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Les travaux d’Ioana Galleron (2024) consacrés à la transparence des usages de l’intelligence artificielle ont nourri ma réflexion autour de la manière d’intégrer les pratiques réelles des élèves dans les apprentissages.Face au constat que les élèves utilisent massivement et parfois clandestinement les IA génératives, j’ai fait le choix de rompre avec une posture d'interdiction pour privilégier une pédagogie de la transparence. L'objectif était de transposer le concept universitaire d'« IAgraphie » à un public de lycéens. Le choix de débuter par un cours dialogué sur les GAFAM et les biais de l’IAG ou les hallucinations vise à déconstruire le mythe de la machine infaillible et des informations objectives. Il s'agit de créer un choc cognitif : montrer que l'IAG ne « sait » rien, mais qu'elle calcule des probabilités et émet des prédictions plausibles. Ce détour théorique et géopolitique est indispensable pour que les élèvescomprennent pourquoi la citation de l'IA n'est pas une simple contrainte scolaire, mais un acte d’honnêteté intellectuelle et de citoyenneté numérique.