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Au fil de cinq ateliers organisés en 2026, après une initiation à la notion de Robustesse, les éco-délégué·es du lycée Charles Gide ont passé le territoire à l’épreuve de la robustesse : comment anticiper les changements à venir, s’y préparer et imaginer des futurs désirables face aux défis écologiques, économiques, démocratiques et sociaux ?
De cette exploration sont nés des « rapports d’étonnement » sous forme de chroniques sonores, réalisés en partenariat avec Radio Fuze. À travers leurs récits, questionnements et perceptions du territoire, les adolescent•es donnent à entendre leurs inquiétudes, leurs espoirs et leurs visions de l’avenir.
De cette exploration sont nés des « rapports d’étonnement » sous forme de chroniques sonores, réalisés en partenariat avec Radio Fuze. À travers leurs récits, questionnements et perceptions du territoire, les adolescent•es donnent à entendre leurs inquiétudes, leurs espoirs et leurs visions de l’avenir.
« On s’attend des jeunes, selon les participant.es, ce qu’ils soient aptes à identifier la mésinformation et la désinformation dans des environnements informationnels saturés, protéger leur propre vie privée contre une extraction de données constante et largement invisible, autoréguler leur engagement avec des systèmes d’IA délibérément conçus pour créer une dépendance chez les utilisateurs, et naviguer sur des plateformes dont le fonctionnement interne demeure délibérément opaque. »
Les personnes adolescentes sont lucides et inquiètes face aux enjeux des changements climatiques. Afin de les soutenir, une stratégie est de créer des occasions de mise en action et de les accompagner.
Ainsi, l’enjeu central de ce numéro 157 d’Édurevue est de lever le voile sur le paradoxe de la scolarité des jeunes ruraux·ales : à résultats scolaires équivalents, pourquoi leurs trajectoires diffèrent-elles de celles des jeunes urbain·es ? Comment le territoire façonne-t-il en partie les choix d’orientation et les parcours dans l’enseignement secondaire puis supérieur ? Pour apporter des éléments de réponse, l’Édurevue se décline en trois parties. La première propose de comprendre comment les catégorisations des jeunesses et élèves ruraux·ales se sont construites à travers des travaux scientifiques et institutionnels. La partie suivante analyse les facteurs qui président aux choix d’orientation des élèves ruraux·ales au cours de l’enseignement secondaire. Enfin, la dernière partie croise deux entrées pour rendre compte de leurs parcours dans le supérieur : la dimension structurelle de l’offre de formation selon les territoires, et les variables sociales et de genre qui pèsent sur les choix d’orientation après le baccalauréat.
le débat autour de l’interdiction des réseaux sociaux a contribué à détourner l’attention des enjeux démocratiques que soulève le modèle économique des plateformes dominantes.
Quels sont les risques de l’interdiction ?
Les risques sont multiples, et ils sont bien documentés. Le premier est celui de l’inefficacité : une interdiction sans accompagnement produit des usages cachés, non régulés, souvent plus problématiques. Le deuxième est celui de l’injustice sociale. Tous les adolescents ne disposent pas des mêmes ressources, y compris familiales, pour comprendre, discuter, négocier les usages numériques. Interdire sans éduquer, c’est accentuer, en conscience, ces écarts.
Il y a aussi un risque de disqualification symbolique de la jeunesse. En construisant les adolescents comme incapables de discernement, on renforce une vision déficitaire de leurs pratiques, alors que les recherches montrent au contraire leur capacité à développer des stratégies, des normes, des formes de réflexivité. Cela nuit à leur sentiment de légitimité et à leur engagement scolaire, mais plus largement aussi au vivre-ensemble.
Les risques sont multiples, et ils sont bien documentés. Le premier est celui de l’inefficacité : une interdiction sans accompagnement produit des usages cachés, non régulés, souvent plus problématiques. Le deuxième est celui de l’injustice sociale. Tous les adolescents ne disposent pas des mêmes ressources, y compris familiales, pour comprendre, discuter, négocier les usages numériques. Interdire sans éduquer, c’est accentuer, en conscience, ces écarts.
Il y a aussi un risque de disqualification symbolique de la jeunesse. En construisant les adolescents comme incapables de discernement, on renforce une vision déficitaire de leurs pratiques, alors que les recherches montrent au contraire leur capacité à développer des stratégies, des normes, des formes de réflexivité. Cela nuit à leur sentiment de légitimité et à leur engagement scolaire, mais plus largement aussi au vivre-ensemble.
