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histoire
Quelles archives, quels récits, quelles modalités de mise en débat pour une épistémologie historique de l’Anthropocène? Nourri de travaux d’histoire environnementale, des sciences et des techniques et d’une approche interdisciplinaire de la crise des temporalités, cet essai explore ensuite les thèmes majeurs de l’Anthropocène: le rôle ambivalent des technosciences et de l’innovation; la remise en cause de l’entre-prise de rationalisation du monde héritée des Lumières; la redistribution des rôles entre humains, non-humains et objets hybrides de toutes sortes, en révolte plus ou moins ouverte contre la “civilisation technique”; les enjeux du réencastrement de l’activité économique touchant aux ressources naturelles dans un ordre socio-écosystémique habitable et souhaitable.
Mettre en histoire l’Anthropocène, ce n’est pas le clore mais, au contraire, s’efforcer de le déverrouiller.
Mettre en histoire l’Anthropocène, ce n’est pas le clore mais, au contraire, s’efforcer de le déverrouiller.
Calculating Empires is a large-scale research visualization exploring how technical and social structures co-evolved over five centuries. The aim is to view the contemporary period in a longer trajectory of ideas, devices, infrastructures, and systems of power. It traces technological patterns of colonialism, militarization, automation, and enclosure since 1500 to show how these forces still subjugate and how they might be unwound. By tracking these imperial pathways, Calculating Empires offers a means of seeing our technological present in a deeper historical context. And by investigating how past empires have calculated, we can see how they created the conditions of empire today.
Qu’est-ce que les empires et le colonial font aux environnements qu’ils rencontrent, conquièrent puis gouvernent ? En répondant à cette question, l’histoire environnementale permet de renouveler la compréhension des territoires impériaux car partout, étudier la nature, c’est étudier le pouvoir.
Ce livre rend accessible en français des textes pionniers de cette histoire encore trop méconnue. Les auteurs réunis ici montrent comment le rapport des sociétés colonisées à leur environnement a été bouleversé par l’irruption coloniale, mais aussi comment la prédation est toujours contrariée. L’implantation du thé dans le nord de l’Inde, l’introduction du figuier de Barbarie à Madagascar, la création de réserves de chasse dans l’actuelle Tanzanie, les transformations des forêts au Vietnam ou la construction d’un barrage au Mozambique suscitent une renégociation permanente des rapports de force sur le terrain : des résistances quotidiennes feutrées jusqu’aux révoltes ouvertes.
L’histoire environnementale des empires est bien en cela une histoire sociale. Elle éclaire également notre présent. Car, aujourd’hui encore, les paysages portent la trace indélébile de l’occupation coloniale et des luttes sociales qui s’y sont déroulées pour l’accès, le contrôle et le gouvernement de la nature.
Ce livre rend accessible en français des textes pionniers de cette histoire encore trop méconnue. Les auteurs réunis ici montrent comment le rapport des sociétés colonisées à leur environnement a été bouleversé par l’irruption coloniale, mais aussi comment la prédation est toujours contrariée. L’implantation du thé dans le nord de l’Inde, l’introduction du figuier de Barbarie à Madagascar, la création de réserves de chasse dans l’actuelle Tanzanie, les transformations des forêts au Vietnam ou la construction d’un barrage au Mozambique suscitent une renégociation permanente des rapports de force sur le terrain : des résistances quotidiennes feutrées jusqu’aux révoltes ouvertes.
L’histoire environnementale des empires est bien en cela une histoire sociale. Elle éclaire également notre présent. Car, aujourd’hui encore, les paysages portent la trace indélébile de l’occupation coloniale et des luttes sociales qui s’y sont déroulées pour l’accès, le contrôle et le gouvernement de la nature.
Le siècle des Lumières est aujourd’hui une référence incontournable des discours publics dès lors qu’il s’agit d’évoquer le vivre ensemble et les valeurs de la République. Cela fait de son enseignement un exercice tout à la fois difficile et nécessaire. Car pour entendre l’esprit de Voltaire et de Rousseau, il importe de le replacer dans la complexité de son époque, et la recherche en histoire peut fournir des appuis pour trouver la juste distance.
