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L’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) a publié, fin janvier 2025, un avis sur les impacts de la consommation d’aliments dits « ultratransformés » sur la santé. Elle précise d’abord qu’il n’existe pas de définition consensuelle de ce type d’aliment. Suite à une revue systématique des études publiées sur le sujet, l’agence établit un lien entre consommation d’aliments ultratransformés et risque plus élevé de mortalité ou de déclenchement de certaines maladies chroniques (ex. diabète de type 2, surpoids, obésité, affections cardiovasculaires, cancer du sein, cancer colorectal). Le nombre d’études étant faible, de nouvelles recherches pourraient faire évoluer ces conclusions.
Partant de ces constats, ils identifient cinq voies possibles « volontairement extrêmes ». Certaines visent à répondre prioritairement au défi de la production agricole de l’Union européenne (UE), alors que d’autres privilégient la protection de l’environnement (figure).
À travers des programmes notamment européens (Path2Dea, D4AgEco) et français (PEPR Agroécologie et numérique), les politiques publiques encouragent le développement et l’adoption des technologies numériques en faveur de la transition agroécologique des exploitations agricoles. Pourtant, certains détracteurs estiment que la digitalisation de l’agriculture est incompatible avec les principes agroécologiques. Selon eux, les fournisseurs de ces technologies promeuvent leurs solutions standard, en se réappropriant le concept d’agroécologie dans son acception faible, c’est-à-dire d’une agriculture à bas intrants.
Les résultats sont sans ambiguïté. Ils montrent un effet négatif et statistiquement significatif des pesticides, quel que soit le type de produit considéré (herbicide, fongicide, insecticide), sur la plupart des paramètres étudiés et pour l’ensemble des organismes considérés. Ces résultats sont constatés pour toutes les zones climatiques, mais l’impact est plus fort dans les régions tempérées.
Le cadre SSES implique une redéfinition territorialisée de la notion de santé – une étape
clé d’un processus basé sur un principe de « santé en partage », appréhendé de façon
interdisciplinaire et intersectorielle par et pour les communautés et parties prenantes
des territoires. Il propose par ailleurs d’accorder une place importante à la codéfinition
des problèmes du territoire, avant d’engager la coconstruction de possibles solutions.
L’ingénierie participative peut guider ces processus et accompagner, au sein d’activités
de recherche-action, des trajectoires de changement désirées et réalistes. L’objectif ultime
est d’inscrire les socioécosystèmes, forts de l’intégration de toutes leurs composantes,
dans des trajectoires résilientes et durables.
clé d’un processus basé sur un principe de « santé en partage », appréhendé de façon
interdisciplinaire et intersectorielle par et pour les communautés et parties prenantes
des territoires. Il propose par ailleurs d’accorder une place importante à la codéfinition
des problèmes du territoire, avant d’engager la coconstruction de possibles solutions.
L’ingénierie participative peut guider ces processus et accompagner, au sein d’activités
de recherche-action, des trajectoires de changement désirées et réalistes. L’objectif ultime
est d’inscrire les socioécosystèmes, forts de l’intégration de toutes leurs composantes,
dans des trajectoires résilientes et durables.
Cette nouvelle version du modèle d’évaluation NKWM aide ainsi à choisir des jeux adaptés et à ajuster l’accompagnement de terrain en fonction des objectifs définis au départ. Il ne s’agit pas d’un processus linéaire mais d’un apprentissage itératif et adaptatif, bien adapté à la transition des systèmes agricoles dans un contexte incertain (Lacombe et al., 2018). En effet, l’analyse repose non pas sur une analyse approfondie et exhaustive qui nécessiterait plus de temps, mais pour beaucoup sur l’intuition et la discussion régulière au sein du collectif d’animation du groupe d’éleveurs pour faire des choix au fur et à mesure de l’accompagnement.
MYMYX est un jeu de plateau qui vise le partage de connaissances autour de la vie du sol. Il constitue un exemple permettant d’illustrer la complexité des enjeux agroécologiques à enseigner autour de la biodiversité du sol et de ses interactions avec les plantes, et plus particulièrement des mycorhizes.
Toutefois, l’agriculture biologique reste très largement rejetée par les élèves dans les différentes filières agricoles, notamment en polyculture-élevage. Plusieurs facteurs expliquent ce rejet. Les jeunes de l’enseignement agricole sont d’abord le réceptacle des débats syndicaux et politiques qui traversent les mondes agricoles dont leurs acteurs ont des positions hétérogènes vis-à-vis des savoirs agroécologiques.
Tout comme la révolution « verte » qui détruit l’agriculture paysanne, les cuisines sur place disparaissent au profit de l’agroindustrie, dont une petite poignée de groupes qui monopolisent la restauration collective en France. C’est l’acte même de se nourrir qui est déconsidéré, ainsi que le travail de soin assuré par les « dames de cantine ».
En outre, les intérêts de l’industrie et de l’État se trouvent mélangés dans l’assiette, où certains produits deviennent indispensables au nom de l’identité nationale – souvent au prix de l’exclusion des enfants d’origine migratoire des quartiers pauvres, censés être les premiers bénéficiaires de la cantine scolaire.