Le bien-être mental des 11–24 ans est un enjeu majeur de santé publique. Pour mieux le comprendre et mieux le soutenir, le projet Mentalo mobilise chercheurs, institutions et partenaires autour d’une même mission : faire avancer la recherche grâce à la participation active des jeunes.
Cet épisode sera consacré à la présentation du projet Mentalo et aux premiers résultats de l’enquête. Il sera surtout l’occasion de rappeler l’importance de la mobilisation et de la promotion de l’étude, afin que toujours plus de jeunes y participent et fassent entendre leur voix.
Enfin, cet épisode permettra de découvrir Mental+, une application gratuite de prévention développée avec et pour les jeunes qui leur permet de faire le point sur leur bien-être mental (Savoir où ils en sont ; identifier leurs forces et leurs points de vulnérabilité ; trouver des ressources pour se renforcer ou restaurer si besoin).
Cet épisode sera consacré à la présentation du projet Mentalo et aux premiers résultats de l’enquête. Il sera surtout l’occasion de rappeler l’importance de la mobilisation et de la promotion de l’étude, afin que toujours plus de jeunes y participent et fassent entendre leur voix.
Enfin, cet épisode permettra de découvrir Mental+, une application gratuite de prévention développée avec et pour les jeunes qui leur permet de faire le point sur leur bien-être mental (Savoir où ils en sont ; identifier leurs forces et leurs points de vulnérabilité ; trouver des ressources pour se renforcer ou restaurer si besoin).
Qu’est-ce qu’être jeune dans un quartier populaire ? À quelle expérience sociale, urbaine, familiale, à quelles visions de sa place dans la société et dans le territoire cela renvoie-t-il ? Telles sont les questions qui ont guidé la recherche participative conduite dans dix villes ou quartiers de l’Île-de-France. Avec un objectif : ne pas laisser les autres parler, mais choisir nos mots, les mots pour en débattre.
L’adolescence est souvent envisagée comme un moment de crise et de desserrage des liens familiaux. Une recherche sur les 12-19 ans en France montre, au contraire, la manière dont l’alimentation des adolescents garde la marque des transmissions familiales, grâce notamment à la diversité des engagements corporels. Dans leurs discours et pratiques, les adolescents se réfèrent souvent au corps des autres membres de la famille, mais ce corps est pluriel et se construit comme un pliage de différentes dimensions : le discours sur l’hérédité des goûts et des morphologies, la mimésis, le partage d’un environnement sensible, la transmission de techniques du corps et d’objets, des affects revécus par les souvenirs d’enfance. Ces différentes manières d’être en lien avec le corps des autres multiplient les possibilités d’identification au sein de la parenté et permettent aux adolescents de se réapproprier la culture alimentaire familiale.
La seule décision raisonnable et rationnelle pour protéger les mineurs (mais pas uniquement) c’est que la responsabilité des plateformes soit engagée sur leur statut désormais clair d’éditeur de l’ensemble des contenus qu’elle agrègent et organisent éditorialement et que le recours à la mention d’hébergeur ne soit plus la règle mais l’exception.
À partir d’une enquête ethnographique qui étudie les cultures juvéniles urbaines en Suisse, cet article analyse les manières dont la médiatisation numérique modifie les conventions de mise en visibilité de soi entre pairs et, par extension, les modalités d’appropriation des espaces urbains. Partant du constat que les espaces présentiels et numériques sont interconnectés, mais non identiques, il montre que la médiatisation profonde du monde social complexifie les codes sociaux de mise en visibilité de soi, en tenant compte de la double audience possible – en présentiel et en ligne.
Les réseaux sociaux tels qu’ils sont conçus aujourd’hui exploitent, de fait, les besoins propres à l’adolescence en matière d’interactions et comparaisons sociales, de sensations et prise de risques, ainsi que de recherche de reconnaissance de leurs pairs.
« L’adolescence est une période sensible dans le développement et la construction de l’identité individuelle et sociale. Les adolescents ont moins de capacités de régulation émotionnelle et comportementale que les adultes, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux effets délétères des réseaux sociaux » expliquent les experts.
« L’adolescence est une période sensible dans le développement et la construction de l’identité individuelle et sociale. Les adolescents ont moins de capacités de régulation émotionnelle et comportementale que les adultes, ce qui les rend particulièrement vulnérables aux effets délétères des réseaux sociaux » expliquent les experts.