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Sur les traces d’une jument de Przewalski, d’une chienne citadine et de deux philosophes (Baptiste Morizot et Vinciane Despret), une réflexion passionnante sur notre rapport aux autres vivants qui, en inversant la perspective, pose des questions inédites sur notre place dans le monde.
Stipa, une vieille jument sauvage de Przewalski, évolue depuis vingt-cinq ans dans l’immensité du Causse Méjean aux côtés de ses congénères. Amaigrie et malade, elle vit ses derniers jours. Sous la pluie, le vent et le soleil ardent, le philosophe Baptiste Morizot passe de longs moments aux côtés de la famille de Stipa : les chevaux l’aident dans son enquête sur nos interdépendances entre vivants et sur la longue histoire évolutive qui nous unit. Dans un tout autre environnement, entre les métros, les trains et les autoroutes, de conférence en conférence, la chienne Alba suit son amie humaine, elle aussi philosophe, Vinciane Despret. Timide et méfiante envers les primates sociaux que nous sommes, Alba a trouvé un nouvel équilibre en rencontrant Vinciane. Ensemble, elles sillonnent l'Europe et osent poser de nouvelles questions et proposer d’inverser la perspective anthropocentrique…
Stipa, une vieille jument sauvage de Przewalski, évolue depuis vingt-cinq ans dans l’immensité du Causse Méjean aux côtés de ses congénères. Amaigrie et malade, elle vit ses derniers jours. Sous la pluie, le vent et le soleil ardent, le philosophe Baptiste Morizot passe de longs moments aux côtés de la famille de Stipa : les chevaux l’aident dans son enquête sur nos interdépendances entre vivants et sur la longue histoire évolutive qui nous unit. Dans un tout autre environnement, entre les métros, les trains et les autoroutes, de conférence en conférence, la chienne Alba suit son amie humaine, elle aussi philosophe, Vinciane Despret. Timide et méfiante envers les primates sociaux que nous sommes, Alba a trouvé un nouvel équilibre en rencontrant Vinciane. Ensemble, elles sillonnent l'Europe et osent poser de nouvelles questions et proposer d’inverser la perspective anthropocentrique…
Le concept de nature a suscité, ces vingt dernières années, un profond regain d’intérêt, aussi bien dans le champ académique que dans le domaine sociopolitique (mouvements écologistes, féministes et décoloniaux). Tout semble indiquer qu’au milieu de la crise systémique que nous traversons, penser la vie et le vivant implique nécessairement de réfléchir sur la vie en commun et, dans un même temps, de reformuler notre relation théorique et pratique à la nature.
La coviabilité socio-écologique est un nouveau paradigme permettant de repenser la relation de l’humanité à son environnement en dépassant le cadre naturaliste dominant fondé sur la dichotomie nature/culture pour mieux répondre aux enjeux écologiques globaux, comme le réchauffement climatique, la dégradation de la biodiversité et la désertification. Le défi est immense. Il s’agit de reconnecter l’humain à la biosphère et d’élaborer un nouveau contrat social permettant de « vivre avec la nature ».
Dans cet ouvrage collectif qui réunit une centaine de chercheurs, la coviabilité socio-écologique est définie comme : une propriété de dépendance des interactions entre systèmes humains et non-humains établissant un lien de viabilité permettant de maintenir le vivre ensemble. C’est un nouvel éclairage qui est ici proposé au lecteur qu’il soit chercheur, décideur, acteur de développement et citoyen afin de concevoir les perspectives d’un monde où toutes les composantes interagissent et évoluent en viabilité.
Cet ouvrage collectif comportant 96 auteurs se compose de deux volumes. Le premier expose en 26 chapitres les fondements du paradigme de coviabilité dans les dimensions théoriques, de gouvernance, de normes, de politique et d’enjeux pour les sociétés. Le second volume est consacré au questionnement de la coviabilité par une diversité de situations, en 16 chapitres. De nombreuses disciplines sont mobilisées, des mathématiques au droit en passant par l’anthropologie, la biologie, l’écologie, l’économie, la philosophie, la géographie, l’informatique, etc.
Dans cet ouvrage collectif qui réunit une centaine de chercheurs, la coviabilité socio-écologique est définie comme : une propriété de dépendance des interactions entre systèmes humains et non-humains établissant un lien de viabilité permettant de maintenir le vivre ensemble. C’est un nouvel éclairage qui est ici proposé au lecteur qu’il soit chercheur, décideur, acteur de développement et citoyen afin de concevoir les perspectives d’un monde où toutes les composantes interagissent et évoluent en viabilité.
Cet ouvrage collectif comportant 96 auteurs se compose de deux volumes. Le premier expose en 26 chapitres les fondements du paradigme de coviabilité dans les dimensions théoriques, de gouvernance, de normes, de politique et d’enjeux pour les sociétés. Le second volume est consacré au questionnement de la coviabilité par une diversité de situations, en 16 chapitres. De nombreuses disciplines sont mobilisées, des mathématiques au droit en passant par l’anthropologie, la biologie, l’écologie, l’économie, la philosophie, la géographie, l’informatique, etc.
