14897 shaares
133 résultats
taggé
politique
"Ce qui est en jeu, ce n’est pas d’améliorer, grâce à la participation des citoyens, le fonctionnement des institutions représentatives, mais d’imaginer de nouvelles formes d’engagement des citoyens dans l’action collective. C’est l’expérience partagée de l’action, bien plus que la confrontation des opinions, qui nourrit utilement la délibération et la décision."
"Bienvenue dans le déterminisme technologique : à l’instar de Marx qui faisait du développement des moyens de production (et de leurs rapports) le moteur de l’Histoire, les « disrupteurs » voient dans la technologie la locomotive qui tirerait la société tout entière vers un futur plus clément. En cela, la disruption répond à la théorie de la « destruction créatrice », émise par l’économiste Joseph Schumpeter (1883-1950). Celui-ci affirme que l’unique moteur de la croissance économique est l’innovation, cet « ouragan perpétuel » assurant le renouvellement vertueux du système capitaliste. Cet édifice idéologique disqualifie toute critique : après tout, ne dit-on pas du progrès qu’on « ne l’arrête pas » ? Suivant cette logique, la démocratie – notre capacité à décider collectivement de notre avenir – ne peut donc pas être le moteur de l’Histoire. Tout au plus est-elle appelée à corriger les « excès » et les « effets pervers » de l’innovation."
Cette note a pour objet de faire un diagnostic completde la manière dont l’écologie a été traitée dans les échéances électorales de 2017, en s’appuyant sur toutes les données disponibles (enquêtes, sondages, analyse des programmes,
des débats télévisés, des résultats) et des auditions avec les principaux intervenants ou leurs représentants
des débats télévisés, des résultats) et des auditions avec les principaux intervenants ou leurs représentants
"Loos-en-Gohelle c’est un peu la star des territoires qui renouvellent l’action publique. La ville a été désignée par l’ADEME « démonstrateur de la conduite du changement vers une ville durable« . Rien de tel que de feuilleter la présentation ci-dessous pour vous familiariser avec l’approche."
" Ces dispositifs participatifs visent à l’augmentation du nombre, de la variété et de la parité des individus qui prennent part au gouvernement commun de la ville, étendant et enrichissant du même coup les zones, formes et périodes dans lesquelles ils se produisent et aidant ainsi à l’amélioration de l’intelligence collective (Levy, 1997), capable de se confronter à la complexité de la vie urbaine contemporaine. La technopolitique doit pallier les nombreuses limites de ce qui a été appelé la « démocratie numérique » (Hindman, 2008) en commençant par se libérer elle-même des récits « techno-centrés » et « techno-optimistes » autour de la participation aidée par le numérique."
Invité pour prochain moustic ?
Invité pour prochain moustic ?
Tous les systèmes caractérisent les plus démunis comme personne à risques. Tous ces systèmes rendent chacun de leur mouvement plus visible et renforcent la surveillance dont ils sont l’objet. Ils visent plus à « manager les pauvres qu’à éradiquer la pauvreté ». Enfin, ces systèmes suscitent très peu de discussion sur leurs réels impacts et leur efficacité. Or, ils font naître des « environnements aux droits faibles », où la transparence et la responsabilité politique semblent absentes.
"« Les ingénieurs qui construisent ces outils attirent notre attention sur les biais qui impactent leurs systèmes. Indirectement, ils font retomber leurs responsabilités sur la société, sans voir que le racisme et le comportement de classe des élites sont « mathwashés » (blanchis par les mathématiques, comme les pratiques de Greenwashing, c’est-à-dire qui se donnent une image de responsabilité par les mathématiques – NDT)"
Le problème, souligne encore la chercheuse, est que ces systèmes se développent. Les systèmes prédictifs se déploient : dans la justice, la police, les services sociaux, scolaires… Les bases de données deviennent la matrice du fonctionnement de nos sociétés.
