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agroécologie
"Le temps est venu pour l’agroécologie de changer d’échelle : une production intégralement agroécologique, exempte de pesticides et d ’engrais de synthèse, est aujourd’hui envisageable à travers toute l’Europe. Au cœur de ce modèle porté par une nouvelle génération d’agriculteurs et d’agronomes : la disparition de l’élevage industriel qui rend possible l’autonomie fourragère et améliore la contribution de l’Europe aux équilibres alimentaires mondiaux. Loin d’être réservée à quelques fermes pionnières, l’agroécologie peut transformer en profondeur nos paysages pour le plus grand bénéfice du climat, de notre santé ainsi que celle de la faune et de la flore. Appuyant son propos sur une modélisation quantifiée, cet ouvrage explore également les modes d’organisation sociale et économique et les choix politiques qui peuvent rendre ce scénario plausible et désirable.
On a dix ans pour lancer l’Europe sur les rails de l’agroécologie afin qu’en 2050 l’hypothèse devienne réalité."
On a dix ans pour lancer l’Europe sur les rails de l’agroécologie afin qu’en 2050 l’hypothèse devienne réalité."
"L’objet “pesticides” en sciences humaines et sociales. Quels savoirs pour quelle transition écologique ? ». Les communications ont permis d’aborder la question plus spécifique des significations et des usages sociaux de la notion de « transition écologique » et des possibles retombées de ces savoirs sur la « transition"
"Dans les pays anglo-saxons, la définition de l’agroécologie inclut le système alimentaire. C’est à mon avis beaucoup plus porteur car si on inclut l’alimentation dans l’agriculture, si on considère que l’agriculture sert d’abord à nourrir les gens, on ne peut pas faire n’importe quoi. En nourrissant les gens, on prend la responsabilité de s’occuper de leur santé, de leur bien-être, de leur qualité de vie. Quand on reste sur la définition agronomique, on trouve toujours des solutions techniques aux défis environnementaux, mais on ne se pose pas la question de la finalité. Faire entrer l’alimentation dans la définition de l’agriculture, c’est un moyen de la transformer. La question centrale est : quelle est la fonction de l'agriculture ? "
"Les solutions apportées par la nature peuvent-elles permettre d’envisager aujourd’hui des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement tout en maintenant des rendements suffisants pour l’alimentation des populations et les revenus des agriculteurs ? Des chercheurs d’INRAE et du CNRS ont, durant six années, étudié simultanément pratiques agricoles, paysages, pollinisateurs et ravageurs du colza et apportent une réponse affirmative à cette interrogation.
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"Les oiseaux disparaissent en même temps que la diversité florale, les populations d’abeilles s’effondrent sous l’effet des néonicotinoïdes, 80 % des carabes ont disparu en trente ans… Ces constats scientifiques malheureux ont suscité des controverses retentissantes sur l’avenir de l’agriculture mondiale. Qui sait pourtant que ces données ont été obtenues en plein cœur de la campagne poitevine, dans la Zone Atelier Plaine & Val de Sèvre ?
Ce grand laboratoire à ciel ouvert, créé en 1994 par Vincent Bretagnolle, couvre aujourd’hui plus de 45 000 hectares de cultures intensives exploités par 450 agriculteurs. C’est sur ce terrain qu’une équipe atypique d’écologues, en collaboration avec les agriculteurs, a produit les études scientifiques parmi les plus significatives sur l’écologie des milieux agricoles au cours des dix dernières années.
Vincent Bretagnolle, avec le journaliste Vincent Tardieu, revient sur la genèse de cette « zone atelier », les hasards qui ont conduit à son développement jusqu’à l’élaboration des plus robustes protocoles scientifiques existants sur les oiseaux, la rémanence des néonicotinoïdes dans le sol ou les rapports de la flore spontanée avec les cultures.
Il rappelle les données et les faits, en particulier sur les pesticides et leur utilité, tout en esquissant des stratégies d’action acceptables, profitant des services rendus par la biodiversité et les régulations naturelles. Des questions qui souvent trouvent des réponses inattendues, loin d’être techniques ou caricaturales, capables de réconcilier l’environnement et les agriculteurs.
Un livre qui donne la parole aux scientifiques de terrain sur les futurs agricoles."
Ce grand laboratoire à ciel ouvert, créé en 1994 par Vincent Bretagnolle, couvre aujourd’hui plus de 45 000 hectares de cultures intensives exploités par 450 agriculteurs. C’est sur ce terrain qu’une équipe atypique d’écologues, en collaboration avec les agriculteurs, a produit les études scientifiques parmi les plus significatives sur l’écologie des milieux agricoles au cours des dix dernières années.
Vincent Bretagnolle, avec le journaliste Vincent Tardieu, revient sur la genèse de cette « zone atelier », les hasards qui ont conduit à son développement jusqu’à l’élaboration des plus robustes protocoles scientifiques existants sur les oiseaux, la rémanence des néonicotinoïdes dans le sol ou les rapports de la flore spontanée avec les cultures.
Il rappelle les données et les faits, en particulier sur les pesticides et leur utilité, tout en esquissant des stratégies d’action acceptables, profitant des services rendus par la biodiversité et les régulations naturelles. Des questions qui souvent trouvent des réponses inattendues, loin d’être techniques ou caricaturales, capables de réconcilier l’environnement et les agriculteurs.
Un livre qui donne la parole aux scientifiques de terrain sur les futurs agricoles."
"Les enjeux de ce que l’on désigne par le secteur des terres - c’est-à-dire ce qui concerne l’agriculture, l’alimentation, la forêt, l’usage des terres et de la biomasse - sont très importants pour les années à venir.
