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Mais qui aurait pu prévoir ?
Sélection de la revue ERE
L’éducation relative à l’environnement pour décrypter le greenwashing
Au regard des enjeux soulevés par le greenwashing, il apparaît essentiel d’examiner en quoi l’éducation relative à l’environnement (ERE) peut constituer un levier pertinent pour développer une compréhension critique de ces stratégies de communication trompeuse.
Au regard des enjeux soulevés par le greenwashing, il apparaît essentiel d’examiner en quoi l’éducation relative à l’environnement (ERE) peut constituer un levier pertinent pour développer une compréhension critique de ces stratégies de communication trompeuse.
Pour la dépasser et préparer les jeunes générations à la « transition » vers une société écologique, il est nécessaire de reformater les méthodes d’apprentissage afin qu’elles soient en mesure d’initier un « changement total, systémique, radical au sens où il engage une nouvelle manière de considérer notre place sur Terre » (p. 11).
S’appuyant tour à tour sur les thèses de Günther Anders, Hans Jonas, Reinhardt Koselleck, Gaston Bachelard, Philippe Madec, André Gorz, Walter Benjamin, Bernard Stiegler et bien d’autres, les auteurs démontrent, à travers les quatre parties de leur livre, qu’un nouvel esprit pédagogique est le premier pas nécessaire à l’avènement d’une révolution écologique que les auteurs appellent de leurs vœux. Révolution écologique qui se déroulerait en trois temps : l’éveil écologique généralisé (l’objet de ce livre étant d’exposer les conditions d’une « pédagogie de la décroissance » grâce au travail des « transitionneurs ») qui amènerait au deuxième temps, la mobilisation, pour enfin entrer dans le troisième temps de la « bascule écologique »
S’appuyant tour à tour sur les thèses de Günther Anders, Hans Jonas, Reinhardt Koselleck, Gaston Bachelard, Philippe Madec, André Gorz, Walter Benjamin, Bernard Stiegler et bien d’autres, les auteurs démontrent, à travers les quatre parties de leur livre, qu’un nouvel esprit pédagogique est le premier pas nécessaire à l’avènement d’une révolution écologique que les auteurs appellent de leurs vœux. Révolution écologique qui se déroulerait en trois temps : l’éveil écologique généralisé (l’objet de ce livre étant d’exposer les conditions d’une « pédagogie de la décroissance » grâce au travail des « transitionneurs ») qui amènerait au deuxième temps, la mobilisation, pour enfin entrer dans le troisième temps de la « bascule écologique »
Le travail présenté ici s’appuie sur un dispositif original d’EDD dans lequel les élèves doivent concevoir un nouvel espace de vie, restant fictif, mais impliquant de transformer radicalement leur territoire pour le rendre agréable et durable. Après avoir rêvé ce territoire puis l’avoir transformé par l’introduction de contraintes et s’être posés des questions, les élèves rencontrent, lors d’un forum, des acteurs locaux, experts de leur domaine. Au cours d’un jeu de rôle, point d’orgue de ce dispositif, ils sont invités à endosser le rôle d’experts et à développer un argumentaire au sujet de l’implantation d’un parc d’attraction dans leur quartier.
Curieux et sensibles, les enfants seraient spontanément attirés par la nature, source infinie d'éveil et de découvertes. C'est oublier un peu vite les déterminants sociaux qui favorisent cette rencontre. Quelle " nature " les enfants s'approprient-ils avec leurs parents ou leurs enseignant.es ? En quoi est-elle pour eux une ressource précieuse dans les premiers apprentissages ? Comment s'en saisissent-ils concrètement ?
À partir d'une longue enquête de terrain auprès d'élèves âgés de trois à six ans et de leurs parents en région parisienne et dans une commune rurale du sud de la France, Julien Vitores montre comment les enfants se familiarisent à des usages de la nature très différenciés, selon leurs positions de classe et de genre. On comprend mieux ainsi en quoi acquérir le goût de l'effort en montagne ou le sens de l'observation en scrutant des insectes, apprendre à nommer les animaux ou les considérer comme des personnages, s'enthousiasmer pour la coupe des arbres ou vouloir les câliner peut contribuer à (re)produire des rapports au monde socialement situés.
À rebours des discours sur une nature à la portée de tous, l'auteur révèle les logiques de distinction à l'œuvre durant ces premières socialisations écologiques, dont témoignent les observations ethnographiques, mais aussi des jeux et des dessins. Sans nier l'intérêt de ces apprentissages et de la sensibilisation à l'environnement, il invite à tenir compte des inégalités sociales dès la petite enfance, afin d'envisager la nature comme un véritable bien commun au cœur d'un projet émancipateur.
