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La santé commune n’est pas un simple complément apporté à la multitude d’initiatives globales (des objectifs du développement durable du rapport Brundtland de 1987 aux accords de Paris sur le climat de 2015). Précisons ici que la santé commune n’est pas la « santé globale » (Global Health) qui se focalise sur la santé humaine, physique et mentale, pour toutes les populations du monde, dans un contexte global, sans intégrer la santé sociale ou celle des écosystèmes. La santé commune n’est pas non plus l’idée d’une même approche de santé pour les humains et les animaux (One Health), évitant certaines interdépendances plus larges avec la santé sociale et la santé des milieux naturels. Elle se démarque de la santé planétaire (Planetary Health, qui est celle de la civilisation humaine face à l’état des systèmes naturels dont elle dépend) en assumant son ancrage territorial.
Voir le lien vers la méthode de questionnement
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france cul : Dans son nouveau livre, l'anthropologue Charles Stépanoff montre comment notre rapport au vivant influe sur nos modes d’organisation sociale et politique. En quoi cette vision moins occidentalo-centrée permet-elle de revisiter notre conception de l’écologie politique ?
Dans cette perspective, l’éthique du care constitue une éthique relationnelle. Il s’agit d’une philosophie morale issue de la pensée théorique féministe, développée en psychologie puis en philosophie (Gilligan, 1982). L’éthique du care valorise des caractéristiques morales telles que l’attention à autrui, la sollicitude, et le souci des autres. Pour cette éthique, les êtres humains sont réceptifs aux concepts de vulnérabilité, d’interdépendance et d’attention (Tronto, 1993 ; Wood, 1994). D’après Joan Tronto (1993) le care, en tant qu’activité générique qui entreprend ce que nous faisons pour maintenir, perpétuer et réparer notre monde, peut être traduit par les termes soin et sollicitude2. Le care est une disposition qui se complète par des actions concrètes de prise en charge du soin, impliquant d’être responsable face aux besoins des autres (Tronto, 1993). En cela, il se définit comme une série d’expériences ou d’activités, un travail réel, dans des contextes d’attention portée à des situations de vulnérabilité (Molinier et al., 2009).
10Si elle a souvent été mobilisée pour étudier les relations entre humains, l’éthique du care peut aussi être utilisée pour caractériser des types de relations des individus à la nature
10Si elle a souvent été mobilisée pour étudier les relations entre humains, l’éthique du care peut aussi être utilisée pour caractériser des types de relations des individus à la nature
“Ressentir le vivant ? -Ancrage expérientiel, expérience de la chair du monde et intimité au vivant”
Résumé de la thèse :
Cette thèse vise à mettre à l’épreuve une hypothèse : une des sources de la crise écologique actuelle est à chercher dans une perte de sensibilité à l’égard du vivant, corrélée à un appauvrissement du lien à notre expérience intime, corporelle, à ce qui en nous vibre et vit (“famine expérientielle”). Ce déficit de liens avec ce/ceux qui nous entoure(nt) mènerait à un rapport utilitariste à la vie humaine et non-humaine, ce qui engendrerait la surconsommation actuelle et l’épuisement de la biosphère.
Pour tester cette hypothèse, nous proposons d’utiliser une approche originale issue des sciences cognitives, la “science de l’expérience vécue”. Il s’agit d’une démarche de description fine et rigoureuse de la dimension pré-réfléchie de l’expérience, qui nous aide à mieux comprendre les aspects enfouis du vécu humain : comment nous vient une idée ? Que vivons-nous lorsque nous rencontrons une nouvelle personne ? Pourquoi la marche est-elle propice à la pensée? En utilisant notamment des entretiens approfondis (“micro-phénoménologiques”), nous étudierons les liens entre sensibilité à l’expérience vécue et engagement dans des actions écologiques.
Résumé de la thèse :
Cette thèse vise à mettre à l’épreuve une hypothèse : une des sources de la crise écologique actuelle est à chercher dans une perte de sensibilité à l’égard du vivant, corrélée à un appauvrissement du lien à notre expérience intime, corporelle, à ce qui en nous vibre et vit (“famine expérientielle”). Ce déficit de liens avec ce/ceux qui nous entoure(nt) mènerait à un rapport utilitariste à la vie humaine et non-humaine, ce qui engendrerait la surconsommation actuelle et l’épuisement de la biosphère.
Pour tester cette hypothèse, nous proposons d’utiliser une approche originale issue des sciences cognitives, la “science de l’expérience vécue”. Il s’agit d’une démarche de description fine et rigoureuse de la dimension pré-réfléchie de l’expérience, qui nous aide à mieux comprendre les aspects enfouis du vécu humain : comment nous vient une idée ? Que vivons-nous lorsque nous rencontrons une nouvelle personne ? Pourquoi la marche est-elle propice à la pensée? En utilisant notamment des entretiens approfondis (“micro-phénoménologiques”), nous étudierons les liens entre sensibilité à l’expérience vécue et engagement dans des actions écologiques.
