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prospective
"Affirmer qu’une nouvelle institution éducative succèdera à l’institution scolaire peut paraître excessif. Mais comment nier que l’École ressemble de plus en plus à un vieux meuble hérité que nous gardons par habitude ? Comment ne pas constater sa fragmentation progressive et l’expansion du marché éducatif non scolaire ?
Tel est le diagnostic que défend Bernard Delvaux dans un livre qui servira de base à ce colloque. Il relie ces évolutions au fait que l’idéal d’autonomie de la modernité a été transformé en une quête de liberté de choix toujours plus grande, demandant aux sciences et techniques de rendre le monde toujours plus disponible et exigeant de chacun l’accumulation de capitaux, notamment éducatifs, pour accéder à ces promesses. Tant qu’un tel imaginaire restera dominant, estime-t-il, tout indique que le scénario de dissolution de l’École dans un vaste système éducatif marchandisé deviendra réalité.
Une telle évolution ne répond cependant pas aux critiques fondamentales adressées à notre modèle sociétal. Y répondre implique de mettre en débat la question des finalités éducatives.
Ce colloque a donc comme objectif premier de comprendre les évolutions de fond qui affectent les systèmes scolaires. Et ensuite d’ouvrir la question des (nouvelles) missions éducatives que nous voudrions voir assurées par une (nouvelle) institution éducative commune."
Tel est le diagnostic que défend Bernard Delvaux dans un livre qui servira de base à ce colloque. Il relie ces évolutions au fait que l’idéal d’autonomie de la modernité a été transformé en une quête de liberté de choix toujours plus grande, demandant aux sciences et techniques de rendre le monde toujours plus disponible et exigeant de chacun l’accumulation de capitaux, notamment éducatifs, pour accéder à ces promesses. Tant qu’un tel imaginaire restera dominant, estime-t-il, tout indique que le scénario de dissolution de l’École dans un vaste système éducatif marchandisé deviendra réalité.
Une telle évolution ne répond cependant pas aux critiques fondamentales adressées à notre modèle sociétal. Y répondre implique de mettre en débat la question des finalités éducatives.
Ce colloque a donc comme objectif premier de comprendre les évolutions de fond qui affectent les systèmes scolaires. Et ensuite d’ouvrir la question des (nouvelles) missions éducatives que nous voudrions voir assurées par une (nouvelle) institution éducative commune."
Rapport du CESE
"Dans le domaine « agriculture et environnement », 8 signaux faibles ont été identifiés dont 4 relatifs à l’agriculture (figure ci-dessous) : l’agrivoltaïque, la « plasma agriculture » (traitement des semences au plasma pour améliorer le développement des plantes), la nanoagriculture et les nanofertilisants. La nanoagriculture et l’usage du plasma sont des signaux plus anciens que les deux autres, lesquels présentent une activité de R&D plus intense."
"L’agriculture dans 20 ans, en France… Prédire ce qu’il adviendra peut paraître prétentieux, mais ne pas le tenter serait inconscient. Il nous semble qu’un rapide historique, ainsi qu’un large panorama, permet d’éclairer l’itinéraire que nous avons parcouru et d’identifier des tendances, qu’elles soient anciennes ou émergentes."
"Ce dossier [Agriculture 2040] est un travail collectif et le fruit de longues démarches : des agronomes, souvent anciens chercheurs de INRAE, tentent d’y partager un certain nombre de questions pour, si possible, concilier des points de vue différents. Car lorsqu’on aborde l’agriculture, son avenir, et donc notre alimentation, les enjeux sont complexes et les réactions souvent passionnées. Retour sur quelques points fondamentaux."
"Les Pays-Bas se sont engagés à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre (GES) de 49 % d'ici 2030, par rapport au niveau de 1990. Des chercheurs de l'université de Wageningen ont étudié les impacts potentiels de quatre scénarios de transition de l'agriculture hollandaise en les comparant à un scénario de référence dit « business-as-usual » et à la situation de 2017 (année des données de l'étude). Leurs résultats ont été publiés dans la revue Land Use Policy en mars."
