14888 shaares
Face à Einstein et à ses successeurs inévitables, plusieurs pistes émergent dans le débat académique.
La première, et peut-être la plus efficace à court terme, est le retrait des écrans dans certains cours. Kirschenbaum note que les collègues qui ont fait ce choix témoignent d'une réaction positive des étudiants : « Ils comprennent le raisonnement. Ils apprécient l'opportunité d'être libérés des téléphones et des écrans pour se concentrer et engager un dialogue significatif avec d'autres personnes. » Mais cette solution ne peut être universelle — elle exclut précisément les étudiants en formation à distance dont Mills défend les intérêts.
La deuxième piste, préconisée par des enseignants comme Nicholas DiMaggio, doctorant à la Booth School of Business de l'Université de Chicago, est de repenser radicalement la conception des cours pour s'appuyer sur des formats que les agents IA ne peuvent pas facilement imiter : examens oraux, travaux en présentiel, évaluations par étapes avec « points de contrôle » obligatoires nécessitant une preuve d'identité et d'engagement humain. L'analogie avec la cybersécurité de Mills prend ici tout son sens : il faut concevoir des systèmes résilients plutôt que de tenter de bloquer chaque outil au fil de son émergence.
La troisième piste — la plus ambitieuse — serait une réforme de fond du rapport de l'enseignement supérieur à la valeur intrinsèque de l'apprentissage. Canvas et ses équivalents n'ont pas répondu aux demandes de commentaires des journalistes à ce sujet. Ce silence est lui-même éloquent : les plateformes EdTech ont construit leur modèle économique sur la marchandisation du contenu éducatif, et ont peu d'incitations à remettre en question ce modèle.
La première, et peut-être la plus efficace à court terme, est le retrait des écrans dans certains cours. Kirschenbaum note que les collègues qui ont fait ce choix témoignent d'une réaction positive des étudiants : « Ils comprennent le raisonnement. Ils apprécient l'opportunité d'être libérés des téléphones et des écrans pour se concentrer et engager un dialogue significatif avec d'autres personnes. » Mais cette solution ne peut être universelle — elle exclut précisément les étudiants en formation à distance dont Mills défend les intérêts.
La deuxième piste, préconisée par des enseignants comme Nicholas DiMaggio, doctorant à la Booth School of Business de l'Université de Chicago, est de repenser radicalement la conception des cours pour s'appuyer sur des formats que les agents IA ne peuvent pas facilement imiter : examens oraux, travaux en présentiel, évaluations par étapes avec « points de contrôle » obligatoires nécessitant une preuve d'identité et d'engagement humain. L'analogie avec la cybersécurité de Mills prend ici tout son sens : il faut concevoir des systèmes résilients plutôt que de tenter de bloquer chaque outil au fil de son émergence.
La troisième piste — la plus ambitieuse — serait une réforme de fond du rapport de l'enseignement supérieur à la valeur intrinsèque de l'apprentissage. Canvas et ses équivalents n'ont pas répondu aux demandes de commentaires des journalistes à ce sujet. Ce silence est lui-même éloquent : les plateformes EdTech ont construit leur modèle économique sur la marchandisation du contenu éducatif, et ont peu d'incitations à remettre en question ce modèle.
« A l’école, on nous parle d’agriculture raisonnée, mais quand on rentre chez nous, on nous dit qu’il faut faire du rendement » : l’enseignement agricole à l’épreuve du modèle productiviste
Donner directement la parole aux agriculteurs ne permet pas seulement de nuancer le récit dominant : cela met en lumière la profondeur du malaise. Au-delà des normes ou des aides, beaucoup expriment un sentiment de déclassement, de perte de sens et d’absence de perspectives pour les générations futures.
Comment mettre en place une nouvelle forme d'éducation, l'éducation verte, afin de faire face aux défis environnementaux de notre époque ? La France, l'Europe et le monde ne semblent pas encore en prendre pleinement le chemin.
Pourtant, dans ce monde désordonné, des initiatives d'éducation verte émergent à l'échelle locale, nationale et internationale. Comment les rendre audibles ? Comment permettre à toutes et tous de participer à une réflexion et une action majeure pour nos sociétés ?
Cet ouvrage part du constat de crise de notre école et de notre système éducatif pour examiner les perspectives possibles. À partir d'exemples concrets, l'auteur propose une réflexion synthétique et une mise en perspective qui démontre que l'éducation verte n'est pas une utopie.
En définissant l'éducation verte comme l'éducation de demain, il ne s'agit pas d'une simple affirmation, mais d'une analyse globale nécessaire sur les modalités, les finalités et le rôle de l'éducation et de la pédagogie dans nos sociétés.
Faire de l'éducation verte un véritable projet de société, fondé sur l'idée d'un nouveau contrat social et écologique, est bien l'affaire de toutes et tous.
Pourtant, dans ce monde désordonné, des initiatives d'éducation verte émergent à l'échelle locale, nationale et internationale. Comment les rendre audibles ? Comment permettre à toutes et tous de participer à une réflexion et une action majeure pour nos sociétés ?
Cet ouvrage part du constat de crise de notre école et de notre système éducatif pour examiner les perspectives possibles. À partir d'exemples concrets, l'auteur propose une réflexion synthétique et une mise en perspective qui démontre que l'éducation verte n'est pas une utopie.
En définissant l'éducation verte comme l'éducation de demain, il ne s'agit pas d'une simple affirmation, mais d'une analyse globale nécessaire sur les modalités, les finalités et le rôle de l'éducation et de la pédagogie dans nos sociétés.
