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alimentation
Projet sur le territoire de Montpellier autour de nouvelles approches et gouvernance des transitions alimentaires.
En réflexion depuis les années 2010, les expérimentations s’inspirant de la Sécurité sociale de l’alimentation ont été multipliées depuis 2021. Dans ce contexte, l’ADEME, la Banque des territoires, la Fondation Carasso et la Fondation de France ont mandaté l’association Let’s Food et le bureau d’études Vertigo Lab pour réaliser un bilan national.
Conférence dans le cadre du stage Egalim Accolaade
Inspirée de la Sécurité sociale de l’alimentation, une caisse alimentaire a été expérimentée à Montpellier, afin de lutter contre les inégalités en matière d’alimentation et de promouvoir la durabilité des systèmes alimentaires. Elle a fait l’objet d’une évaluation dont le rapport a été mis en ligne en juin 2025. La caisse alimentaire commune de Montpellier est financée par des fonds publics, auxquels s’ajoutent les cotisations des membres de l’association, en proportion de leur revenu. Chaque adhérent volontaire reçoit ensuite l’équivalent de 100 €/mois, versés sous forme de monnaie locale complémentaire à dépenser dans des commerces conventionnés (figure). L’évaluation suggère que l’accès à l’alimentation a été sensiblement accru, la part des participants se déclarant en situation de précarité alimentaire quantitative étant passée de 11 à 5 % au cours de l’expérimentation. Cependant, les auteurs notent que les prix élevés pratiqués dans certains lieux conventionnés peuvent constituer une forme de « violence symbolique » pour les participants les plus précaires, qui constatent qu’une large gamme de produits leur reste inaccessibles en dépit de l’aide dont ils bénéficient.
Un article publié dans Food Policy (août 2025) analyse la « sécurité alimentaire » selon six dimensions. Complétant les quatre piliers classiques (disponibilité, accès, utilisation, stabilité), cette nouvelle approche intègre « l’agentivité » et la « durabilité ».
Un rapport de l’UNICEF, paru en septembre 2025, examine la manière dont les « environnements alimentaires » (éléments extérieurs qui conditionnent les achats) influencent les régimes alimentaires des enfants et des adolescents, et contribuent à la hausse du surpoids et de l’obésité dans tous les pays du monde. Il insiste en particulier sur l’influence des industries agroalimentaires dans le processus.
La transformation de nos pratiques alimentaires vers une alimentation plus durable est un enjeu social, mais il est lié à des phénomènes de représentations culturelles complexes. Il n’y a pas de « Français moyen » quand on parle du contenu de l’assiette, mais des habitudes et des pratiques différentes selon les groupes sociaux. L’Iddri mène des travaux approfondis sur cette question encore émergente. Quels sont donc les rapports des différents groupes sociaux avec ces pratiques alimentaires ? Quels leviers publics et privés peuvent les faire évoluer ? Clémence Nasr répond aux questions de Sophie Larmoyer.
« Fait social total », l’alimentation, nous l’avons dit, constitue un moyen essentiel (pour ne pas dire fondamental, si nous nous laissions aller à un peu de chauvinisme thématique…) de construction de nos différentes relations dans le monde (partie 1). Nos relations à nous-même d’abord, tant le corps nourri soulève des questions de santé, d’émotions, de plaisirs et de construction de nos identités : de l’affirmation du « soi » par l’alimentation. Nos relations aux autres ensuite (nos compagnons, ou copains) à travers la convivialité (ou non d’ailleurs) des repas partagés, la transmission des règles de table et des savoir-faire culinaires, le métissage des cultures alimentaires, les échanges économiques entre acteurs des systèmes alimentaires, etc. Partager un repas est un moyen de se relier aux autres : manger la même chair noue des relations communes, puisque incorporer l’aliment du collectif c’est, symboliquement, s’incorporer soi-même dans le collectif. Puis nos relations spirituelles aux mondes invisibles, dans lesquels l’alimentation joue un rôle clé à travers des offrandes par exemple. Et, enfin, nos relations à la biosphère, avec les autres vivants non humains, les mondes animal et végétal, mais aussi avec tout l’univers microbien, qui à la fois nous compose (le microbiote intestinal) et joue un rôle dans la transformation et la conservation de nos aliments (la fermentation par exemple).
Que dit exactement la science ? Dans cet épisode du podcast « L’Heure du Monde », Stéphane Foucart, journaliste au service Planète du Monde, décortique les principales études scientifiques interrogeant les effets d’une alimentation issue de l’agriculture biologique sur la santé.
Comment expliquer cette exception française ? Les URPS-ML rappellent que « cette contamination est très largement imputée à l’épandage d’engrais phosphatés contenant trop de cadmium ». « La teneur en cadmium dans les engrais français est très nettement plus élevée que la moyenne européenne, de l’ordre d’un ratio de 1,76 »