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alimentation
Sensibiliser à l'alimentation durable par un atelier ludique d'intelligence collective
Évolution des lieux collectifs de restauration face aux enjeux alimentaires, sanitaires et écologiques
Ce numéro d’Édurevue1 met en évi-
dence trois constats convergents : les campagnes de sensibili-
sation classiques produisent des effets limités (Cartron et Fichet,
2023) ; les normes du « bien manger » font l’objet d’une récep-
tion socialement différenciée, susceptible de renforcer involon-
tairement les inégalités existantes (Régnier et Masullo, 2009) ;
les approches fondées sur le sensible et l’expérience présentent
des résultats encourageants, mais restent souvent tributaires de
l’engagement des actrices et acteurs locaux.
dence trois constats convergents : les campagnes de sensibili-
sation classiques produisent des effets limités (Cartron et Fichet,
2023) ; les normes du « bien manger » font l’objet d’une récep-
tion socialement différenciée, susceptible de renforcer involon-
tairement les inégalités existantes (Régnier et Masullo, 2009) ;
les approches fondées sur le sensible et l’expérience présentent
des résultats encourageants, mais restent souvent tributaires de
l’engagement des actrices et acteurs locaux.
Car les marges se font de manière très inégale avec ce qu'on appelle une péréquation entre les produits.
Certes les différences s'expliquent parfois par la nature même de ce qui est vendu. Il y a plus de dépenses de personnel pour la boulangerie et la boucherie que pour les yaourts. Mais ce qui pose problème, c'est surtout que la guerre des prix n'a en réalité pas lieu partout et surtout pas sur tous les produits. Or ceux où les marges sont les moins grandes, les produits d'appel pour attirer les consommateurs, sont les plus gras, sucrés, salés, transformés. Ce sont les aliments fabriqués et vendus en masse. C'est tout l'inverse pour les fruits et légumes, et plus encore le bio, où les marges sont bien plus importantes.
Certes les différences s'expliquent parfois par la nature même de ce qui est vendu. Il y a plus de dépenses de personnel pour la boulangerie et la boucherie que pour les yaourts. Mais ce qui pose problème, c'est surtout que la guerre des prix n'a en réalité pas lieu partout et surtout pas sur tous les produits. Or ceux où les marges sont les moins grandes, les produits d'appel pour attirer les consommateurs, sont les plus gras, sucrés, salés, transformés. Ce sont les aliments fabriqués et vendus en masse. C'est tout l'inverse pour les fruits et légumes, et plus encore le bio, où les marges sont bien plus importantes.
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Nourrir est définitivement un acte politique. C’est la thèse que défend la philosophe Joëlle Zask dans cet essai tout juste publié Donner à manger, politique d’un geste ordinaire, aux éditions Premier Parallèle. Chaque biberon donné, chaque plateau de cantine, chaque rayon de supermarché est le résultat de choix collectifs qui engagent des rapports de pouvoir, des hiérarchies sociales, des conceptions de la liberté et de la dignité. Philosopher sur la nourriture, c’est philosopher sur la démocratie elle-même.
ouvrage
Nous, chefs, restaurateurs et cuisiniers, sommes les premiers ambassadeurs des produits bruts et de qualité. Notre métier n’est pas de simplement transformer les aliments : il commence par le choix rigoureux d’un ingrédient, en accord avec les valeurs de goût et de durabilité que nous souhaitons transmettre dans l’assiette. Notre engagement est d’offrir une cuisine saine et savoureuse. Pour cuisiner en conscience, nous devons savoir ce que nous achetons, et pour cela, nous avons besoin d’un cadre réglementaire protecteur.
Cet ouvrage s’intéresse aux approches scientifiques permettant de comprendre l’évolution des conduites alimentaires. Les auteurs soutiennent que, pour appréhender les phénomènes complexes et multifactoriels qui régissent les choix et pratiques alimentaires, il est nécessaire de développer de nouvelles méthodes de recherche combinant plusieurs champs disciplinaires. L’ouvrage est divisé en quatre parties qui traitent : des concepts et démarches des différentes disciplines, des travaux de recherche associés, des exemples d’études interdisciplinaires, et des liens avec les enjeux sociétaux actuels.
L’adolescence est souvent envisagée comme un moment de crise et de desserrage des liens familiaux. Une recherche sur les 12-19 ans en France montre, au contraire, la manière dont l’alimentation des adolescents garde la marque des transmissions familiales, grâce notamment à la diversité des engagements corporels. Dans leurs discours et pratiques, les adolescents se réfèrent souvent au corps des autres membres de la famille, mais ce corps est pluriel et se construit comme un pliage de différentes dimensions : le discours sur l’hérédité des goûts et des morphologies, la mimésis, le partage d’un environnement sensible, la transmission de techniques du corps et d’objets, des affects revécus par les souvenirs d’enfance. Ces différentes manières d’être en lien avec le corps des autres multiplient les possibilités d’identification au sein de la parenté et permettent aux adolescents de se réapproprier la culture alimentaire familiale.