Le projet « Sensitroph » a visé les dialectiques entre humains et non-humains qui prennent place en baie de Seine, à travers un dispositif méthodologique comprenant notamment l’enquête en sciences sociales, la modélisation socio-écosystémique et la recherche-création.
L’étude montre en particulier comment ces jeunes ruraux se construisent peu à peu un « capital environnemental » au grès de pratiques quotidienne et familiales, qui peuvent être porteuses d’un certain rapport à la nature et à l’environnement. Ce capital permet ainsi aux jeunes souletins de se placer comme des privilégiés par rapport aux urbains qui n’auraient qu’un rapport indirect à la nature, et cette « expertise » leur offre ainsi la possibilité de renverser certaines des hiérarchies implicites entre les urbains et les ruraux.
L’ouvrage de Laura Nicolas et Virginie Boelen traite de ces questions. L’éducation par la nature y est abordée sous plusieurs angles. La première partie du livre regroupe des textes portant sur des enjeux épistémologiques et méthodologiques. Les personnes autrices traitent également des enjeux socio-environnementaux que l’éducation par la nature pourrait soulever ou mettre en lumière. La deuxième partie de l’ouvrage présente des pratiques pédagogiques en éducation par la nature. On y trouve des exemples concrets d’initiatives pédagogiques auprès de divers types de personnes apprenantes. La troisième partie du livre s’attarde enfin à des dispositifs de formation mise en œuvre tant au Canada, qu’en France et en Belgique.
Dans son nouvel ouvrage, Bernard Lahire poursuit sa démarche de reconfiguration des sciences sociales, en les pensant de pair avec le vivant. En quoi consiste cette rupture ? Comment sa démarche permet-elle de (re)considérer les rôles et objets des sciences sociales aujourd'hui ?
Les animaux sont tout. Ils sont eux-mêmes, certes, mais surtout ce que nous faisons d’eux. Nous, les humains. Car chaque fois que nous parlons des animaux, nous ne parlons en vérité que de leur animalité : l’état animal que nous décrétons inférieur. Ainsi nous animalisons les animaux, nous les rendons tuables et sans peine nous les tuons. Cet état animal, affirment des humains, n’est pas le propre des animaux, il est également celui de certains humains. Ces autres : les femmes, les prolétaires, les minorités raciales qui, ni homme, ni bourgeois, ni blanc, ont été exclus de la communauté morale par le viol, par l’usine, par le fouet, par l’en fu mage des grottes, par la persécution et par l’enfermement. Car animalisés. Livre tout autant théorique qu’auto-bio graphique, Ainsi l’animal et nous appelle à reconnaître la totalité de la question animale, en laquelle toutes les questions de notre monde se rejoignent. Il devient dès lors possible de tenir ensemble tout ce qui va ensemble, de défaire tout ce qui a été fait. Puis de tout refaire.
Selon la forme et la densité qu'ils prennent les liens que les humains nouent avec les animaux, les plantes et, plus généralement les non-humains, déterminent largement les modes d'organisation sociale et politique.
france cul : Dans son nouveau livre, l'anthropologue Charles Stépanoff montre comment notre rapport au vivant influe sur nos modes d’organisation sociale et politique. En quoi cette vision moins occidentalo-centrée permet-elle de revisiter notre conception de l’écologie politique ?
Le texte se compose de trois parties écrites chacune par un auteur. Chacun a sa propre filiation théorique [3], mais tous pensent largement à partir des travaux de Bruno Latour en disant dépasser sa réflexion pour y intégrer le non-humain technique. Ils proposent une contre-enquête (qui s’intéresse aux mondes qui se ferment et aux communs négatifs) et une contre-théorie de l’acteur-réseau (pour décrire les infrastructures en train de s’effondrer et les mondes en train de se défaire). Le capitalisme est un héritage à fermer correctement : il s’agit d’avoir avec lui un rapport pragmatique car il reste nécessaire pour la subsistance de millions de personnes, tout en étant sans concession avec lui sur le plan cosmologique et politique.
