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À quelles conditions une éducation à l’Anthropocène peut-elle contribuer au développement de cette pensée critique ? Nous en discutons à partir de l’analyse d’un cas regroupant plusieurs discours : une publication scientifique, sa présentation dans un article de l’AFP et des réactions en ligne à cette présentation.
Pourquoi un ouvrage sur l’emprise ? Ce phénomène, qui établit entre les humains une relation de dominant à dominé, touche préférentiellement des personnes peu armées pour s’en défendre, et en particulier les enfants. Cet ouvrage explore les différentes formes que peut prendre la relation d’emprise et les moyens de renforcer la capacité d’y résister. Celle-ci ne s’improvise pas et demande à être éduquée, et si possible dès l’enfance.
Daniel Favre montre qu’elle passe par une reconnection avec soi-même à l’aide des Compétences psychosociales (CPS) auxquelles les enseignants devraient être formés pour y former à leur tour leurs élèves. Il partage avec Anne Leraille la préoccupation que ces CPS soient à portée véritablement émancipatrice tandis que Marie Tamarelle-Verhaeghe déplore que la vie scolaire, par le contrôle qu’elle exerce sur les élèves, encourage plutôt la déresponsabilisation, qui fait le lit de la soumission aux emprises. Maridjo Graner et Daniel Favre s’intéressent aux motivations, tant des dominants que des dominés, et reconnaissent l’importance de savoir les reconnaître en soi pour reprendre sa liberté de penser, « s’autoréguler » et user d’esprit critique par rapport aux influences extérieures, comme celle dont s’inquiète Danièle Epstein, celle de l’emprise sur l’esprit des jeunes d’une idéologie individualiste et consummériste qui imprègne la société tout entière. François Soulard montre que la dépendance peut aussi s’installer dans les rapports d’État à État avec des conséquences au niveau éducatif. Nadine Gaudin et son équipe ainsi que Brigitte Liatard détaillent, chacune selon son expérience, la façon dont l’éducation permet aux jeunes de savoir s’affirmer sans chercher à dominer ni se soumettre, tandis que Bruno Robbes souligne le rôle d’une autorité qui soit éducative et non elle-même une emprise ou un refus de toute intervention.
Dans leur diversité, qui reflète la complexité de ce sujet, les chapitres développent chacun un point de vue et des arguments qui ne font pas forcément consensus. Ils restent ouverts à la critique argumentée, dans un esprit d’objectivité qui définit l’esprit scientifique.
L’ouvrage se termine par 9 propositions à expérimenter et par une urgence : repérer et neutraliser les injonctions paradoxales qui traversent notre société et inévitablement son École. En nous affaiblissant, elles nous rendent vulnérables aux emprises.
Daniel Favre montre qu’elle passe par une reconnection avec soi-même à l’aide des Compétences psychosociales (CPS) auxquelles les enseignants devraient être formés pour y former à leur tour leurs élèves. Il partage avec Anne Leraille la préoccupation que ces CPS soient à portée véritablement émancipatrice tandis que Marie Tamarelle-Verhaeghe déplore que la vie scolaire, par le contrôle qu’elle exerce sur les élèves, encourage plutôt la déresponsabilisation, qui fait le lit de la soumission aux emprises. Maridjo Graner et Daniel Favre s’intéressent aux motivations, tant des dominants que des dominés, et reconnaissent l’importance de savoir les reconnaître en soi pour reprendre sa liberté de penser, « s’autoréguler » et user d’esprit critique par rapport aux influences extérieures, comme celle dont s’inquiète Danièle Epstein, celle de l’emprise sur l’esprit des jeunes d’une idéologie individualiste et consummériste qui imprègne la société tout entière. François Soulard montre que la dépendance peut aussi s’installer dans les rapports d’État à État avec des conséquences au niveau éducatif. Nadine Gaudin et son équipe ainsi que Brigitte Liatard détaillent, chacune selon son expérience, la façon dont l’éducation permet aux jeunes de savoir s’affirmer sans chercher à dominer ni se soumettre, tandis que Bruno Robbes souligne le rôle d’une autorité qui soit éducative et non elle-même une emprise ou un refus de toute intervention.
