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économie
"Dans un article publié en novembre 2023 dans Ecological Economics, des chercheurs étudient le lien entre commercialisation en circuits courts et utilisation de produits phytosanitaires en maraîchage. Les circuits courts, qu’il s’agisse de vente directe ou avec un intermédiaire, suscitent des controverses quant à leurs effets socio-économiques et environnementaux. Si certains y voient le moyen d’une meilleure rémunération des agriculteurs et d’une production plus durable, d’autres considèrent qu’ils ne sont intrinsèquement pas plus performants que les filières longues.
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"L’injonction à innover toujours plus et plus vite est en réalité paradoxale : les innovations passées ont souvent contribué à aggraver les crises écologiques, géopolitiques, sociales et financières que nous connaissons aujourd’hui. Pour comprendre ce paradoxe, ce livre raconte comment s’est formée cette culture de l’innovation, fondée sur la croyance que celle-ci est la condition de progrès économiques, environnementaux ou sociaux, comment cette culture est associée à des valeurs positives telles que la créativité et la liberté d’entreprendre. Ce livre montre que cette vision enchantée est en réalité dangereuse : elle mésestime les faces sombres des innovations qui sont d’autant plus difficiles à repérer qu’elles se manifestent avec retard, au moment où elles sont diffusées à grande échelle.
Comment innover autrement pour éviter ces effets indésirables et contribuer à une société plus soutenable ? Le livre explore deux pistes de réflexion complémentaires : la responsabilisation des innovateurs sur les conséquences à long terme de leurs projets ; les potentiels d’innovations plus sobres fondées sur la transformation des modes de vie, de consommation et de production, compatibles avec les limites planétaires et les besoins des générations futures."
Comment innover autrement pour éviter ces effets indésirables et contribuer à une société plus soutenable ? Le livre explore deux pistes de réflexion complémentaires : la responsabilisation des innovateurs sur les conséquences à long terme de leurs projets ; les potentiels d’innovations plus sobres fondées sur la transformation des modes de vie, de consommation et de production, compatibles avec les limites planétaires et les besoins des générations futures."
"irénisme"
"Dans un monde où ce qui compte n’est évalué que sur l’aspect économique, on aboutit à des aberrations voire à des actions destructives/toxiques pour les humains ou les écosystèmes. Il s’avère donc essentiel de prendre en compte les conséquences de ses actions à court, moyen et long terme."
"Comment évaluer le revenu des agriculteurs ? La question, primordiale, n’est pas aussi simple qu’on le croit. Et comporte un certain nombre d’angles morts qu’il convient de débusquer."
"En dépit de ce consensus au niveau des organisations, notre nouvelle enquête menée auprès de près de 800 chercheurs en politique du Climat du monde entier révèle, elle, un scepticisme généralisé à l’égard de ce concept de croissance verte dans les pays à revenu élevé, avec notamment de plus en plus d’ouvrages affirmant que ce principe n’est ni viable ni souhaitable. Au lieu de cela, d’autres paradigmes post-croissance, dont la « décroissance » et l’« acroissance » ( agrowth en Anglais ) gagnent du terrain."
"Face à la « violence alimentaire » que connaissent un nombre croissant de Français, l’anthropologue Bénédicte Bonzi, le paysan Jean-Claude Balbot, l’économiste Maxime Combes et l’agronome Mathieu Dalmais proposent, dans une tribune au « Monde », la création d’une nouvelle branche de la Sécurité sociale permettant à la fois d’éradiquer la faim, de rendre l’agriculture juste et soutenable et de renforcer la démocratie."
"Les auteurs de cette nouvelle étude recommandent donc aux pays à haut revenu de mettre en place sans tarder une économie « post-croissance ». Plusieurs leviers identifiés dans la littérature scientifique sont détaillés par les chercheurs : mettre en place des stratégies de réduction de la demande de consommation de biens et services, en l’accompagnant d’une réduction des inégalités et d’une « limitation du pouvoir d’achat et de consommation des classes aisées », en instaurant par exemple un salaire maximum ; réduire le gâchis alimentaire ; sortir du modèle de la voiture individuelle privée et développer les alternatives… Les pistes sont pléthoriques.
De manière plus systémique, le bien-être et les moyens de subsistance pourraient être assurés dans une économie post-croissance en réduisant le temps de travail et en le partageant mieux, ou en garantissant un accès universel et abordable au logement et aux services publics de qualité, listent notamment les auteurs."
