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Les applications dites d’identification ou de (re)connexion avec la nature, telles qu’iNaturalist ou PlantNet, se présentent comme des outils de médiation entre humains et non-humains. Reposant sur des logiques participatives et mobilisant l’intelligence artificielle pour identifier les espèces, ces dispositifs reconduisent cependant un regard anthropocentré, naturaliste et instrumental sur le vivant. Cet article en propose une analyse critique en croisant des approches techno-sémiotique et écosémiotique. Il interroge leur ambivalence, entre potentiel de sensibilisation écologique et reconduction d’un solutionnisme technologique. Enfin, il explore des pistes pour un design numérique centré-vivant, fondé sur la médiation sensible, les narrations situées, et une posture de recherche engagée dans une écologie des savoirs.