Dans leur diversité, qui reflète la complexité de ce sujet, les chapitres développent chacun un point de vue et des arguments qui ne font pas forcément consensus. Ils restent ouverts à la critique argumentée, dans un esprit d’objectivité qui définit l’esprit scientifique.
L’ouvrage se termine par 9 propositions à expérimenter et par une urgence : repérer et neutraliser les injonctions paradoxales qui traversent notre société et inévitablement son École. En nous affaiblissant, elles nous rendent vulnérables aux emprises.
Lorsque l’on parle de notre rapport à l’information, il est souvent question de confiance. Mais c’est un vain mot s’il est appliqué à notre relation à l’information. Nous touchons là à une des plus grandes erreurs de certains tenants de l’éducation à l’esprit critique qui est de se situer dans un rapport à l’information et non pas dans un rapport émotionnel et psychologique à soi et à l’autre.
Cartooning for Peace présente un nouvel outil pédagogique comme support de débats pour saisir les enjeux au cœur du déploiement de l’intelligence artificielle, toujours avec humour et… intelligence !
ce texte m’interpelle parce qu’il nous renvoie une question qu’il m’apparait de plus en plus urgent de se poser: à quoi veut-on que serve l’institution universitaire au XXIe siècle? Soit, on veut y enseigner la pensée critique, mais à quelle fin? Penser critique dans un cadre professionnel ou dans un cadre citoyen? Dans l’idéal, l’un n’irait pas sans l’autre et ces deux dimensions ne seraient pas incompatibles. Je crois néanmoins qu’elles se retrouvent de plus en plus souvent en conflit, sinon carrément en opposition.
Voir aussi la biblio critique sur l'IAG
L’éducation relative à l’environnement pour décrypter le greenwashing
Au regard des enjeux soulevés par le greenwashing, il apparaît essentiel d’examiner en quoi l’éducation relative à l’environnement (ERE) peut constituer un levier pertinent pour développer une compréhension critique de ces stratégies de communication trompeuse.
Au regard des enjeux soulevés par le greenwashing, il apparaît essentiel d’examiner en quoi l’éducation relative à l’environnement (ERE) peut constituer un levier pertinent pour développer une compréhension critique de ces stratégies de communication trompeuse.
« Nous habitons un écosystème d’information qui consiste à établir des relations de confiance entre des publications et leurs lecteurs. Quand les textes synthétiques se déversent dans cet écosystème, c’est une forme de pollution qui endommage les relations comme la confiance »
Dès l’introduction, et en fait dès le titre, la position est très claire : ici on n’y parle pas d’esprit ou de pensée critique mais d’approches critiques. Dans le paragraphe « esprit, pensée ou approche critique » ce choix est motivé par 3 arguments principaux que nous retranscrivons ici :
Diagramme esquissant un ensemble d'approches complémentaires qui pourraient être employées pour améliorer la qualité de la circulation de l'information : education à l'esprit critique, sciences citoyennes, sciences ouvertes, medias independants, democratie, souverainete numerique...Diagramme esquissant un ensemble d’approches complémentaires qui pourraient être employées pour améliorer la qualité de la circulation de l’information
Éviter une essentialisation du terme esprit critique qui laisse entendre qu’on peut l’avoir ou ne pas l’avoir. Comme un interrupteur qui peut être allumé ou pas.
L’esprit critique réfère à un phénomène individuel et interne, invisible et difficilement accessible. Une approche critique, au contraire, est quelque chose qu’un groupe peut prétendre mobiliser, déplaçant le regard habituellement centré sur l’individu.