Le texte se compose de trois parties écrites chacune par un auteur. Chacun a sa propre filiation théorique [3], mais tous pensent largement à partir des travaux de Bruno Latour en disant dépasser sa réflexion pour y intégrer le non-humain technique. Ils proposent une contre-enquête (qui s’intéresse aux mondes qui se ferment et aux communs négatifs) et une contre-théorie de l’acteur-réseau (pour décrire les infrastructures en train de s’effondrer et les mondes en train de se défaire). Le capitalisme est un héritage à fermer correctement : il s’agit d’avoir avec lui un rapport pragmatique car il reste nécessaire pour la subsistance de millions de personnes, tout en étant sans concession avec lui sur le plan cosmologique et politique.
Notre culture éducative du « dedans » – de la crèche à l’université –, en France, assortie de la préparation continue de l’étape suivante, serait-elle en train d’évoluer ? En laissant une place au dehors et à ses expériences, fondatrices, du temps présent ? Assiste-t-on à l’arrêt de l’asphaltisation, plastification, uniformisation des espaces extérieurs ? De la sous-occupation des « jardins » de crèche, souvent limités aux beaux jours pour les bébés et, pour les autres, aux moments « creux » ou de « surchauffe » ? De la réduction progressive de leurs parcelles vertes, de l’abandon des petits coins jardinés ? Des cours traditionnelles d’écoles, reconnaissables entre toutes avec leurs pauses quotidiennes ritualisées, où les enfants les plus jeunes ou venus d’ailleurs ne trouvent pas toujours leur place, où parfois on se blesse : effet « cocotte-minute » de la discipline des corps en classe ou conséquence de la plate affordance du sol auquel les enfants ne prêtent plus attention ? Dans ces hauts lieux de socialisation enfantine, où des adultes non formés à l’éducation à l’extérieur sont, à tour de rôle, chargés de surveillance, de vision panoptique, d’autres pratiques professionnelles se dessinent-elles ?
C’est le vœu des coauteurs qui démontrent l’intérêt de repenser des espaces, des temps, des dispositifs et des pratiques institutionnelles pour autoriser et soutenir les liens que les enfants entretiennent dès le plus jeune âge avec le monde naturel.
C’est le vœu des coauteurs qui démontrent l’intérêt de repenser des espaces, des temps, des dispositifs et des pratiques institutionnelles pour autoriser et soutenir les liens que les enfants entretiennent dès le plus jeune âge avec le monde naturel.
"L’école d’été « Soi-même comme la Terre » s’adresse aux enseignants, chercheurs, formateurs, praticiens, étudiants et à toute personne intéressée par les questions socio-écologiques, désireux de se familiariser avec des contenus théoriques et pratiques qui développent nos qualités d’attention et de considération envers le vivant et génèrent des actions favorisant un soin de soi, des autres (humains et autres qu’humains) et de la Terre."
"Dans Éconarration, qui paraît le 16 février aux éditions bordelaises Le Bord de l'eau, Angela Biancofiore et Clément Barniaudy reviennent sur l'expérience Des ateliers d’écriture pour transformer notre relation au vivant, fondée sur l'éthique du care"
"Cette 5ème édition sera également l’occasion d’asseoir la dimension résolument citoyenne et pédagogique de notre projet, par le renforcement des nouveaux formats participatifs et le déploiement de l’Université du vivant, dont la première promotion fut un véritable enchantement."
"Le REEB soutient les pratiques en extérieur pour accompagner les enfants dans le développement de leur rapport à la nature. La brochure "Aujourd’hui, on fait l’école dehors" est un guide à destination des parents curieux ou frileux sur le principe de faire classe dehors. Explications du déroulé des séances, conseils pratiques, retours d’expériences... ce document vise à donner les clefs de compréhension et de soutien aux parents dont les enfants sont amenés à pratiquer la classe dehors dans le cadre scolaire.
En tant que professionnels de l’éducation à l’environnement, n’hésitez pas à relayer et diffuser cette brochure auprès des équipes pédagogiques, des collectivités et des parents d’élèves."
En tant que professionnels de l’éducation à l’environnement, n’hésitez pas à relayer et diffuser cette brochure auprès des équipes pédagogiques, des collectivités et des parents d’élèves."
"L’éducation environnementale est donc aussi une éducation politique (Reigota, 2004), car elle vise à préparer les individus à la citoyenneté et à d’autres relations avec eux-mêmes et avec le monde. Il s’agit d’une éducation basée sur la recherche d’une éthique et d’une autogestion des relations sociales et en lien avec la nature, un contenu de formation souvent oublié et qui peut être abordé par les approches transdisciplinaires et transversales dans les pratiques éducatives."