Partant, pour penser cette transformation en considérant l’alimentation dans
toutes ses dimensions, cet ouvrage tisse « une écologie de l’alimentation », qui per-
met de mieux répondre aux enjeux de durabilité des systèmes alimentaires. L’analogie
que nous faisons entre alimentation et écologie s’ancre dans le double registre de
cette dernière : une science des relations (entre les différents éléments de la bio-
sphère) et un engagement politique (l’écologie politique). L’alimentation considérée
comme un vecteur de relations et comme un vecteur d’engagements dans la société
constitue donc le propos de notre ouvrage
toutes ses dimensions, cet ouvrage tisse « une écologie de l’alimentation », qui per-
met de mieux répondre aux enjeux de durabilité des systèmes alimentaires. L’analogie
que nous faisons entre alimentation et écologie s’ancre dans le double registre de
cette dernière : une science des relations (entre les différents éléments de la bio-
sphère) et un engagement politique (l’écologie politique). L’alimentation considérée
comme un vecteur de relations et comme un vecteur d’engagements dans la société
constitue donc le propos de notre ouvrage
"Entre 1789 et 1914, quelles grandes évolutions touchent le monde rural et le métamorphosent ? Pourquoi peut-on dire que le XIXe siècle est le grand siècle agricole ? Comment l'industrialisation transforme-t-elle le monde des campagnes ?"
"Depuis des siècles, nous nous racontons sur les origines des sociétés humaines et des inégalités sociales une histoire très simple. Pendant l’essentiel de leur existence sur terre, les êtres humains auraient vécu au sein de petits clans de chasseurs-cueilleurs. Puis l’agriculture aurait fait son entrée, et avec elle la propriété privée. Enfin seraient nées les villes, marquant l’apparition non seulement de la civilisation, mais aussi des guerres, de la bureaucratie, du patriarcat et de l’esclavage.
Ce récit pose un gros problème : il est faux.
David Graeber et David Wengrow se sont donné pour objectif de « jeter les bases d’une nouvelle histoire du monde ». Le temps d’un voyage fascinant, ils nous invitent à nous débarrasser de notre carcan conceptuel et à tenter de comprendre quelles sociétés nos ancêtres cherchaient à créer.
Foisonnant d’érudition, s’appuyant sur des recherches novatrices, leur ouvrage dévoile un passé humain infiniment plus intéressant que ne le suggèrent les lectures conventionnelles. Il élargit surtout nos horizons dans le présent, en montrant qu’il est toujours possible de réinventer nos libertés et nos modes d’organisation sociale.
Un livre monumental d’une extraordinaire portée intellectuelle dont vous ne sortirez pas indemne et qui bouleversera à jamais votre perception de l’histoire humaine."
Ce récit pose un gros problème : il est faux.
David Graeber et David Wengrow se sont donné pour objectif de « jeter les bases d’une nouvelle histoire du monde ». Le temps d’un voyage fascinant, ils nous invitent à nous débarrasser de notre carcan conceptuel et à tenter de comprendre quelles sociétés nos ancêtres cherchaient à créer.
Foisonnant d’érudition, s’appuyant sur des recherches novatrices, leur ouvrage dévoile un passé humain infiniment plus intéressant que ne le suggèrent les lectures conventionnelles. Il élargit surtout nos horizons dans le présent, en montrant qu’il est toujours possible de réinventer nos libertés et nos modes d’organisation sociale.
Un livre monumental d’une extraordinaire portée intellectuelle dont vous ne sortirez pas indemne et qui bouleversera à jamais votre perception de l’histoire humaine."
"Bertrand Boyer est colonel dans l’armée de terre. Depuis plusieurs années, il s’intéresse à l’aspect cyber de la guerre, il a écrit plusieurs livres, dont le dernier est Guerilla 2.0 publié aux éditions de l’Ecole de guerre. Ce qui m’intéresse chez lui, c’est qu’il est posé, qu’il est dialectique et qu’il aime plonger dans l’Histoire."
Historique
"À la charnière des années 1960 et 1970, la France engage une politique ambitieuse de « modernisation » du secteur de la transformation alimentaire. Le ministère de l’Agriculture entreprend de faire basculer l’essentiel de la production alimentaire dans le monde de l’industrie de masse et, à grand renfort de connaissances scientifiques, d’aligner la conception des aliments sur les normes de la production industrielle. La recherche agronomique publique, sous les traits de l’Inra, jusque-là principalementt centrée sur la productivité agricole va, non sans mal, se positionner dans ce basculement à grande échelle. "
"À la charnière des années 1960 et 1970, la France engage une politique ambitieuse de « modernisation » du secteur de la transformation alimentaire. Le ministère de l’Agriculture entreprend de faire basculer l’essentiel de la production alimentaire dans le monde de l’industrie de masse et, à grand renfort de connaissances scientifiques, d’aligner la conception des aliments sur les normes de la production industrielle. La recherche agronomique publique, sous les traits de l’Inra, jusque-là principalementt centrée sur la productivité agricole va, non sans mal, se positionner dans ce basculement à grande échelle. "
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