Introduire l’éthique végétale dans le contexte de l’agriculture suppose de passer d’une compréhension discursive à une raison pratique, de l’éthique déontologique à l’éthique des vertus. Une première étape est de mesurer les obstacles qu’introduit la modernité dans la pensée éthique elle-même, sous la forme d’a priori utilitaristes et moralistes : l’agriculture serait intrinsèquement instrumentale, se nourrir serait un acte de prédation, et une éthique végétale aurait vocation à normaliser l’action humaine. Ces a priori reposent sur une pensée généraliste décontextualisée, qui tend à occulter la multiplicité des agricultures, des modes de relation au vivant et des situations concrètement vécues. Pour y remédier, il est nécessaire de s’écarter d’un solutionnisme global et de renforcer le socle des vertus, initialement laissées à l’écart des réflexions environnementales. J’aborderai trois aspects de cette démarche, en m’appuyant sur le projet PlantCoopLab qui étudie les relations de coopération avec les plantes dans les activités de production nourricière. 1/ La vertu prouve son excellence, non en général mais en particulier : il importe donc de s’intéresser aux marges dans lesquelles les agricultures écologisées s’inventent à partir d’initiatives singulières. 2/ La vertu est exemplaire, elle ne reste jamais isolée et participe de l’action collective : il est donc essentiel de la considérer, non comme une nécessité privée, mais comme une question d’intérêt public. 3/ La vertu confère un « devenir-moral » à autrui dans l’acte de coopérer : le travail agricole et ses vertus ne pouvant être dissociés du « travail » (ou agentivité) des plantes, ceci conduit à élargir la compréhension de l’agir moral en la situant d’emblée au sein de communautés interspécifiques et à concevoir de nouvelles formes instituantes, telles qu’un « Parlement des plantes ».
"Les rapports entre sujets et objets du monde peuvent être considérés comme des retraductions successives d’expériences antérieures.
On peut ainsi faire les hypothèses suivantes :
Les expériences de sensation ont comme produit chez les sujets qui les éprouvent l’existence d’entités du monde qui leur sont externes.
Les expériences de perception ont pour produit l’existence d’objets pour l‘activité des sujets.
Les expériences de représentations sont donc des transformations d’entités externes en entités internes aux sujets, susceptibles de survenir en leur absence immédiate.
Les expériences de découverte ont comme produit des transformations d’objets donnant lieu à représentations, et plus précisément des objets de savoirs et de connaissances.
Les expériences de conduite (ou d’ingénierie) des actions sont des expériences de transformation de représentations relatives à la conduite des actions."
On peut ainsi faire les hypothèses suivantes :
Les expériences de sensation ont comme produit chez les sujets qui les éprouvent l’existence d’entités du monde qui leur sont externes.
Les expériences de perception ont pour produit l’existence d’objets pour l‘activité des sujets.
Les expériences de représentations sont donc des transformations d’entités externes en entités internes aux sujets, susceptibles de survenir en leur absence immédiate.
Les expériences de découverte ont comme produit des transformations d’objets donnant lieu à représentations, et plus précisément des objets de savoirs et de connaissances.
Les expériences de conduite (ou d’ingénierie) des actions sont des expériences de transformation de représentations relatives à la conduite des actions."
Souvent considéré comme illégitime au regard des critères disciplinaires qui « font science » (https://www.eyrolles.com/Sciences/Livre/penser-comme-un-rat-9782759224630/ Vinciane Despret), le rapport que nous entretenons aux êtres et aux choses du monde que nous habitons peut au contraire être analysé comme un construit d’expérience, matériau de recherche, qui nous renseigne sur la simultanéité et la consubstantialité de la construction des sujets dans l’activité et de l’activité elle-même en évitant substantification et réification des concepts d’analyse du chercheur (https://www.gallimardmontreal.com/catalogue/livre/reification-petit-traite-de-theorie-critique-la-honneth-axel-9782070782925).Distinguer dans les construits d’expérience le « soi » défini comme unité de perception d’engagement dans un activité, le « moi » comme unité de représentation de soi en activité et le « je » comme image de soi donnée par soi à autrui ou à soi-même peut y contribuer.
"L’école d’été « Soi-même comme la Terre » s’adresse aux enseignants, chercheurs, formateurs, praticiens, étudiants et à toute personne intéressée par les questions socio-écologiques, désireux de se familiariser avec des contenus théoriques et pratiques qui développent nos qualités d’attention et de considération envers le vivant et génèrent des actions favorisant un soin de soi, des autres (humains et autres qu’humains) et de la Terre."
"Dans Éconarration, qui paraît le 16 février aux éditions bordelaises Le Bord de l'eau, Angela Biancofiore et Clément Barniaudy reviennent sur l'expérience Des ateliers d’écriture pour transformer notre relation au vivant, fondée sur l'éthique du care"
"Cette 5ème édition sera également l’occasion d’asseoir la dimension résolument citoyenne et pédagogique de notre projet, par le renforcement des nouveaux formats participatifs et le déploiement de l’Université du vivant, dont la première promotion fut un véritable enchantement."
"La relationalité, en tant que concept et cadre théorique, est devenue une composante essentielle dans les sciences, théories et politiques contemporaines. Son importance transversale se manifeste dans sa description comme un changement de paradigme dans les sciences, un tournant relationnel dans la philosophie et la théorie, et une nouvelle finalité de la politique. Ce colloque vise à établir des liens entre les sciences, théories et politiques contemporaines en se concentrant sur les différentes façons dont ces dernières abordent et intègrent la relationalité biologique, comprise comme l'enchevêtrement des entités vivantes entre elles à différentes échelles (cellulaire, physiologique, multi-espèces, écosystémique, planétaire, etc.) et avec des entités non vivantes (polluants, machines, matière elle-même, etc.)."