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La délégation académique au numérique éducatif de l’académie de Rouen propose un site créé pour accompagner le plan numérique. Cet espace référence des exemples d’usages, des ressources, des outils pour faciliter le développement du numérique en classe. Ces références sont issues, entre autres, des travaux menés par les pôles de compétences disciplinaires.
"Dans quelle mesure les TICE contribuent-elles à changer la pédagogie du professeur ?"
"L’avènement du numérique tend à décanter, purifier et distiller le statut de l’enseignant, en le délivrant des scories qui alourdissaient et encombraient jadis sa tâche. Il apparaît de plus en plus clairement que le cœur de son travail consiste moins à « transmettre des connaissances » (Wikimédia, les MOOCs, les manuels, les tutoriels et les immenses banques de données accessibles en ligne depuis n’importe quel smartphone tiennent ces connaissances à notre disposition) qu’à « éduquer l’attention », comme le précise l’anthropologue Tim Ingold. Cette formule peut se décliner de multiples façons."
Portail sur les ressources universitaires francophones concernant l'usage du numérique en pédagogie
Ces repères n’ont d’autre prétention que
celle d’accompagner les enseignants et de
partager une approche commune pour le choix et l’acquisition des ressources pédagogiques
numériques.
Une ressource numérique pour l’École est une ressource spécifiquement conçue pour les enseignants et les élèves à des fins l’apprentissage. Elle doit donc répondre
aux prescriptions des programmes et des référentiels de l’éducation nationale.
Les droits d’utilisation et de réutilisation
qui y sont attachés permettent un usage
dans le cadre scolaire, en classe et/ou
hors la classe.
Les ressources numériques associent des contenus et des services. Elles possèdent des caractéristiques techniques qui rendent leur
acquisition plus complexe par rapport aux
ressources papier. Leur choix dépend aussi
de l’environnement technique de l’école ou
de l’établissement. C’est pourquoi, ces fiches repères s’adressent aux enseignants du
premier et second degré, aux équipes de la délégation académique du numérique éducatif (DANE), aux inspecteurs et aux formateu
rs mais également à tous les personnels des établissements scolaires et des collectivités territoriales, impliqués dans l’acquisition et
le déploiement de ces ressources
celle d’accompagner les enseignants et de
partager une approche commune pour le choix et l’acquisition des ressources pédagogiques
numériques.
Une ressource numérique pour l’École est une ressource spécifiquement conçue pour les enseignants et les élèves à des fins l’apprentissage. Elle doit donc répondre
aux prescriptions des programmes et des référentiels de l’éducation nationale.
Les droits d’utilisation et de réutilisation
qui y sont attachés permettent un usage
dans le cadre scolaire, en classe et/ou
hors la classe.
Les ressources numériques associent des contenus et des services. Elles possèdent des caractéristiques techniques qui rendent leur
acquisition plus complexe par rapport aux
ressources papier. Leur choix dépend aussi
de l’environnement technique de l’école ou
de l’établissement. C’est pourquoi, ces fiches repères s’adressent aux enseignants du
premier et second degré, aux équipes de la délégation académique du numérique éducatif (DANE), aux inspecteurs et aux formateu
rs mais également à tous les personnels des établissements scolaires et des collectivités territoriales, impliqués dans l’acquisition et
le déploiement de ces ressources
"Parmi les pratiques observées, je mettrai en avant l'utilisation des instruments de visualisation, de modélisation ou de simulation qui permettent d'appréhender et de rendre intelligibles les phénomènes ou les idées, en sciences comme en lettres, de structurer ou de planifier un travail, de dynamiser une réflexion collective. Les cartes heuristiques ou les Prezi en font partie.
Je citerai aussi les pratiques d'écriture/lecture collaboratives et créatives, qui s'appuient sur l'utilisation de réseaux sociaux ou de Pads, de plateformes de partage de ressources et de documents, de sites web, de blogs de classes… ; les écritures « augmentées », avec l'introduction de QRcodes, de logiciels de commentaires et d'annotations en ligne (comme Dialoguea, que j'ai découvert à Montpellier) ; l'utilisation des supports mobiles pour capturer le monde, agencer et réagencer ses idées, les partager avec d'autres, mémoriser les étapes d'un parcours, revenir en arrière et évaluer sa propre performance (en EPS notamment, mais aussi en langues).