"Si vous deviez écrire un roman où l’école serait idéale, comment la verriez-vous ?
Vivante ! C’est-à-dire, déjà, désincarcérée de la salle de classe, des positions assises, confinées et contrites, des murs. Je la verrais centrée sur l’expression et la liberté des corps dans des espaces ouverts. Articulée avec le dehors autant que possible, liée au vivant, refusant viscéralement que la sécurité soit la valeur princeps des choix d’aménagement. Une école qui valorise le lien et les élaborations de groupe. Qui croit à la créativité intrinsèque de l’enfant que le collège tue littéralement dès la 6e comme il tue la joie d’aller à l’école. Une école qui remette les mains et le cœur au centre et qui enseigne que la tête ne fonctionne bien que dans l’alliage des émotions, des pratiques et de la réflexion. Qui éduque l’attention aux autres, et déjà aux autres non-humains, qui déploie nos facultés de perception hors du technococon où les ados sont piégés. Apprendre est en soi une activité magnifique et autostimulante. Cessons d’en faire une discipline mortifère !"
Vivante ! C’est-à-dire, déjà, désincarcérée de la salle de classe, des positions assises, confinées et contrites, des murs. Je la verrais centrée sur l’expression et la liberté des corps dans des espaces ouverts. Articulée avec le dehors autant que possible, liée au vivant, refusant viscéralement que la sécurité soit la valeur princeps des choix d’aménagement. Une école qui valorise le lien et les élaborations de groupe. Qui croit à la créativité intrinsèque de l’enfant que le collège tue littéralement dès la 6e comme il tue la joie d’aller à l’école. Une école qui remette les mains et le cœur au centre et qui enseigne que la tête ne fonctionne bien que dans l’alliage des émotions, des pratiques et de la réflexion. Qui éduque l’attention aux autres, et déjà aux autres non-humains, qui déploie nos facultés de perception hors du technococon où les ados sont piégés. Apprendre est en soi une activité magnifique et autostimulante. Cessons d’en faire une discipline mortifère !"
Bonne synthèse
"Le résultat est présenté dans des portraits fictifs illustrant les douze profils projetés en 2040 (figure ci-dessous). À cette échéance, l'analyse conclut à une diversité accrue des types d'agriculteurs et des modèles agricoles : certains profils, émergents en 2020, seraient nettement plus présents en 2040, comme par exemple les agriculteurs « urbain », « cellulaire » ou l’« amateur passionné » pour lequel le revenu tiré de l’agriculture n'est pas une préoccupation. À l'inverse, les agriculteurs « intégré », « intensif » ou « patrimonial » (prisonnier d'investissements passés et, dans une situation précaire, reproduisant le modèle antérieur) sont déjà bien établis en 2020 et occuperont toujours une place notable en 2040."
