Quotidien Shaarli
June 25, 2026
Dans le cadre de sa communication lors du festival Philosophia (mai 2026) diffusée sur Philosophies TV Sophie Nordmann explore en vulgarisant son propos le caractère « vertigineux » de l'intelligence artificielle concurrençant l’intelligence humaine, en s'appuyant sur une triple analogie de Jean Baudrillard : de même que le XIXe siècle a externalisé les fonctions du corps « laissé en friche » vers les machines, le XXIe siècle externalise et « mécanise » celles du cerveau devenu superfétatoire. S'écartant de la crainte d'une simple atrophie cérébrale, la philosophe mobilise le Gorgias de Platon pour affirmer que l'IA ne délaisse pas notre intelligence, mais la « flatte » insidieusement à la manière d'un cuisinier plutôt que de la soigner comme un médecin. Ce passage du soin à la flatterie, voire à la flagornerie, visible dans les fils de conversations de réseautage social et les réponses complaisantes ou obséquieuses des modèles de langage, transforme l'intelligence en un objet de consommation immédiate, favorisant ainsi le populisme et la démagogie au détriment de la « santé » intellectuelle collective.
Nos travaux suggèrent qu’aucune pratique isolée ne constitue une solution miracle. Les leviers les plus efficaces semblent plutôt résider dans la diversification des cultures, l’usage régulier des couverts végétaux, l’allongement des rotations, l’intégration de légumineuses fixatrices d’azote et de plantes pérennes, ou encore l’agroforesterie.
La transition vers des systèmes de productions agricoles agroécologiques demandera donc probablement moins d’interdictions catégoriques que de combinaisons de pratiques stratégiquement mobilisées, innovantes et adaptées aux contextes locaux.
La transition vers des systèmes de productions agricoles agroécologiques demandera donc probablement moins d’interdictions catégoriques que de combinaisons de pratiques stratégiquement mobilisées, innovantes et adaptées aux contextes locaux.