Il est difficile de faire des choix, mais je voudrais également citer la Twictée, qui n'est pas simplement, bien entendu, une dictée en 140 caractères mais un dispositif pédagogique qui tire parti des possibilités d'échange en réseau, de réflexion collective, de balisage de l'écriture… et qui transforment l'application de règles de grammaire apprises en classe en défis ludiques extrêmement stimulants et structurants pour l'apprentissage de l'orthographe par les élèves. Il faut également mentionner le développement des webmédias (web radio, webtélé, vidéo reportages, commentaires audio, diaporamas animés, créations poétiques, livres numériques…), dans de nombreux établissements visités, qui permettent la construction d'une culture numérique en situation (pédagogies actives) mais qui sont aussi l'occasion de développer les compétences et des savoirs fondamentaux dans toutes les disciplines et en interdisciplinarité."
Et voir aussi plus bas :
Apprentissage technique / Apprentissage conceptuel
Se former à l'informatique, au numérique, c'est aussi se former à un "geste technique", et pas seulement acquérir une maîtrise conceptuelle. Pour tous ceux qui travaillent dans la formation aux gestes techniques, c'est d'abord une pratique régulière, dans la durée, qui peut installer l'aisance et un niveau de maîtrise. Pourquoi les jeunes passent-ils tant d'années dans les structures d'enseignement ? Pourquoi les adultes en passeraient moins, pour des apprentissages similaires ? Apprendre ça prend du temps. Le "geste technique" se travaille différemment du "geste conceptuel". Or nombre d'enseignant ont été formés dans un cadre conceptuel et pas dans un cadre technique. Face à l'apprentissage de l'informatique, des logiciels et autres, la phase de maîtrise technique est essentielle. Même s'il ne s'agit pas d'une maîtrise totale (si cela est possible !), il d'agit d'associer geste et concept. Comprendre ce qu'est Twitter ne dispense pas d'une utilisation pour en saisir la complexité. Ou alors on s'en tient à une manipulation de surface.
C'est ce problème que l'on rencontre après des cours d'informatique, des journées de formation et autres stages. On y développe d'abord une manipulation de surface. Il faut ensuite mettre en oeuvre ce premier niveau dans des situations diversifiées et régulières. Or cette étape se fait principalement dans deux espaces : le lieu de travail et le domicile. Le métier d'enseignant est ainsi fait que le domicile est en grande partie le lieu de travail, mais sans l'environnement professionnel de la mise en oeuvre. Ce fait renvoie donc le temps "d'appropriation" dans un espace dans lequel il est rarement possible d'obtenir un soutien adapté. Si les environnements matériels sont en plus différents, difficile pour l'enseignant de s'y retrouver. C'est lors des phases délicates de l'essai/erreur que se situe l'une des clés du problème. D'une part le travail par essai/erreur est en contraste avec la culture traditionnelle de l'enseignement et des adultes et l'impact psychologique de l'absence d'auto-efficacité en est amplifié. D'autre part l'appel à l'aide est toujours délicat. En salle des profs appeler un collègue à l'aide c'est risquer son image, sa réputation. A la maison, c'est un peu différent, mais pas si éloigné que cela dans un autre registre : du "tu n'y comprends rien" à "tu fais n'importe quoi" etc.
Je citerai aussi les pratiques d'écriture/lecture collaboratives et créatives, qui s'appuient sur l'utilisation de réseaux sociaux ou de Pads, de plateformes de partage de ressources et de documents, de sites web, de blogs de classes… ; les écritures « augmentées », avec l'introduction de QRcodes, de logiciels de commentaires et d'annotations en ligne (comme Dialoguea, que j'ai découvert à Montpellier) ; l'utilisation des supports mobiles pour capturer le monde, agencer et réagencer ses idées, les partager avec d'autres, mémoriser les étapes d'un parcours, revenir en arrière et évaluer sa propre performance (en EPS notamment, mais aussi en langues).
