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Aussi au cours de l’année de formation, les enseignantes et enseignants stagiaires se voient proposer un ensemble d’activités pour acquérir des connaissances scientifiques sur l’agroécologie (AE)3 et la transition agroécologique (TAE) : élaborer – en groupe disciplinaire ou pluridisciplinaire – des projets d’enseignement, comprendre pourquoi et comment enseigner des questions socialement vives et des controverses, participer à des activités (« fresque du climat » par exemple) qui peuvent aussi être proposées à leurs élèves. Le travail porte à la fois sur les contenus à enseigner et les méthodes d’enseignement mais il consiste aussi en une contextualisation des acteurs et enjeux du monde agricole et rural. En effet, les résistances au changement peuvent être fortes, les connaître et les comprendre permet de lever des hypothèques sur la formation et de favoriser les transitions.
Issu des travaux de la Chaire de recherche sur la transition écologique de l’UQAM, ce livre s’appuie sur plus de dix ans de recherche. D’un côté, l’analyse du discours montre comment le mot « transition » fait l’objet de définitions contradictoires par les gouvernements, milieux d’affaires et mouvements citoyens et écologistes. De l’autre, la recherche participative explore les actions concrètes : luttes locales, projets collectifs et expérimentations de futurs communs.
voir la réflexion sur la notion de transition
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Dans un contexte d’appel à la bifurcation dans certaines grandes écoles françaises depuis 2022, une partie du corps enseignant de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche réfléchit depuis une quinzaine d’années à la manière de répondre aux enjeux environnementaux et climatiques au sein du fonctionnement de leurs institutions respectives et de leurs enseignements. Cet article s’intéresse à la portée et au contenu d’une réforme pédagogique au sein des cursus estudiantins d’une école d’agronomie en France. Nous revenons d’abord sur un certain nombre d’initiatives entreprises ces dernières années pour situer notre démarche par rapport à celles existantes en France. Puis, nous présentons notre manière d’analyser des lectures sur le sujet pour en déduire des pistes tenant compte des enjeux de bifurcation dans notre établissement. L’interdisciplinarité et la transdisciplinarité mises en pratique sur le plan éducatif au nom de la complexité des enjeux, la valorisation de l’esprit critique et le recours à divers types didactiques sont des voies propices à l’apprentissage et à la mise en situation de savoirs environnementaux mis en contexte.
Trois ingénieurs agronomes analysent la crise agricole sous un angle original : ce ne sont pas les règles européennes et les bas prix qui tuent les agriculteurs, mais l'agro-industrie, qui les rend dépendants du machinisme et des intrants chimiques.
Aboutissement et mise en perspective des résultats d’un programme de recherche [2], ce colloque s’est attaché à analyser les démarches de transition en aménagement, qu’elles émanent d’initiatives publiques ou privées dans des espaces diversifiés, en se concentrant sur les tensions et les compromis entre anthropisation et conservation de la nature. Les sciences de la conservation fournissent une proposition théorique intéressante, articulée autour des modèles de land sparing et land sharing, qui a guidé l’argumentaire de l’appel à propositions ainsi que les communications et discussions tenues pendant le colloque. Absente à l’origine du cadrage des travaux du programme de recherche dont ce colloque faisait la clôture, cette proposition conceptuelle s’est avérée particulièrement pertinente pour interpréter les résultats obtenus. L’initiative du colloque est donc de soumettre cette proposition à la communauté scientifique de l’aménagement de l’espace pour tester l’opportunité de son appropriation pour penser, concevoir et analyser les territoires anthropisés et leur rapport aux espaces et aux éléments de nature. L’événement a ainsi permis de construire trois jours de débats mettant à l’épreuve l’interdisciplinarité radicale qui doit se construire face aux crises environnementale et écologique globales, autant qu’il a pu faire dialoguer de manière fructueuse sciences sociales (se rapportant aux territoires, aux sociétés et à leurs fonctionnements) et sciences de la nature (biologie, écologie et écologie du paysage).
Initialement pensés pour analyser les relations entre biodiversité et agriculture (Phalan et al., 2011 ; Karp et al., 2015), les modèles conceptuels de land sparing et de land sharing sont deux propositions divergentes d’organisation de l’espace pour penser la satiété alimentaire des sociétés humaines en limitant les impacts négatifs sur les fonctionnalités écologiques des espaces productifs. Le land sparing préconise des zones de conservation de la nature strictement séparées des zones d’agriculture intensive ; tandis que le land sharing implique l’intrication de la nature dans les espaces agricoles.