De plus, les approches critiques semblent former un bon arrangement entre le « quoi faire » et le « quoi croire » [en référence à la definition de l’esprit critique de Ennis 1991].
Diagramme esquissant un ensemble d'approches complémentaires qui pourraient être employées pour améliorer la qualité de la circulation de l'information : education à l'esprit critique, sciences citoyennes, sciences ouvertes, medias independants, democratie, souverainete numerique...Diagramme esquissant un ensemble d’approches complémentaires qui pourraient être employées pour améliorer la qualité de la circulation de l’information
Éviter une essentialisation du terme esprit critique qui laisse entendre qu’on peut l’avoir ou ne pas l’avoir. Comme un interrupteur qui peut être allumé ou pas.
L’esprit critique réfère à un phénomène individuel et interne, invisible et difficilement accessible. Une approche critique, au contraire, est quelque chose qu’un groupe peut prétendre mobiliser, déplaçant le regard habituellement centré sur l’individu.
De plus, les approches critiques semblent former un bon arrangement entre le « quoi faire » et le « quoi croire » [en référence à la definition de l’esprit critique de Ennis 1991].
Nous proposons des centaines de ressources pour accompagner les jeunes dans leur vie numérique : des supports pour des ateliers de sensibilisation et des outils et des activités pour échanger en famille sur les usages numériques. Pour trouver la ressource qui correspond à votre besoin, vous pouvez les filtrer par types de ressources, thèmes et publics.
Ce moment historique soulève une question essentielle : comment défendre la science, non pas comme autorité absolue, mais comme méthode, comme espace de doute et de débat, face à des forces politiques qui ne cherchent plus à convaincre mais à réduire au silence ?
Malgré ces limites, notre étude met en évidence certaines caractéristiques des représentations des Enseignants en Formation Initiale sur l’Esprit Critique et son enseignement dans le contexte de l’enseignement des sciences. Or, nous faisons l’hypothèse que certaines de ces représentations peuvent freiner les futurs enseignants dans leurs pratiques pédagogiques et didactiques afin de développer l’EC de leurs futurs élèves. Cela soulève à notre sens un besoin de formation auprès des EFI afin de répondre à ces enjeux. Au regard de notre analyse, cette formation devrait impliquer un travail d’explicitation et de réflexion autour des enjeux de l’EC dans les enseignements scientifiques ainsi que des conditions didactiques et pédagogiques favorisant son développement. Plus largement, nos résultats incitent à clarifier les attendus dans les programmes en fonction des disciplines voire de suggérer une progression dans le développement de l’EC des élèves afin de guider les enseignants dans leurs pratiques.
Sous la forme d’un dialogue entre deux lycéens, les auditeurs découvrent les mécaniques déployées en ligne pour rendre les fake news attractives mais aussi certains biais cognitifs qui font que nous les absorbons malgré notre vigilance. Un podcast en 8 épisodes de 8 minutes qui propose de sensibiliser aux techniques de manipulation de l’information.
Ce guide met à disposition des activités ludiques pour sensibiliser vos élèves à une pratique plus responsable de l’information.
Cet article est critique mais il ne remet absolument pas en question le fait qu’il y a des bienfaits avérés, tant par de nombreuses études scientifiques que par nos expériences personnelles, à fréquenter des lieux de nature. Emmener les enfants dehors, les inciter à sortir davantage, leur faire découvrir la nature, y compris dans un cadre scolaire, est évidemment une excellente idée.
Ce qui est discutable à mon sens, et que je vais tenter de montrer ici, c’est de vouloir justifier cela avec un concept médical inapproprié qui est repris sans recul ni esprit critique par de nombreuses organisations en France au nom de l’Écologie.
Ce qui est discutable à mon sens, et que je vais tenter de montrer ici, c’est de vouloir justifier cela avec un concept médical inapproprié qui est repris sans recul ni esprit critique par de nombreuses organisations en France au nom de l’Écologie.