Il est difficile de faire des choix, mais je voudrais également citer la Twictée, qui n'est pas simplement, bien entendu, une dictée en 140 caractères mais un dispositif pédagogique qui tire parti des possibilités d'échange en réseau, de réflexion collective, de balisage de l'écriture… et qui transforment l'application de règles de grammaire apprises en classe en défis ludiques extrêmement stimulants et structurants pour l'apprentissage de l'orthographe par les élèves. Il faut également mentionner le développement des webmédias (web radio, webtélé, vidéo reportages, commentaires audio, diaporamas animés, créations poétiques, livres numériques…), dans de nombreux établissements visités, qui permettent la construction d'une culture numérique en situation (pédagogies actives) mais qui sont aussi l'occasion de développer les compétences et des savoirs fondamentaux dans toutes les disciplines et en interdisciplinarité."
Et voir aussi plus bas :
Apprentissage technique / Apprentissage conceptuel
Se former à l'informatique, au numérique, c'est aussi se former à un "geste technique", et pas seulement acquérir une maîtrise conceptuelle. Pour tous ceux qui travaillent dans la formation aux gestes techniques, c'est d'abord une pratique régulière, dans la durée, qui peut installer l'aisance et un niveau de maîtrise. Pourquoi les jeunes passent-ils tant d'années dans les structures d'enseignement ? Pourquoi les adultes en passeraient moins, pour des apprentissages similaires ? Apprendre ça prend du temps. Le "geste technique" se travaille différemment du "geste conceptuel". Or nombre d'enseignant ont été formés dans un cadre conceptuel et pas dans un cadre technique. Face à l'apprentissage de l'informatique, des logiciels et autres, la phase de maîtrise technique est essentielle. Même s'il ne s'agit pas d'une maîtrise totale (si cela est possible !), il d'agit d'associer geste et concept. Comprendre ce qu'est Twitter ne dispense pas d'une utilisation pour en saisir la complexité. Ou alors on s'en tient à une manipulation de surface.
C'est ce problème que l'on rencontre après des cours d'informatique, des journées de formation et autres stages. On y développe d'abord une manipulation de surface. Il faut ensuite mettre en oeuvre ce premier niveau dans des situations diversifiées et régulières. Or cette étape se fait principalement dans deux espaces : le lieu de travail et le domicile. Le métier d'enseignant est ainsi fait que le domicile est en grande partie le lieu de travail, mais sans l'environnement professionnel de la mise en oeuvre. Ce fait renvoie donc le temps "d'appropriation" dans un espace dans lequel il est rarement possible d'obtenir un soutien adapté. Si les environnements matériels sont en plus différents, difficile pour l'enseignant de s'y retrouver. C'est lors des phases délicates de l'essai/erreur que se situe l'une des clés du problème. D'une part le travail par essai/erreur est en contraste avec la culture traditionnelle de l'enseignement et des adultes et l'impact psychologique de l'absence d'auto-efficacité en est amplifié. D'autre part l'appel à l'aide est toujours délicat. En salle des profs appeler un collègue à l'aide c'est risquer son image, sa réputation. A la maison, c'est un peu différent, mais pas si éloigné que cela dans un autre registre : du "tu n'y comprends rien" à "tu fais n'importe quoi" etc.
Site ressource pour le numérique dans l'enseignement sup
Solution libre pour partage de fichier, réseau social et autres logiciels à installer dans une classe même sans connexion internet.
"Comment mettre en place techniquement des activités pédagogiques avec des tablettes tactiles ? Le livre blanc Mobilité (27 pages, en pdf) mis à disposition par l’Académie de Versailles répond concrètement aux questions aux écoles, EPN, lieux culturels, organismes de formation, associations et institutions qui souhaitent mettre en place des activités pour apprendre avec des tablettes."