Faire de l'éducation verte un véritable projet de société, fondé sur l'idée d'un nouveau contrat social et écologique, est bien l'affaire de toutes et tous.
Testé ça fonctionne bien
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Depuis quelques années, lorsque je dois acheter un équipement électroménager ou même une voiture, j’insiste auprès du vendeur pour avoir une solution qui fonctionne sans connexion permanente et ne nécessite pas d’app sur smartphone.
La réaction est toujours la même : « Ah ? Vous avez du mal avec la technologie ? »
Oui, j’ai du mal. Et pourtant j’ai publié mon premier livre sur l’informatique en 2005. Et pourtant, j’enseigne depuis 10 ans dans le département informatique de l’École Polytechnique de Louvain.
La réaction est toujours la même : « Ah ? Vous avez du mal avec la technologie ? »
Oui, j’ai du mal. Et pourtant j’ai publié mon premier livre sur l’informatique en 2005. Et pourtant, j’enseigne depuis 10 ans dans le département informatique de l’École Polytechnique de Louvain.
Avec le modèle actuel, plus l’agriculture est productive, plus elle a des coûts cachés importants : émissions de gaz à effets de serre ; pollutions massives par les nitrates, pesticides, antibiotiques ; effondrement de la biodiversité dû à ces pollutions et à la destruction des haies. De fait, l’agriculture française est bien loin d’être « la plus propre du monde ».
Sur la définition des termes en agriculture
En faisant plus de place aux femmes en agriculture, quel modèle promeut-on ?
Face à l’urgence démographique et aux départs massifs à la retraite, les femmes peuvent représenter l’avenir de l’agriculture. Aujourd’hui, 60 % des personnes qui veulent s’installer ne sont pas issues du milieu agricole. Et parmi ces 60 %, environ un tiers sont des femmes. Il faut qu’elles arrivent à mieux s’installer.
Par ailleurs, la majorité de ces femmes s’installent sur des modèles agricoles plus durables, agroécologiques, ou en bio. Or ces modèles, et c’est scientifiquement prouvé, sont beaucoup plus résilients face aux crises. Je ne parle pas que de crise climatique, mais aussi économique. C’est le fil rouge de mon livre : les femmes ont la possibilité de changer le visage de l’agriculture.
Face à l’urgence démographique et aux départs massifs à la retraite, les femmes peuvent représenter l’avenir de l’agriculture. Aujourd’hui, 60 % des personnes qui veulent s’installer ne sont pas issues du milieu agricole. Et parmi ces 60 %, environ un tiers sont des femmes. Il faut qu’elles arrivent à mieux s’installer.
Par ailleurs, la majorité de ces femmes s’installent sur des modèles agricoles plus durables, agroécologiques, ou en bio. Or ces modèles, et c’est scientifiquement prouvé, sont beaucoup plus résilients face aux crises. Je ne parle pas que de crise climatique, mais aussi économique. C’est le fil rouge de mon livre : les femmes ont la possibilité de changer le visage de l’agriculture.
Notre campagne Gênant ? Surtout violent s’appuie sur l’étude « (Cyber)violences de genre chez les 11-18 ans : victimations sexistes, sexuelles et LGBTphobes dans des collèges et lycées franciliens »
La séparation « nature » et « culture » structure les champs de savoir et d’action depuis plusieurs siècles, essentialisant une vision anthropocentrée de la « nature ».
Cette segmentation atteint ses limites, en particulier dans le contexte d’urgence lié aux crises environnementales et sociales, et de nouvelles approches méta- disciplinaires se développent et proposent d’aborder autrement les interactions homme – nature / société – environnement.
À destination des scientifiques, des doctorants et des étudiants, ce cycle de conférences, organisé depuis 2022, propose de croiser le regard de spécialistes d’une part des sciences humaines et sociales et d’autre part de l’écologie (sensu lato) et environnement autour de questions environnementales majeures.
Conférence disponible en ligne
Cette segmentation atteint ses limites, en particulier dans le contexte d’urgence lié aux crises environnementales et sociales, et de nouvelles approches méta- disciplinaires se développent et proposent d’aborder autrement les interactions homme – nature / société – environnement.
À destination des scientifiques, des doctorants et des étudiants, ce cycle de conférences, organisé depuis 2022, propose de croiser le regard de spécialistes d’une part des sciences humaines et sociales et d’autre part de l’écologie (sensu lato) et environnement autour de questions environnementales majeures.
Conférence disponible en ligne
Pour le secteur agricole plus spécifiquement, lorsque les surfaces irriguées, les types de cultures ou les modèles de production sont incompatibles avec les capacités de la ressource, les auteurs soulignent que les gains incrémentaux d’efficacité sont insuffisants (des effets rebonds peuvent d’ailleurs aggraver la situation). L’évolution des systèmes de production, progressive et soutenue par les pouvoirs publics, devient une nécessité. Dans ces zones, ils recommandent également de diversifier les revenus, hors secteur agricole, et plus largement de coordonner la nécessaire « réforme de l’eau » avec les politiques commerciales et de sécurité alimentaire.
Les scénarios ont été synthétisés selon quatre « archétypes » (figure), qui éclairent les vulnérabilités de chaque territoire et les effets à long terme des trajectoires de développement.
Un article accepté pour publication en décembre 2025, dans le Journal of the Association of Environmental and Resource Economics, montre que l’exposition prénatale au glyphosate, à travers la consommation d’eau contaminée par cet herbicide, aux États-Unis, augmente la mortalité néonatale dans les sept jours qui suivent la naissance.