"« Les ingénieurs qui construisent ces outils attirent notre attention sur les biais qui impactent leurs systèmes. Indirectement, ils font retomber leurs responsabilités sur la société, sans voir que le racisme et le comportement de classe des élites sont « mathwashés » (blanchis par les mathématiques, comme les pratiques de Greenwashing, c’est-à-dire qui se donnent une image de responsabilité par les mathématiques – NDT)"
Le problème, souligne encore la chercheuse, est que ces systèmes se développent. Les systèmes prédictifs se déploient : dans la justice, la police, les services sociaux, scolaires… Les bases de données deviennent la matrice du fonctionnement de nos sociétés.
"Le risque d’une Gouvernance par les nombres, soulignait le juriste Alain Supiot dans son ouvrage éponyme, est que la régulation par la donnée transforme la politique en simple fonctionnement, que les mesures et les critères de performances qu’elle produit devienne le critère de la gouvernance. Le risque que cela induit est que le système produise sa propre optimisation depuis des critères retenus sans grand contrôle démocratique et sans séparation des pouvoirs entre le système et la régulation qu’elle produit. Le calcul devient autoréférentiel, produisant à la fois des indicateurs, la mesure et son but."
"Le numérique" (pour autant que cela existe) n'est pas une "technologie", c'est un méta-discours et un univers social qui depuis presque 30 ans (le web a été inventé en 1989) avance et bouleverse nos vies au quotidien sans qu'aucun projet ou discours politique ne l'accompagne autrement que sur les aspects technologiques qui sont précisément la plus mauvaise manière d'en saisir l'essence et le potentiel de transformation."
"Partant d’une expérience d’élu local, je présente dans ce texte quelques exemples de communs qui ont émergé dans une politique publique du numérique s’appuyant sur une dynamique contributive. Ces communs locaux permettent d’éclairer des facteurs facilitant du mouvement des communs immatériels. Avec le souci d’une attention particulière portée aux individus, du « faire avec », du « pouvoir d’agir », ces communs immatériels rejoignent d’autres dynamiques locales tels les jardins partagés, la fabrication libre. Je tenterai d’expliquer le lien étroit entre coopération et communs et l’apport de la formation aux pratiques collaboratives dans le développement de communs portés par des réseaux locaux coopératifs. À un moment où nos sociétés en crise doivent trouver les chemins des transitions écologique, numérique, du travail et citoyenne, les communs locaux sont-ils un sens partagé susceptible de favoriser une transformation vers une société plus solidaire qui ouvre une place à chacun et chacune ?"
"Ce carnet présente, propose, partage les réflexions et lectures d'un travail de thèse en cours en anthropologie politique, dont le questionnement initial concernait l'informatique au quotidien dans l'exercice de la fonction parlementaire"
"Bilan et force de propositions, cet ouvrage éclaire la question de la gouvernance des territoires par une lecture dynamique du rôle des Proximités. Nous avons mis en commun nos réflexions et nos expériences de terrain, avec la conviction que cette approche permet de comprendre les processus de gouvernance et de baliser des pistes pour l’action locale, fondées sur l’échange et la concertation, de nouvelles formes d’organisation, des dispositifs de gestion des conflits, des structures de gouvernance…
Ce livre répond à deux nécessités : opérationnaliser les analyses des Proximités, aux fondements théoriques reconnus mais dont les prolongements concrets sont explorés ici, et fournir des points de repère pour ceux qui pilotent les territoires et participent de manière active à leur développement."
Ce livre répond à deux nécessités : opérationnaliser les analyses des Proximités, aux fondements théoriques reconnus mais dont les prolongements concrets sont explorés ici, et fournir des points de repère pour ceux qui pilotent les territoires et participent de manière active à leur développement."
"Le Groupement d'intérêt scientifique (GIS) "Participation du public, décision, démocratie participative", auquel participent plusieurs équipes de l'Inra, tiendra son 1er congrès en octobre 2011. Le GIS a pour objet de développer la recherche sur la participation du public aux processus décisionnels et la démocratie participative, en permettant notamment la coordination, l’échange et la mutualisation des travaux de différents laboratoires associés."