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Dans ce mook, nous avons rassemblé près de 60 contributions de chercheurs, élus, acteurs économiques et collaborateurs du groupe Caisse des Dépôts.
Tous cheminent vers le même constat : face à la complexité des transitions sociales, économiques, écologiques et démocratiques, l’efficacité ne vient plus de politiques conçues au sommet et déclinées vers le bas. Elle émerge de gouvernances ancrées dans les réalités locales, désilotées, portées par ceux qui font : élus, entreprises, chercheurs, citoyens.
Tous cheminent vers le même constat : face à la complexité des transitions sociales, économiques, écologiques et démocratiques, l’efficacité ne vient plus de politiques conçues au sommet et déclinées vers le bas. Elle émerge de gouvernances ancrées dans les réalités locales, désilotées, portées par ceux qui font : élus, entreprises, chercheurs, citoyens.
Au travers d'une plateforme de mise en récit qui associe chercheurs des sciences sociales et des sciences du vivant, artistes, décideurs et acteurs de la vie locale, il propose de nourrir les réflexions stratégiques des élus locaux sur l’avenir de leur territoire en intégrant la biodiversité comme facteur clé. Et, il capitalise, à des fins d’action, les connaissances établies sur les territoires et en assure la diffusion auprès de public divers : élus, professionnels, scientifiques et grand public.
Trois grands objectifs
Produire de la connaissance pour mieux comprendre la complexité des enjeux territoriaux de la biodiversité par le dialogue entre les sciences sociales et les sciences du vivant. À travers les apports de la recherche, la méthode de la mise en récit et le dialogue entre chercheurs, artistes, élus et acteurs, les initiatives permettent de mettre en lumière la place de la biodiversité et de prendre conscience des multiples liens tissés entre les humains et le reste des vivants.
Nourrir l’action publique régionale et locale par la mobilisation d’expertises et d’outils, la construction collective, la prospective et l’établissement de scénarios, pour contribuer aux réflexions stratégiques des collectivités. La démarche doit contribuer à renforcer le rôle des élus locaux dans la lutte contre l’érosion de la biodiversité et leur permettre de consolider leur projet politique.
Diffuser les résultats de la recherche et les grands enseignements produits dans le cadre des projets à travers des vecteurs artistiques et des médias variés à destination du grand public, notamment de la jeunesse.
Trois grands objectifs
Produire de la connaissance pour mieux comprendre la complexité des enjeux territoriaux de la biodiversité par le dialogue entre les sciences sociales et les sciences du vivant. À travers les apports de la recherche, la méthode de la mise en récit et le dialogue entre chercheurs, artistes, élus et acteurs, les initiatives permettent de mettre en lumière la place de la biodiversité et de prendre conscience des multiples liens tissés entre les humains et le reste des vivants.
Nourrir l’action publique régionale et locale par la mobilisation d’expertises et d’outils, la construction collective, la prospective et l’établissement de scénarios, pour contribuer aux réflexions stratégiques des collectivités. La démarche doit contribuer à renforcer le rôle des élus locaux dans la lutte contre l’érosion de la biodiversité et leur permettre de consolider leur projet politique.
Diffuser les résultats de la recherche et les grands enseignements produits dans le cadre des projets à travers des vecteurs artistiques et des médias variés à destination du grand public, notamment de la jeunesse.
Ce livre s’adresse à celles et ceux qui souhaitent dépasser les frontières disciplinaires et les cloisonnements culturels pour explorer un monde vivant, sensible et réconcilié. Écrire le territoire : dialogue entre géographie libertaire et littérature innu propose une rencontre inédite entre la géographie libertaire – celle des géographes engagés, amis de la Terre et des cultures vernaculaires – et la littérature innu contemporaine, porteuse d’une expérience poétique et incarnée de l’espace.
Ouvrage de Thierry Pardo
Ouvrage de Thierry Pardo
Les résultats montrent que les élèves perçoivent leur espace à travers trois dimensions : sensible (émotions, sensations), pratique (usages) et représentationnelle (cartes, récits).
pour Patrice Maniglier, notre condition terrestre, centrale et déterminante conduit à la nécessité d’une politique de la Terre, dont les acteurs sont aussi non humains, Étienne Balibar lui préfère une politique de l’espèce humaine, dont la spécificité au regard des autres vivants doit être maintenue.
L’exploration de ce différend conduit les deux penseurs à préciser les assises et les contours de leur réflexion tout en offrant de nouveaux outils conceptuels aux personnes qui cherchent à appréhender les enjeux brûlants de « notre monde », expression elle aussi amenée à être entendue dans toute sa complexité.
L’exploration de ce différend conduit les deux penseurs à préciser les assises et les contours de leur réflexion tout en offrant de nouveaux outils conceptuels aux personnes qui cherchent à appréhender les enjeux brûlants de « notre monde », expression elle aussi amenée à être entendue dans toute sa complexité.
