14687 shaares
on parle de développer une culture.
Celle-ci regroupe un certain nombre de connaissances (par exemple savoir identifier les systèmes qui reposent sur les IA ; connaître les motivations et les modèles des acteurs,..) ;
des aptitudes (comme par exemple comparer des moteurs de recherche ; savoir distinguer différents médias et la provenance des informations ; être capable de reconnaître des idées reçues des préjugés, des imaginaires ; être capable d’élaborer des contre-discours à la désinformation et de les communiquer..) ;
enfin des valeurs (comme la défense de la liberté d’expression et d’opinion, de la propriété intellectuelle, la promotion de l’égalité des genres, l’engagement en faveur du respect de la vie privée..). Ce rapport donne des pistes intéressantes et montre comment l’EMI peut-être un espace de formation. Il me semble qu’il ne faut pas se limiter à des références techniques ou à des usages d’outils.
la mise en données du monde. Ce nouveau paradigme traverse tous les domaines de la société. Il repose sur une croyance selon laquelle la donnée constitue un élément de preuve objective. La quantification serait le meilleur moyen d’analyser, de maîtriser les phénomènes sociaux. Mais les savoirs reposent sur les hypothèses de ceux qui savent manipuler les données. On est à l’opposé de l’élaboration d’une pensée critique, comme on souhaite le faire en éducation. L’IA générative génère un grand nombre de données et leur traitement algorithmique porterait l’idée que le savoir serait fondé par la statistique. Ceci mérite d’être interrogé.
Celle-ci regroupe un certain nombre de connaissances (par exemple savoir identifier les systèmes qui reposent sur les IA ; connaître les motivations et les modèles des acteurs,..) ;
des aptitudes (comme par exemple comparer des moteurs de recherche ; savoir distinguer différents médias et la provenance des informations ; être capable de reconnaître des idées reçues des préjugés, des imaginaires ; être capable d’élaborer des contre-discours à la désinformation et de les communiquer..) ;
enfin des valeurs (comme la défense de la liberté d’expression et d’opinion, de la propriété intellectuelle, la promotion de l’égalité des genres, l’engagement en faveur du respect de la vie privée..). Ce rapport donne des pistes intéressantes et montre comment l’EMI peut-être un espace de formation. Il me semble qu’il ne faut pas se limiter à des références techniques ou à des usages d’outils.
la mise en données du monde. Ce nouveau paradigme traverse tous les domaines de la société. Il repose sur une croyance selon laquelle la donnée constitue un élément de preuve objective. La quantification serait le meilleur moyen d’analyser, de maîtriser les phénomènes sociaux. Mais les savoirs reposent sur les hypothèses de ceux qui savent manipuler les données. On est à l’opposé de l’élaboration d’une pensée critique, comme on souhaite le faire en éducation. L’IA générative génère un grand nombre de données et leur traitement algorithmique porterait l’idée que le savoir serait fondé par la statistique. Ceci mérite d’être interrogé.