Or la cantine est une précieuse opportunité de faire entrer les paysans à l’école, de se reconnecter au monde vivant, et de mieux considérer les choses et les personnes. C’est la vision portée par des mouvements de résistance, qui plaident pour le retour de la cuisine sur place, afin d’associer l’école à son milieu et de refaire le lien entre producteurs paysans, cuisiniers et mangeurs
En outre, les intérêts de l’industrie et de l’État se trouvent mélangés dans l’assiette, où certains produits deviennent indispensables au nom de l’identité nationale – souvent au prix de l’exclusion des enfants d’origine migratoire des quartiers pauvres, censés être les premiers bénéficiaires de la cantine scolaire.
Or la cantine est une précieuse opportunité de faire entrer les paysans à l’école, de se reconnecter au monde vivant, et de mieux considérer les choses et les personnes. C’est la vision portée par des mouvements de résistance, qui plaident pour le retour de la cuisine sur place, afin d’associer l’école à son milieu et de refaire le lien entre producteurs paysans, cuisiniers et mangeurs
Le jeu de la ficelle est un jeu interactif qui permet de représenter par une ficelle les liens, implications et impacts de nos choix de consommation. Il offre un éclairage sur les relations entre le contenu de l’assiette moyenne du Belge et diverses problématiques comme la qualité de l’eau, la dette extérieure d’un pays du "Sud", la malnutrition, le réchauffement climatique ou les conditions de travail d’un ouvrier au Costa Rica.
A partir de la thématique de l’alimentation, le jeu révèle des liens indissociables entre les sphères économique, sociale, environnementale et politique de notre société. Il souligne également l’interdépendance entre les différentes populations de la planète face au phénomène de la globalisation et du tout-au-marché.
A partir de la thématique de l’alimentation, le jeu révèle des liens indissociables entre les sphères économique, sociale, environnementale et politique de notre société. Il souligne également l’interdépendance entre les différentes populations de la planète face au phénomène de la globalisation et du tout-au-marché.
Les formations dispensées par les représentants des constructeurs remplissent effectivement un vide en la matière. « Hormis cette offre privée de formation, les enseignant·es sont relativement livrés à eux-mêmes pour acquérir de nouvelles connaissances » soulignent des chercheuses lors d’un colloque organisé par la Société française d’économie rurale en décembre dernier. Elles notent un recul marqué de l’État depuis les années 1980 dans la production de savoirs en agroéquipements. Les formations universitaires publiques dans ce domaine sont devenues très rares. Cette absence d’offre de formation alternative conduit au « poids déterminant du secteur privé du machinisme agricole dans la transmission des savoirs », analysent les chercheuses.
La Commission européenne nous dit qu’elle ne sait pas différencier les OGM/NTG des plantes issues de la sélection conventionnelle. Mais les agrochimistes ont des brevets sur ces plantes et savent parfaitement les différencier de celles des concurrents. C’est donc possible.
un numéro d’Études rurales s’intéresse aux feux de végétation et au rôle de l’agriculture et du pastoralisme dans l’entretien des milieux naturels et la prévention des incendies.
En février 2025, la revue Smart Agricultural Technology publie une expérimentation menée conjointement par les services régionaux italiens de protection des végétaux et le Conseil pour la recherche et l’économie agricoles (CREA), un centre de recherche publique. Les données de prévision à 5 jours des risques de maladies, issues des systèmes d’aide à la décision régionaux, ont été interfacées avec ChatGPT pour générer les messages d’information des bulletins de santé des végétaux à destination des agriculteurs. Malgré des résultats prometteurs, les experts ont estimé que les conseils produits étaient encore trop génériques. Des adaptations sont envisagées afin de prendre en compte, dans l’entrainement du modèle, la législation, les pratiques de gestion, la liste des substances actives autorisées localement ou encore les protocoles d’application.
Sur l’ensemble des huit années étudiées, les revenus moyens générés par ces deux systèmes sont équivalents et avoisinent 2 SMIC par unité de main-d’œuvre. Néanmoins, les revenus des élevages robotisés présentent une plus grande variabilité selon la conjoncture économique, notamment lorsqu’elle est défavorable
Végétaliser l’alimentation, c’est une nécessité. Mais celle-ci doit s’opérer dans un cadre précis, qui associe la consommation de produits issus de l’agriculture biologique ou celle des fruits et légumes. C’est en substance, l’un des éléments clés de la contribution du cofondateur de Solagro Philippe Pointereau
Le droit explique-t-il, en tout ou partie, ce fiasco ruralo-écologique ? Peut-il y apporter un début de solution ? A écouter les « qu’en dira-t-on », la réglementation est coupable de faciliter la destruction des haies et de décourager, par sa complexité, les plantations. Un tantinet populiste ! Le vrai est que le droit n’a pas su s’y prendre avec cet élément semi-naturel, semi-productif, semi-privatif, frontière vivante entre plusieurs mondes juridiques.
Cette année encore, la souveraineté alimentaire est un des gros enjeux du salon de l’agriculture. Et pour cause, elle est à l’honneur du projet de loi d’orientation agricole, qui a été adopté la semaine dernière au Parlement. Mais où en est-on exactement de cette souveraineté qu’on ne cesse de scander ?