14897 shaares
2 résultats
taggé
domination
La plupart des recherches sur le genre s’intéressent à la reproduction des rapports de domination. Dans une démarche complémentaire, les travaux de Laurence Bachmann, inscrits dans une sociologie dispositionnelle de la transformation, portent sur la manière dont certaines personnes cherchent à modifier leurs façons de croire, de penser, de sentir ou d’agir afin de s’éloigner d’injonctions de genre.
Qu’est-ce qui incite des individus à entreprendre un tel travail sur soi ? Quelles personnes, quelles instances ou quels outils soutiennent cette transformation ? Et quelles en sont les limites ?
Cette Rencontre revient d’abord sur sa démarche originale, avant d’aborder ses recherches sur le « devenir féministe » des femmes, les trajectoires de déconstruction d’hommes et les outils d’introspection. Elle se conclut par une discussion sur la réception et la portée de ces analyses comme ressources, à la fois individuelles et institutionnelles, pour passer des rapports de domination à de la coopération.
Qu’est-ce qui incite des individus à entreprendre un tel travail sur soi ? Quelles personnes, quelles instances ou quels outils soutiennent cette transformation ? Et quelles en sont les limites ?
Cette Rencontre revient d’abord sur sa démarche originale, avant d’aborder ses recherches sur le « devenir féministe » des femmes, les trajectoires de déconstruction d’hommes et les outils d’introspection. Elle se conclut par une discussion sur la réception et la portée de ces analyses comme ressources, à la fois individuelles et institutionnelles, pour passer des rapports de domination à de la coopération.
Pourquoi un ouvrage sur l’emprise ? Ce phénomène, qui établit entre les humains une relation de dominant à dominé, touche préférentiellement des personnes peu armées pour s’en défendre, et en particulier les enfants. Cet ouvrage explore les différentes formes que peut prendre la relation d’emprise et les moyens de renforcer la capacité d’y résister. Celle-ci ne s’improvise pas et demande à être éduquée, et si possible dès l’enfance.
Daniel Favre montre qu’elle passe par une reconnection avec soi-même à l’aide des Compétences psychosociales (CPS) auxquelles les enseignants devraient être formés pour y former à leur tour leurs élèves. Il partage avec Anne Leraille la préoccupation que ces CPS soient à portée véritablement émancipatrice tandis que Marie Tamarelle-Verhaeghe déplore que la vie scolaire, par le contrôle qu’elle exerce sur les élèves, encourage plutôt la déresponsabilisation, qui fait le lit de la soumission aux emprises. Maridjo Graner et Daniel Favre s’intéressent aux motivations, tant des dominants que des dominés, et reconnaissent l’importance de savoir les reconnaître en soi pour reprendre sa liberté de penser, « s’autoréguler » et user d’esprit critique par rapport aux influences extérieures, comme celle dont s’inquiète Danièle Epstein, celle de l’emprise sur l’esprit des jeunes d’une idéologie individualiste et consummériste qui imprègne la société tout entière. François Soulard montre que la dépendance peut aussi s’installer dans les rapports d’État à État avec des conséquences au niveau éducatif. Nadine Gaudin et son équipe ainsi que Brigitte Liatard détaillent, chacune selon son expérience, la façon dont l’éducation permet aux jeunes de savoir s’affirmer sans chercher à dominer ni se soumettre, tandis que Bruno Robbes souligne le rôle d’une autorité qui soit éducative et non elle-même une emprise ou un refus de toute intervention.
Dans leur diversité, qui reflète la complexité de ce sujet, les chapitres développent chacun un point de vue et des arguments qui ne font pas forcément consensus. Ils restent ouverts à la critique argumentée, dans un esprit d’objectivité qui définit l’esprit scientifique.
L’ouvrage se termine par 9 propositions à expérimenter et par une urgence : repérer et neutraliser les injonctions paradoxales qui traversent notre société et inévitablement son École. En nous affaiblissant, elles nous rendent vulnérables aux emprises.
Daniel Favre montre qu’elle passe par une reconnection avec soi-même à l’aide des Compétences psychosociales (CPS) auxquelles les enseignants devraient être formés pour y former à leur tour leurs élèves. Il partage avec Anne Leraille la préoccupation que ces CPS soient à portée véritablement émancipatrice tandis que Marie Tamarelle-Verhaeghe déplore que la vie scolaire, par le contrôle qu’elle exerce sur les élèves, encourage plutôt la déresponsabilisation, qui fait le lit de la soumission aux emprises. Maridjo Graner et Daniel Favre s’intéressent aux motivations, tant des dominants que des dominés, et reconnaissent l’importance de savoir les reconnaître en soi pour reprendre sa liberté de penser, « s’autoréguler » et user d’esprit critique par rapport aux influences extérieures, comme celle dont s’inquiète Danièle Epstein, celle de l’emprise sur l’esprit des jeunes d’une idéologie individualiste et consummériste qui imprègne la société tout entière. François Soulard montre que la dépendance peut aussi s’installer dans les rapports d’État à État avec des conséquences au niveau éducatif. Nadine Gaudin et son équipe ainsi que Brigitte Liatard détaillent, chacune selon son expérience, la façon dont l’éducation permet aux jeunes de savoir s’affirmer sans chercher à dominer ni se soumettre, tandis que Bruno Robbes souligne le rôle d’une autorité qui soit éducative et non elle-même une emprise ou un refus de toute intervention.
Dans leur diversité, qui reflète la complexité de ce sujet, les chapitres développent chacun un point de vue et des arguments qui ne font pas forcément consensus. Ils restent ouverts à la critique argumentée, dans un esprit d’objectivité qui définit l’esprit scientifique.
L’ouvrage se termine par 9 propositions à expérimenter et par une urgence : repérer et neutraliser les injonctions paradoxales qui traversent notre société et inévitablement son École. En nous affaiblissant, elles nous rendent vulnérables aux emprises.