Concept retors, insaisissable, la nature sillonne l’histoire de la pensée. Mais sait-on vraiment la définir ? Cheminant d’Aristote à Hegel et Kant, en passant par la poésie romantique, Alain Badiou revisite l’étrange destin philosophique d’une idée qui n’a cessé d’évoluer avec son temps. Alors que la science contemporaine a progressivement déserté la « nature » pour lui préférer la « matière » ou le « vivant », et que la pensée écologiste s’en est emparée sur le terrain politique, ce livre explore sous tous ses angles le concept de nature – et invite à en repenser les usages.
Et si la véritable question n’était pas : « Faut-il (ou non) manger des animaux ? » mais : « Pourquoi les exploitons-nous ? »
Depuis des siècles, la pensée occidentale a hissé l’humain au sommet : maître de la Nature et du vivant, des territoires et des destins animaux. Cette colonisation du vivant a façonné nos lois, nos fermes, nos laboratoires, nos récits, jusqu’à nos gestes les plus ordinaires.
Pourtant, d’autres peuples voient le monde autrement. Ils savent que la Terre n’appartient à personne, que l’animal n’est pas seulement une ressource, mais d’abord une présence, une relation, une existence sensible et que nous devons composer avec lui parce que nous vivons avec lui.
Dans cet essai, Cédric Sueur explore les racines de cette domination et propose une révolution du regard : décoloniser notre rapport au vivant. Décoloniser les animaux, c’est apprendre à les voir autrement : non plus comme des objets d’usage, mais comme des partenaires de monde. C’est reconnaître la conscience, la mémoire, la joie et la souffrance de celles et ceux avec qui nous partageons la Terre.
Depuis des siècles, la pensée occidentale a hissé l’humain au sommet : maître de la Nature et du vivant, des territoires et des destins animaux. Cette colonisation du vivant a façonné nos lois, nos fermes, nos laboratoires, nos récits, jusqu’à nos gestes les plus ordinaires.
Pourtant, d’autres peuples voient le monde autrement. Ils savent que la Terre n’appartient à personne, que l’animal n’est pas seulement une ressource, mais d’abord une présence, une relation, une existence sensible et que nous devons composer avec lui parce que nous vivons avec lui.
Dans cet essai, Cédric Sueur explore les racines de cette domination et propose une révolution du regard : décoloniser notre rapport au vivant. Décoloniser les animaux, c’est apprendre à les voir autrement : non plus comme des objets d’usage, mais comme des partenaires de monde. C’est reconnaître la conscience, la mémoire, la joie et la souffrance de celles et ceux avec qui nous partageons la Terre.
À travers différentes études de cas — de la chasse aux safaris africains, du trail aux randonnées d’observation de la faune —, cet ouvrage analyse les transformations des activités récréatives de nature, leurs effets sur les milieux et les animaux, et les relations des pratiquants au sauvage. Il interroge notre rapport à celui-ci, depuis la construction d’imaginaires jusqu’aux modalités concrètes de cohabitation avec le vivant.
Les rencontres entre humains et animaux sauvages, qu’elles s’inscrivent dans un cadre organisé ou qu’elles soient fortuites, sont au cœur des contributions de cet ouvrage. Sont ainsi conjointement examinées l’évolution des valeurs et des manières de vivre ensemble les milieux naturels, la place des animaux dans les interactions et la manière dont chaque acteur (humain ou animal) reconfigure l’occupation de l’espace. Différentes démarches de gestion des interactions entre humains et faune sauvage pour une cohabitation apaisée sont présentées.
À la croisée des sciences humaines, sociales et environnementales, cet ouvrage s’adresse aux étudiants et aux chercheurs, mais aussi aux gestionnaires d’espaces naturels désireux de mieux comprendre et accompagner les mutations des relations humains-faune sauvage.
Les rencontres entre humains et animaux sauvages, qu’elles s’inscrivent dans un cadre organisé ou qu’elles soient fortuites, sont au cœur des contributions de cet ouvrage. Sont ainsi conjointement examinées l’évolution des valeurs et des manières de vivre ensemble les milieux naturels, la place des animaux dans les interactions et la manière dont chaque acteur (humain ou animal) reconfigure l’occupation de l’espace. Différentes démarches de gestion des interactions entre humains et faune sauvage pour une cohabitation apaisée sont présentées.
À la croisée des sciences humaines, sociales et environnementales, cet ouvrage s’adresse aux étudiants et aux chercheurs, mais aussi aux gestionnaires d’espaces naturels désireux de mieux comprendre et accompagner les mutations des relations humains-faune sauvage.
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et le mot nature, vivant...
