14897 shaares
"Personnellement, je suis toujours fasciné par deux éléments. Le premier est la capacité des périodes de crise à faire bouger les lignes et à faire en sorte que ce qui était jugé totalement utopique devienne le bon sens à un moment donné. On le voit bien en ce moment sur la question du revenu universel. On l’a vu au moment de la crise de 2008-2009 sur la taxe Tobin ou taxe sur les transactions financières.
Le second aspect, que j’ai déjà mentionné, est que l’on tend à oublier très rapidement les « bonnes » résolutions des périodes de crise. Qu’est devenu l’accord des principaux gouvernements européens sur la taxe Tobin une fois passé le « gros » de la crise ? La situation peut néanmoins évoluer s’il y a une forme d’alignement des planètes avec (1) l’existence de « chocs » violents, pandémies, catastrophes naturelles ou environnementales, crises économiques, etc., (2) une mutation sous-jacente des sociétés, notamment compte-tenu du renouvellement des générations, et (3) d’importants mouvements sociaux portés par des groupes qui ont tout intérêt à ce que les choses bougent : jeunes, « créatifs culturels » ou « transitionnistes ». Or, si l’on observe la situation actuelle, on voit bien que le scénario de continuité (business as usual) n’est plus ni soutenable, ni socialement acceptable par une grande partie des sociétés."
Le second aspect, que j’ai déjà mentionné, est que l’on tend à oublier très rapidement les « bonnes » résolutions des périodes de crise. Qu’est devenu l’accord des principaux gouvernements européens sur la taxe Tobin une fois passé le « gros » de la crise ? La situation peut néanmoins évoluer s’il y a une forme d’alignement des planètes avec (1) l’existence de « chocs » violents, pandémies, catastrophes naturelles ou environnementales, crises économiques, etc., (2) une mutation sous-jacente des sociétés, notamment compte-tenu du renouvellement des générations, et (3) d’importants mouvements sociaux portés par des groupes qui ont tout intérêt à ce que les choses bougent : jeunes, « créatifs culturels » ou « transitionnistes ». Or, si l’on observe la situation actuelle, on voit bien que le scénario de continuité (business as usual) n’est plus ni soutenable, ni socialement acceptable par une grande partie des sociétés."