cherchaient à créer.
Foisonnant d’érudition, s’appuyant sur des recherches novatrices, leur ouvrage dévoile un passé humain infiniment plus intéressant que ne le suggèrent les lectures conventionnelles. Il élargit surtout nos horizons dans le présent, en montrant qu’il est toujours possible de réinventer nos libertés et nos modes d’organisation sociale.
Un livre monumental d’une extraordinaire portée intellectuelle dont vous ne sortirez pas indemne et qui bouleversera à jamais votre perception de l’histoire humaine."
"Il s’agit de compter durant 1h les oiseaux de son jardin, soit le samedi, soit le dimanche puis d’enregistrer ses observations en ligne surle site. Cette opération permet chaque année d’évaluer la richesse écologique des jardins et d’effectuer un suivi des populations d’oiseaux communs durant la saison de reproduction."
"Pourquoi le cerveau coûte-t-il cher en énergie? Pourquoi y-a-t-il chez la femme une période de longue survie après celle de fécondité? Quel est l’âge du sevrage chez les hominines et les grands primates? Jean-Jacques Hublin interroge la relation entre fécondité, longévité et taille à la préhistoire."
"Il s’agit de simuler un procès basé sur les Droits de la Nature en attribuant les différents rôles représentés dans un tribunal aux apprenants (accusation, défense…), chacun d’eux ayant à préparer et présenter une argumentation dans un temps imparti.
Le jeu peut prendre plusieurs formes en fonction du temps disponible, du nombre d’apprenants présents, de leur niveau et des objectifs poursuivis par l’équipe pédagogique.
Il apparaît donc que ce genre d’exercice réponde parfaitement aux objectifs pédagogiques des référentiels et du plan EPA2 concernant l’expression orale, la capacité à argumenter et débattre, la citoyenneté et la maîtrise des enjeux socio-techniques actuels."
Le jeu peut prendre plusieurs formes en fonction du temps disponible, du nombre d’apprenants présents, de leur niveau et des objectifs poursuivis par l’équipe pédagogique.
Il apparaît donc que ce genre d’exercice réponde parfaitement aux objectifs pédagogiques des référentiels et du plan EPA2 concernant l’expression orale, la capacité à argumenter et débattre, la citoyenneté et la maîtrise des enjeux socio-techniques actuels."
"Le philosophe Jean-Philippe Pierron convoque Xavier Bichat pour commencer son analyse du vivant : “La vie est l'ensemble des fonctions qui résistent à la mort” et continue : “Être vivant, c'est savoir la mort dans ce qu'elle peut avoir de tragique, bien sûr, mais avec ce qu'elle peut aussi d'avoir d'intensifiant quant à ce que nous avons à engager dans nos manières de vivre”.
Nous allons alors chercher un dénominateur commun et peut-être parvenir à le définir. Être vivant, est-ce avoir la capacité de se reproduire, se nourrir, respirer et mourir ? Ou alors est-ce plus que ça ?"
Nous allons alors chercher un dénominateur commun et peut-être parvenir à le définir. Être vivant, est-ce avoir la capacité de se reproduire, se nourrir, respirer et mourir ? Ou alors est-ce plus que ça ?"
"Quels sont les impacts du changement climatique déjà visibles ? Et quels seront ses effets demain : que risquons-nous ? Comment et pourquoi doit-on à la fois réduire les émissions de gas à effet de serre mais aussi s’adapter aux effets dès maintenant ? Et en quoi consiste l’adaptation : comment faire ? Les bénévoles de l’association The Shifters vous proposent une synthèse vulgarisée du résumé aux décideurs du rapport du groupe de travail II du 6ème rapport d’évaluation du GIEC sur les effets du changement climatique et l’adaptation, sorti le 7 mars 2022. Le présent article revient sur les principales conclusions de ce rapport."