"Tout change s’il s’agit, non pas de maintenir ou d’accélérer la production pour avoir plus à redistribuer et le faire plus équitablement, mais d’assurer le maintien des conditions de subsistance de tous les participants nécessaires à l’habitabilité des humains"
Ilfaut donc reconstituer des classes, non plus en fonction des positions des individus dans le processus de production qui caractérisait les sociétés industrielles, mais selon les territoires dont ils dépendent pour satisfaire leurs besoins vitaux. C’est ceque je nomme les classes géo-sociales, dont l’intérêt est de permettre de faire émerger les conflits de classes nécessaires à l’organisation d’une future ligne politique. Il faut construire une conscience de classe géo-sociale qui permette à chacun de comprendre qu’il entre en lutte contre d’autres classes qui sont en train de bousiller ses conditions d’existence en vivant “hors sol” par leur niveau de consommation de pétrole et de ressources naturelles, la dégradation des écosystèmes qu’implique leur modede vie, etc
Ilfaut donc reconstituer des classes, non plus en fonction des positions des individus dans le processus de production qui caractérisait les sociétés industrielles, mais selon les territoires dont ils dépendent pour satisfaire leurs besoins vitaux. C’est ceque je nomme les classes géo-sociales, dont l’intérêt est de permettre de faire émerger les conflits de classes nécessaires à l’organisation d’une future ligne politique. Il faut construire une conscience de classe géo-sociale qui permette à chacun de comprendre qu’il entre en lutte contre d’autres classes qui sont en train de bousiller ses conditions d’existence en vivant “hors sol” par leur niveau de consommation de pétrole et de ressources naturelles, la dégradation des écosystèmes qu’implique leur modede vie, etc
"While no one can foresee what will happen in the fall, most colleges and universities are thinking through a range of options. These options tend to fall along a continuum, with everything being back to normal on one end and fully remote learning on the other. The former is mostly outside the control of most institutions and the latter an option that many would rather not choose, at least not yet. In between is where it gets complicated.
Here are 15 scenarios for the fall that we think schools will be considering."
Here are 15 scenarios for the fall that we think schools will be considering."
"La réalisation de ce projet impose deux grandes missions à toute institution se voulant éducative. Celle, pour ne pas repartir à chaque fois de zéro, de transmettre le trésor de connaissances et de valeurs progressivement construit par les générations précédentes. Et celle d’armer ceux que l’on éduque pour leur permettre de faire face aux problèmes qu’ils vont affronter. Transmettre, pour armer."
On pourra (peut-être ?) y parvenir en faisant de tout apprentissage des savoirs l’occasion d’une prise de conscience de l’étendue de ce que l’on ignore. Ou encore : en privilégiant l’étude des questions encore sans réponse, plutôt que celle des réponses déjà apportées par la science.
Dans cette recherche de l’enrichissement des pouvoirs des individus, l’éducation devra privilégier les apprentissages durables, et l’ouverture sur une pluralité de champs d’action. Le premier souci oriente vers la construction d’un état d’esprit, et l’apprentissage d’attitudes, de méthodes, de savoir-faire (dont le savoir-penser, primordial). Vers tout ce qui arme durablement.
Le second souci conduit à donner une place importante à l’éducation motrice (EPS), et à l’éducation artistique et culturelle. De nouveaux équilibres sont nécessaires. Toujours en ne visant que l’essentiel !
...
L’éducation d’après devrait avoir pour hantise de faire saisir l’urgence et l’importance de ce questionnement. D’entretenir la « flamme éthique », pour que l’homme ne vive pas sans avoir compris qu’il n’est pas pleinement homme s’il vit sans se soucier de ce qui est bien pour l’homme.
On pourra (peut-être ?) y parvenir en faisant de tout apprentissage des savoirs l’occasion d’une prise de conscience de l’étendue de ce que l’on ignore. Ou encore : en privilégiant l’étude des questions encore sans réponse, plutôt que celle des réponses déjà apportées par la science.
Dans cette recherche de l’enrichissement des pouvoirs des individus, l’éducation devra privilégier les apprentissages durables, et l’ouverture sur une pluralité de champs d’action. Le premier souci oriente vers la construction d’un état d’esprit, et l’apprentissage d’attitudes, de méthodes, de savoir-faire (dont le savoir-penser, primordial). Vers tout ce qui arme durablement.
Le second souci conduit à donner une place importante à l’éducation motrice (EPS), et à l’éducation artistique et culturelle. De nouveaux équilibres sont nécessaires. Toujours en ne visant que l’essentiel !
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L’éducation d’après devrait avoir pour hantise de faire saisir l’urgence et l’importance de ce questionnement. D’entretenir la « flamme éthique », pour que l’homme ne vive pas sans avoir compris qu’il n’est pas pleinement homme s’il vit sans se soucier de ce qui est bien pour l’homme.