Initialement pensés pour analyser les relations entre biodiversité et agriculture (Phalan et al., 2011 ; Karp et al., 2015), les modèles conceptuels de land sparing et de land sharing sont deux propositions divergentes d’organisation de l’espace pour penser la satiété alimentaire des sociétés humaines en limitant les impacts négatifs sur les fonctionnalités écologiques des espaces productifs. Le land sparing préconise des zones de conservation de la nature strictement séparées des zones d’agriculture intensive ; tandis que le land sharing implique l’intrication de la nature dans les espaces agricoles.
Elle visait à traiter ensemble des questions souvent appréhendées séparément : d’une part, les limites des dispositifs mis en place au nom de la démocratie environnementale et, d’autre part, les demandes de démocratisation portées à travers différentes formes d’engagement sur les questions écologiques.
Le débat s’est ainsi déplacé d’une question simple « Allons-nous nous effondrer ? » – voire « Quand allons-nous nous effondrer ? » – à une interrogation plus complexe : sous quelles conditions et sous quelles formes la dégradation écologique finira-t-elle par affecter le bien-être humain, et selon quelles modalités et temporalités ?
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Ils proposent de faire évoluer la pédagogie en postulant que les savoirs environnementaux relèvent d’une « science impliquée », ouverte, plurielle, attentive aux contextes et aux impacts de ses découvertes sur les milieux. Il s’agit de s’appuyer sur une approche pluridisciplinaire, combinant plus systématiquement savoirs techniques et sciences humaines. Au-delà des contenus, les modalités d’enseignement doivent selon eux évoluer pour s’appuyer plus fréquemment sur l’expérimentation par les étudiants en utilisant des jeux, en recourant à une pédagogie par projet, à des débats et controverses, pour les former à l’argumentation et à la résolution collective de problèmes. Cela suppose également, de la part des enseignants, une posture éthique et transparente sur leur propre positionnement face aux sujets traités et à leurs engagements personnels.
Face aux transformations qui traversent aujourd’hui l’élevage, les éleveurs et éleveuses font évoluer leurs pratiques et leur métier au quotidien. Dans le cadre du projet Entr’ACTES, 30 enquêtes de terrain menées en Bretagne, Centre-Val de Loire et Pays de la Loire ont permis d’analyser ces trajectoires de changement. Ces fiches « innovations » présentent leurs parcours, les motivations à l’origine des évolutions engagées, les difficultés rencontrées et les témoignages des acteurs eux-mêmes.
“Comment éduquer à un numérique acceptable ?” Bonne écoute à toutes et tous … et rendez-vous ici : pour continuer d’explorer le sujet avec Louis Derrac
La Fondation UVED propose aux enseignants du supérieur de participer à des webinaires au cours desquels un spécialiste du domaine intervient et répond à leurs questions. L'objectif est de leur permettre d'acquérir les fondamentaux et les concepts-clés et de repartir avec des pistes pour former leurs étudiants.
Cette approche n’est pas théorique. Elle a déjà été mise en œuvre, avec succès, dans des contextes très différents : en Ille-et-Vilaine, avec des coopératives agricoles, au sein du groupe Carrefour, ou encore avec l’association Fermes d’avenir. A chaque fois, avec le même résultat : ce que l’on croyait impossible à chiffrer – comme la santé d’un sol, la qualité d’un cours d’eau ou le bien-être des agriculteurs – devient mesurable, et donc pilotable. On quantifie l’impact environnemental des exploitations comme on quantifie leur production de biens, ce qui déplace les curseurs de la performance.
Le chercheur en agroécologie François Léger estime, dans une tribune au « Monde », que l’identité professionnelle de nombreux agriculteurs, fondée sur leur mission nourricière et des rendements élevés, les maintient dans la dépendance aux engrais et à l’agro-industrie.
Vadémécum pour une approche singulière du développement local
Au risque d’un inconfort passager, il faut donc reconnaître que
les institutions éducatives, dans le même temps qu’elles contribuent de manière positive à la société, participent à socialiser les étudiant·es à la continuation d’un système socioculturel, politique et économique normalisé, mais insoutenable
les institutions éducatives, dans le même temps qu’elles contribuent de manière positive à la société, participent à socialiser les étudiant·es à la continuation d’un système socioculturel, politique et économique normalisé, mais insoutenable
Cet article examine un dispositif participatif de recherche-action sous l’angle des émotions impliquées dans la transition écologique de la Camargue (Bouches-du-Rhône, France). Il questionne les éventuelles limites que ce type de dispositif impose à la prise en compte des émotions dans les débats et la réflexion collective. Différents processus micro-interactionnels et organisationnels sont pointés comme conduisant à un filtrage émotionnel avec pour conséquences de favoriser une conception technique et téléologique de la transition écologique, de limiter la critique sociale et d’inciter une normalisation des émotions citoyennes et de leurs modalités d’expression.