De nombreux exercices de prospective ont vu le jour ces dernières années sur des périmètres divers et avec des intentions variées.
Les exercices sont difficiles à comparer. Mais, l’analyse permet de caractériser deux grandes familles de scénarios : l’une essentiellement climato-centrée et basée sur des paris technologiques, l’autre avec une approche plus systémique, multifonctionnelle et reposant sur des dynamiques avant tout sociétales. La diminution de la consommation de protéines animales et la réduction de l’élevage apparaît comme une voie de transition dans une majorité de scénarios.
Ces scénarios contribuent à une véritable « manufacture du futur » dont on sait qu’elle organise les débats, préempte des choix ou permet d’en rendre certains inéluctables en donnant à voir, et parfois en plaidant pour, différentes options de transformation ou en affirmant l’impossibilité d’autres."
De nombreux exercices de prospective ont vu le jour ces dernières années sur des périmètres divers et avec des intentions variées.
Les exercices sont difficiles à comparer. Mais, l’analyse permet de caractériser deux grandes familles de scénarios : l’une essentiellement climato-centrée et basée sur des paris technologiques, l’autre avec une approche plus systémique, multifonctionnelle et reposant sur des dynamiques avant tout sociétales. La diminution de la consommation de protéines animales et la réduction de l’élevage apparaît comme une voie de transition dans une majorité de scénarios.
Ces scénarios contribuent à une véritable « manufacture du futur » dont on sait qu’elle organise les débats, préempte des choix ou permet d’en rendre certains inéluctables en donnant à voir, et parfois en plaidant pour, différentes options de transformation ou en affirmant l’impossibilité d’autres."
Solagro : La Face cachée de nos consommations - Quelles surfaces agricoles et forestières importées?
"Cette étude menée par Solagro éclaire la question des importations sous un angle inédit. Elle s’intéresse aux surfaces agricoles et forestières dont nous avons besoin, à l’autre bout de la planète, pour produire nos biens de consommation courante, alimentaires et non-alimentaires et elle présente les impacts induits de l’exploitation de ces surfaces. L’originalité de cette étude consiste à ne plus seulement mesurer les importations en euros et en tonnes mais en surfaces, éclairant les enjeux environnementaux sous un angle nouveau. La France est exportatrice nette de 2,7 millions d’hectares. Néanmoins, ce solde positif cache de nombreux flux d’imports et d’exports : "La face cachée de nos consommations". En effet, la France reste très dépendante de l’étranger. Les produits que nous importons (soja, cacao, café, viandes, huile de palme, coton, fruits et légumes, bois...) nécessitent une surface de 14 millions d’hectares hors de nos frontières soit 25% de la surface de la France. Pour la plupart, ces productions génèrent de fortes pressions environnementales : déforestation, assèchement des nappes, usage massif de pesticides... Cette brochure illustrée décrit 7 des principaux produits d’importation et leurs conséquences. Elle présente les raisons pour lesquelles notre système n’est plus durable et décrit les leviers qui peuvent être mobilisés pour réduire notre empreinte importée : sobriété, efficience, relocalisation, substitution, équité."
Cette vidéo explore comment l?étude des savoirs empiriques des agriculteurs dans la diversité de systèmes d?agriculture à travers le monde a déjà enrichi la recherche vers la transition agricole, et identifiera des perspectives prometteuses de cette approche.
"Fin 2021, l'Organisation des Nations unies pour l'agriculture et l'alimentation (FAO) a publié le guide d'application de son nouvel outil pour l'évaluation des performances de l'agro-écologie (TAPE-Tool for Agroecology Performance Evaluation). Conçu avec des partenaires scientifiques et institutionnels du monde entier, cet outil vise à consolider les données disponibles sur l'agro-écologie, et à développer un dispositif commun d'évaluation de ses performances. Il s'appuie pour cela sur différents cadres d'analyse préexistants, et fait actuellement l'objet de tests à grande échelle dans plusieurs pays (Italie, Kenya, Laos, Mexique, etc.)."
"La classe de BTS Production Animale du CFA de Saône et Loire, site de Fontaines, a été impliquée pendant plusieurs mois, dans une des actions du CASDAR TAE + « Inter’Actions » qui vise à renforcer la coopération entre des systèmes de production spécialisés (complémentarité entre exploitations céréalières et exploitations d’élevage)
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"Dans ce numéro thématique, nous rassemblons une collection d’études de cas, réalisées dans des aires géographiques et culturelles diverses (Europe, Asie, Afrique, Amérique), qui rendent compte d’expériences concrètes avec les pesticides et de reconfigurations diverses occasionnées par les injonctions à se détacher de ces substances. À partir du regard des sciences humaines et sociales (dans ce numéro : sociologie, anthropologie, ergotoxicologie, géographie), les articles mettent en lumière les compromis, les ajustements et les négociations qui se jouent entre les agriculteur.trice.s et le maillage d’acteurs et d’objets dans lequel il.elle.s sont inséré.e.s, pour gérer, occulter, minimiser, éviter et/ou contourner le « problème » des pesticides."
"Pascal Canfin dialogue avec Pierre-Marie Aubert, ingénieur agronome, docteur en sociologie politique et coordinateur de l'Initiative Agriculture européenne à l'IDDRI. Pourquoi, alors que les solutions sont sur la table, la transition agro-écologique peine à changer d'échelle ? Un dialogue pour s'extirper des discours clivants et identifier les leviers pour accompagner les agriculteurs dans cette transition en repensant les modèles économiques."