À partir d'une longue enquête de terrain auprès d'élèves âgés de trois à six ans et de leurs parents en région parisienne et dans une commune rurale du sud de la France, Julien Vitores montre comment les enfants se familiarisent à des usages de la nature très différenciés, selon leurs positions de classe et de genre. On comprend mieux ainsi en quoi acquérir le goût de l'effort en montagne ou le sens de l'observation en scrutant des insectes, apprendre à nommer les animaux ou les considérer comme des personnages, s'enthousiasmer pour la coupe des arbres ou vouloir les câliner peut contribuer à (re)produire des rapports au monde socialement situés.
À rebours des discours sur une nature à la portée de tous, l'auteur révèle les logiques de distinction à l'œuvre durant ces premières socialisations écologiques, dont témoignent les observations ethnographiques, mais aussi des jeux et des dessins. Sans nier l'intérêt de ces apprentissages et de la sensibilisation à l'environnement, il invite à tenir compte des inégalités sociales dès la petite enfance, afin d'envisager la nature comme un véritable bien commun au cœur d'un projet émancipateur.
La littératie en durabilité : un cadre d’analyse essentiel
L’étude s’inscrit dans un projet international visant à mieux comprendre la sustainability literacy (ou littératie en durabilité), définie comme l’ensemble des connaissances, attitudes, compétences et comportements nécessaires pour agir en faveur d’un avenir soutenable.
Cette littératie repose sur trois dimensions principales :
Sustainability Knowledge (SK) : les connaissances liées aux processus écologiques, à l’utilisation des ressources naturelles, aux impacts environnementaux et aux solutions existantes.
Sustainability Attitude (SA) : les attitudes personnelles, intégrant trois sous-dimensions majeures :
SA1 : l’inquiétude ou le niveau de préoccupation environnementale
SA2 : la responsabilité sociale
SA3 : le locus de contrôle, c’est-à-dire le sentiment d’avoir un pouvoir d’agir.
Sustainability Behavior (SB) : les comportements concrets, regroupés en trois volets :
SB1 : les habitudes de consommation
SB2 : l’usage des ressources au quotidien (eau, énergie, déchets)
SB3 : la participation collective (actions citoyennes, engagement associatif, plaidoyer).
L’étude s’inscrit dans un projet international visant à mieux comprendre la sustainability literacy (ou littératie en durabilité), définie comme l’ensemble des connaissances, attitudes, compétences et comportements nécessaires pour agir en faveur d’un avenir soutenable.
Cette littératie repose sur trois dimensions principales :
Sustainability Knowledge (SK) : les connaissances liées aux processus écologiques, à l’utilisation des ressources naturelles, aux impacts environnementaux et aux solutions existantes.
Sustainability Attitude (SA) : les attitudes personnelles, intégrant trois sous-dimensions majeures :
SA1 : l’inquiétude ou le niveau de préoccupation environnementale
SA2 : la responsabilité sociale
SA3 : le locus de contrôle, c’est-à-dire le sentiment d’avoir un pouvoir d’agir.
Sustainability Behavior (SB) : les comportements concrets, regroupés en trois volets :
SB1 : les habitudes de consommation
SB2 : l’usage des ressources au quotidien (eau, énergie, déchets)
SB3 : la participation collective (actions citoyennes, engagement associatif, plaidoyer).
Cet ouvrage collectif, publié à l’automne 2024, explore l’impact croissant des bouleversements climatiques sur la santé mentale, dans un contexte de polycrises (écologique, démocratique, sanitaire, etc.) générateur d’insécurité psychique. Il propose une approche pluridisciplinaire, intégrant apports théoriques, cartographies des problématiques et outils cliniques concrets, principalement issus de la tradition des thérapies cognitivo-comportementales (TCC). Structuré en trois grandes parties et huit chapitres, l’ouvrage aborde successivement : les effets directs et indirects des changements climatiques sur la santé mentale ; les émotions suscitées (comme l’éco-anxiété) et les modèles d’intervention ; puis, les approches émergentes, telles que l’écothérapie ou les pratiques en lien avec la nature. Il se conclut par une réflexion éducative sur les émotions environnementales. Enrichi de vignettes cliniques et d’encarts didactiques, ce livre constitue un guide utile pour les professionnels de la santé mentale, invitant à réinventer les pratiques cliniques en y intégrant la relation au vivant comme levier de résilience.
La collection Fléchette propose de faire le tour des enjeux de communication et d’opinion sur un sujet précis qui tend à diviser plus ou moins fortement les Français ou qui peine à convaincre. Née de la volonté de prendre de la hauteur sur le discours écologiste, cette collection tente d'explorer de nouvelles voies afin d'engager plus largement autour des sujets clés de la transition