Interview de Morizot sur la valeur habitabilité
Un ouvrage majeur (je l'ai lu le prête à qui le souhaite)
opposition entre la pensée du vivant et la critique du capitalisme constitue l’une des polarités qui structure aujourd’hui le champ de l’écologie politique dans l’espace francophone. La constitution d’un groupe de « penseurs du vivant », à la suite d’un dossier du Monde qui regroupait sous ce terme un ensemble de projets intellectuels hétéroclites1, a suscité de vives polémiques, dont la plus fameuse reste celle ouverte par Frédéric Lordon dans son texte « Pleurnicher le vivant »2, où il accusait les pensées du vivant de développer une éthique dépolitisante qui s’avère incapable de penser le travail et la production, et se révèle par conséquent impuissante à critiquer le système capitaliste3.
Ce qui peut passer pour de la neutralité dans le concept de vivant considéré indépendamment de ces usages est l’homogénéisation d’un ensemble de référents jusque-là distribués dans des catégories cognitives et nominales différentes, associée à une difficulté à trouver à cet ensemble un antonyme satisfaisant. Les données que j’ai présentées tout au long de ma présentation incitent à croire que cette homogénéisation, érigée en objet de pensée, est une construction. Au niveau des discours, la neutralité du concept de vivant est très limitée : il est employé avec une axiologique positive très marquée et en grande partie pour tenir des discours critiques contre l’homme. Le fait qu’il permette conceptuellement de dépasser l’opposition (vivant) humain / (vivant) non-humain est, dans les faits, très peu établi dans les discours des locuteurs et il est peu distingué de nature.
À l’ère de l’Anthropocène, marquée par l’impact destructeur des activités humaines sur
la planète, cet article propose de repenser notre rapport au vivant à partir du concept
d’« écorésonance ». En s’appuyant sur la théorie de la résonance de Hartmut Rosa,
l’article montre que la relation au monde ne peut se réduire à une logique
d’appropriation ou de maîtrise, mais doit être comprise comme une dynamique de
réponse mutuelle, sensorielle et transformative. Cette perspective est enrichie par la
philosophie du care de Luigina Mortari, qui introduit une dimension éthique fondée sur
la responsabilité à l’égard de la vie, et par la pensée d’Arturo Escobar, dont le concept
de plurivers ouvre à une pluralité d’ontologies relationnelles.
Dans ce cadre théorique, la poésie de Franco Arminio est analysée comme une mise en
œuvre sensible de l’écorésonance. À travers une célébration des paysages ruraux, des
saisons, des gestes vernaculaires et des communautés fragiles, Arminio propose une
écopoétique du care qui valorise l’attention, la mémoire et la cohabitation avec le
vivant. Son écriture, loin d’une simple nostalgie rurale, constitue un geste ontologique
et politique : elle fait exister un monde situé face aux abstractions de la modernité et
aux logiques de croissance. L’article montre ainsi que l’écorésonance ne relève pas
seulement d’une expérience esthétique, mais d’un engagement éthique et politique
visant à réinventer des formes habitables de coexistence.
la planète, cet article propose de repenser notre rapport au vivant à partir du concept
d’« écorésonance ». En s’appuyant sur la théorie de la résonance de Hartmut Rosa,
l’article montre que la relation au monde ne peut se réduire à une logique
d’appropriation ou de maîtrise, mais doit être comprise comme une dynamique de
réponse mutuelle, sensorielle et transformative. Cette perspective est enrichie par la
philosophie du care de Luigina Mortari, qui introduit une dimension éthique fondée sur
la responsabilité à l’égard de la vie, et par la pensée d’Arturo Escobar, dont le concept
de plurivers ouvre à une pluralité d’ontologies relationnelles.
Dans ce cadre théorique, la poésie de Franco Arminio est analysée comme une mise en
œuvre sensible de l’écorésonance. À travers une célébration des paysages ruraux, des
saisons, des gestes vernaculaires et des communautés fragiles, Arminio propose une
écopoétique du care qui valorise l’attention, la mémoire et la cohabitation avec le
vivant. Son écriture, loin d’une simple nostalgie rurale, constitue un geste ontologique
et politique : elle fait exister un monde situé face aux abstractions de la modernité et
aux logiques de croissance. L’article montre ainsi que l’écorésonance ne relève pas
seulement d’une expérience esthétique, mais d’un engagement éthique et politique
visant à réinventer des formes habitables de coexistence.
ous examinons enfin la manière dont l’exposition à la nature encouragerait
les comportements pro-environnementaux, qui s’accompagneraient d’un bien-être accru,
créant un cercle vertueux entre bien-être et engagement écologique.
les comportements pro-environnementaux, qui s’accompagneraient d’un bien-être accru,
créant un cercle vertueux entre bien-être et engagement écologique.