De manière plus systémique, le bien-être et les moyens de subsistance pourraient être assurés dans une économie post-croissance en réduisant le temps de travail et en le partageant mieux, ou en garantissant un accès universel et abordable au logement et aux services publics de qualité, listent notamment les auteurs."
"« En Bretagne, la face cachée de l’agrobusiness » (1/5). « Le Monde » consacre une série à cette région où ce secteur de l’économie est omnipotent. Forte de 300 témoignages, l’enquête du journaliste Nicolas Legendre explore cet univers hermétique, parfois violent. L’auteur lui consacre aussi un livre très fouillé, « Silence dans les champs », à paraître le 12 avril chez Arthaud. "
"Christian Arnsperger, économiste, est professeur à l’Université de Lausanne. Il interroge les dimensions anthropologiques de la croissance économique et les conditions de possibilité d’une transition écologique"
Solagro : La Face cachée de nos consommations - Quelles surfaces agricoles et forestières importées?
"Cette étude menée par Solagro éclaire la question des importations sous un angle inédit. Elle s’intéresse aux surfaces agricoles et forestières dont nous avons besoin, à l’autre bout de la planète, pour produire nos biens de consommation courante, alimentaires et non-alimentaires et elle présente les impacts induits de l’exploitation de ces surfaces. L’originalité de cette étude consiste à ne plus seulement mesurer les importations en euros et en tonnes mais en surfaces, éclairant les enjeux environnementaux sous un angle nouveau. La France est exportatrice nette de 2,7 millions d’hectares. Néanmoins, ce solde positif cache de nombreux flux d’imports et d’exports : "La face cachée de nos consommations". En effet, la France reste très dépendante de l’étranger. Les produits que nous importons (soja, cacao, café, viandes, huile de palme, coton, fruits et légumes, bois...) nécessitent une surface de 14 millions d’hectares hors de nos frontières soit 25% de la surface de la France. Pour la plupart, ces productions génèrent de fortes pressions environnementales : déforestation, assèchement des nappes, usage massif de pesticides... Cette brochure illustrée décrit 7 des principaux produits d’importation et leurs conséquences. Elle présente les raisons pour lesquelles notre système n’est plus durable et décrit les leviers qui peuvent être mobilisés pour réduire notre empreinte importée : sobriété, efficience, relocalisation, substitution, équité."
"Il émerge un hiatus entre un commerce équitable, devenu l’apanage de catégories sociales aisées et/ou diplômées, et l’idée d’universalité d’accès à une alimentation de qualité choisie. Le commerce équitable peut-il relever ce défi ? Saura-t-il conserver encore sa pertinence pour participer demain à bâtir une véritable démocratie alimentaire ?"
"Depuis 50 ans, l’écologie est à l’ordre du jour des politiques publiques. Pour quels résultats ? Chacun aspire désormais, aussi bien à droite qu’à gauche, à « changer de modèle ». Mais les meilleures intentions suffisent-elles ? Or, pour la première fois depuis Marx, un livre, Durer, propose une approche globale du système productif et décrit les outils nécessaires à sa transformation.
Il importe certes que notre développement soit durable et respecte les générations futures. Encore faut-il que les hommes soient en mesure de construire la durée à travers leurs modes mêmes de production !
Sous le couvert du temps, les principaux facteurs de production, le capital, le travail, la technique s’en trouvent profondément transformés : pour durer, le capital devient le patrimoine, le travail se consacre à la maintenance, en même temps que la technique nous sert d’enveloppe protectrice. L’économie accède désormais à sa dimension morale et politique la plus haute et la plus digne, loin des idéologies dominantes de l’innovation, de la disruption et de la destruction créatrice."
Il importe certes que notre développement soit durable et respecte les générations futures. Encore faut-il que les hommes soient en mesure de construire la durée à travers leurs modes mêmes de production !
Sous le couvert du temps, les principaux facteurs de production, le capital, le travail, la technique s’en trouvent profondément transformés : pour durer, le capital devient le patrimoine, le travail se consacre à la maintenance, en même temps que la technique nous sert d’enveloppe protectrice. L’économie accède désormais à sa dimension morale et politique la plus haute et la plus digne, loin des idéologies dominantes de l’innovation, de la disruption et de la destruction créatrice."